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L'Union va déposer le bilan, la LFH à 9 équipes
L'Union va déposer le bilan, la LFH à 9 équipes
4 Novembre 2015 | France > LFH

Le club girondin, dans une situation financière impossible, va déposer le bilan, à moins d'un miracle avant l'assemblée générale de jeudi matin. La LFH va se finir à 9 équipes, la N1 devrait disparaître aussi.

L'histoire s'arrête donc là. Deux saisons, un titre de champion d'Europe (même si ce n'était "que" la Challenge Cup, le quatrième niveau européen), un été rocambolesque, une demi-saison de plus, et patatras. Samedi, à Besançon, l'Union Bègles-Bordeaux-Mios-Biganos, née de la réunion de Mios-Biganos et du CA Béglais, va disputer le dernier match de son existence, grâce à un dernier coup de main des actionnaires qui devraient accepter un ultime effort pour financer le déplacement. A savoir si les joueuses trouveront la motivation (voir l'interview de Maëva Guillerme). Une décision définitive devrait intervenir jeudi matin. Ensuite, ce sera fini.

Lors de la réunion de mercredi, où tous les acteurs (fédération française, ligue d'Aquitaine, comité de Gironde, maires, actionnaires, président du club, ...) étaient présents, la FFHB a présenté une situation comptable sans équivoque. Moins 350.000 euros environ à l'heure actuelle, une prévision à -500.000/-600.000 euros en fin de saison, des salaires impayés, des procédures en cours... "Une situation insolvable, un tribunal de commerce ne peut prononcer autre chose qu'une cessation d'activité, indique Didier Bizord, président du comité de Gironde. A moins qu'un mécène vienne avec un gros chèque..." Impensable au pays où les Girondins de Bordeaux Handball ont connu pareille mésaventure. Le club indique pour sa part que "plusieurs institutions, à l'image de la ville de Bordeaux ou de la région Aquitaine, ont refusé notre plan de sauvetage". Trop lourd, peut-être. Pas l'envie, surtout, alors que le président Bernard Coly a admis, devant les élus, qu'il avait utilisé de fausses conventions l'été dernier devant la CNCG.

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Concrètement, donc, les joueuses professionnelles seront libres sitôt que le dépôt de bilan sera effectif, et pourront s'engager avec un autre club en France ou à l'étranger. Quid de la N1? Puisque la SAS (société par actions simplifiée) "Union" n'existera plus, ce sera Mios-Biganos ou Bègles qui devra reprendre le flambeau, sachant que la première association dispose déjà d'une équipe en N2 et Bègles en N3. Le club béglais pourrait tenter le coup. Sinon, les filles du centre de formation seront libres, elles aussi.

Enfin, la fédération a sanctionné le club girondin pour non-respect du moratoire et présentation de faux-documents. Là-encore, Mios-Biganos ou le CA Bègles (l'association qui le souhaitera) pourra repartir de Nationale 1.

Voilà donc une triste nouvelle de plus pour le handball féminin, et pour le petit ballon rond en général. La LFH, elle, va se terminer à 9, et aucune équipe ne descendra en fin de saison. Le passage à 12 équipes en 2015/2016 est lui aussi très incertain. En théorie, Brest, Chambray et Celles-sur-Belle monteront, à condition de présenter de respecter le cahier des charges exigé par la LFH. Et les Celloises ne voudraient pas se précipiter et monter après une seule saison en D2, alors que le club, en obtenant le statut VAP, pensait surtout poursuivre sa structuration. On pourrait donc très bien avoir un Championnat à 11 équipes.

L'interview...

Maëva Guillerme : "On avait ici une vraie famille"

Solidaires, surtout dans les moments difficiles. Dire que le groupe de filles que Manu Mayonnade coachait depuis le début de saison était une grande bande de copines, comme l'an dernier déjà, est une réalité. La journée, les Girondines l'ont passée ensemble, avant de terminer par une gaufre party. Ce futur dépôt de bilan, toutes s'y attendaient depuis que nous avons divulgué les chiffres, il y a deux semaines. Le deuil est fait. Alors l'utilité de jouer à Besançon samedi, qui plus est devant les caméras de télé, leur semble bien moindre...

Vous pourriez jouer votre dernier match ensemble samedi, ça vous fait quoi?
C'est compliqué, ça fait déjà deux matchs qu'on se dit que c'est notre dernière. Le premier, face à Nice, on le joue à l'envie, l'orgueil. Le deuxième, il y avait déjà de la décompression, même si on fait comme si de rien n'était. Là, est-ce qu'on veut vraiment aller à Besançon? On est en pleine décompression physique, il pourrait y avoir des risques de blessure, en plus c'est un déplacement...

Les dernières semaines ont été difficiles...
On a reçu un vrai coup de massue quand on a vu les chiffres, une bonne partie d'entre nous a connu un dépôt de bilan, donc on a vite compris. Ensuite, on a pris des petits coups de marteau, jour après jour.

Quel est le sentiment qui domine?
Celui d'un énorme gâchis. Ce qui nous arrive est arrivé à d'autres, et aujourd'hui il reste peu de clubs familiaux, même si c'est normal, que le handball se professionnalise. Historiquement, Mios a toujours eu du mal financièrement mais s'en sortait toujours. On avait ici une vraie famille, on était un groupe de copines, avec un coach top qui avait construit une équipe de filles qui revenaient de blessures et revanchardes. C'est horrible, et je crois que personne ne souhaitait notre mort.

Et maintenant, vous allez chercher un nouveau club?
Voilà, le réseau fonctionne plutôt bien car on se connait toutes plus ou moins dans les équipes, on sait qu'il y a quelques blessures en D2 ou en D1. On attend d'abord le dépôt de bilan, car on reste salarié de l'Union et on ne peut pas faire grand chose. Mais pendant la trêve, on va chercher. Quelque part, ça tombe au bon moment.

© Pierre Menjot
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