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LNH: Statu quo en tête, Nîmes étonne, Tremblay tâtonne
LNH: Statu quo en tête, Nîmes étonne, Tremblay tâtonne
10 Décembre 2015 | France > LSL

Le classement de la LNH ne bouge pas après cette 13ème journée marquant la fin de la phase aller. En attendant le Nantes-PSG de ce jeudi, aucune équipe du Top 5 n'a failli. Les Nîmois se maintiennent à la table des grands grâce à un nouveau succès à Tremblay qui reste à la traîne, tout comme Ivry et Chartres.

par Yves MICHEL

De deux choses l’une. Soit c’est Nîmes qui est irrésistible en ce moment, soit c’est Tremblay qui est bien mal en point avec un dernier succès à domicile qui remonte au 23… septembre ! Alors on pourra toujours souligner que l’absence de Ternel (blessé avant le match) est préjudiciable, que l’exclusion définitive dès la 11ème minute du gardien Liszkai qui sort de sa zone et va au contact, l’est aussi mais cela n’explique pas la faillite collective qui mine l’ensemble francilien. Si encore une fois "Dugi" Bojinovic a rajouté sept buts à son compteur personnel, le Serbe ne peut pas compenser les maladresses de ses partenaires. Le manque de confiance se rajoutant à la pauvreté du jeu proposé, le bilan est catastrophique. En face, c’est exactement le contraire. A Nîmes, on joue avec la "banane", le ballon circule bien, la défense est en place et le gardien s’amuse comme un joker du roi. Avec 38% de réussite et en l’absence de Yassine Idrissi, Rémi Desbonnet a survolé les débats (17 arrêts). En fait, Tremblay n’a résisté qu’une vingtaine de minutes (14-15) avant de perdre ses moyens. Le Polonais Podsiadlo (notre photo de tête - 10 buts) et un Benjamin Gallego (7/7) dont nous aurons l’occasion de reparler d’ici la fin de semaine n’ont pas raté les occasions qui leur étaient offertes pour donner à la victoire de leur équipe (28-37) des allures de sévère correction.

Tranquille comme… Chambéry. Le Phare reste une forteresse où excepté Montpellier, tous les visiteurs se cassent les dents. Aix n’a pratiquement pas existé dans une rencontre dominée de la tête et des épaules par les Savoyards qui ont pris les commandes d’entrée (4-1 dès la 5ème) pour ne plus les lâcher et même accentuer leur avance (28-20 à la 51ème). Le sursaut d’orgueil des Aixois dans les dix dernières minutes n’a pas servi à grand-chose (31-28). Mention spéciale à Melvynn Richardson qui réalise un excellent 7/7. « Je suis satisfait des 50 premières minutes de la rencontre, analysait Ivica Obrvan, le coach du CSH. Lors des 10 dernières minutes, nous avons joué sans concentration. C’était un match très important mais il faut continuer de travailler pour faire un bon dernier match face à Toulouse! »

Neutralisation parfaite en tête du championnat, en attendant surtout la rencontre de ce jeudi opposant Nantes au PSG. Au vu des résultats, le "H" joue finalement très gros car une défaite lui ferait perdre du terrain par rapport au wagon de tête. Derrière Paris, ni St Raphaël, ni Montpellier ne sont tombés dans le piège de cette ultime journée de la phase aller. Si le succès des Héraultais face à Ivry n’a pas été très difficile à construire, celui des Varois à Dunkerque a été plus long à se dessiner.



A Dunkerque, c'est dans le dernier quart d'heure que tout s'est décanté et la bascule s'est faite du côté de St Raphaël. Les Azuréens ont été plus lucides dans leurs intentions et ont profité d'un Djukanovic (notre photo) décisif à ce moment-là dans ses cages pour s'imposer et conforter en solitaire leur fauteuil de dauphin de la LNH. Les Nordistes peuvent avoir des regrets, eux qui ont parfaitement maîtrisé l'entame (8-4 à la 14ème) mais qui sont petit à petit sortis des consignes et du projet de jeu. Les retraits sur blessure de Baptiste Butto et de Pierre Soudry ont déréglé le fonctionnement d'une formation qui a commencé à manquer de précision au tir, à rendre des ballons et s'oublier en défense. « On commet trop d'erreurs à ce niveau, pestait Patrick Cazal. Ensuite, on a des ballons qui nous sont profitables mais à l'arrivée, on en saisit aucun. On a manqué de détermination alors que pour eux, ça a plutôt souri. Je remarque que depuis le début de la saison, c'est la même chose... on fait de belles choses et d'un coup, on n'est plus capables de travailler sereinement. Il reste beaucoup de boulot.» Saint Raphaël qui devait se passer de Simicu et Di Panda sur la base arrière, a eu de la réussite mais a su exploiter les carences de son adversaire. Malgré ses approximations, Dunkerque a repris les commandes au retour des vestiaires avant de sombrer dans ses travers dans les dix dernières minutes lorsque les hommes de Joël Da Silva vont repasser devant grâce à leur ailier Miroslav Jurka, auteur d'un sans-faute (8/8). Les Varois peuvent être satisfaits de leur phase aller. « C'est vrai que c'est bien, remarquait Geoffroy Krantz, mais plein d'équipes sont dans un mouchoir de poche et on sait que la tendance peut vite s'inverser. Dimanche, on reçoit Nantes, cela ne va pas être facile. Si on gagne, on sera en très bonne position.»



A Montpellier, la victoire face à Ivry a finalement été la 2ème bonne nouvelle de la journée. Patrice Canayer était tout aussi satisfait (et peut-être même plus) de confirmer la prolongation de Vid Kavticnik (notre photo). Un temps annoncé partant ou du moins avec d'autres propositions à étudier, le Slovène arrivé en 2009 dans l'Hérault a rempilé pour trois saisons de plus. «Je cherchais un meneur de jeu qui soit en capacité d'évoluer avec Diego Simonet. "Vidko" avait envie de continuer l'aventure avec nous. L'un des arguments qui a convaincu le club, comme pour Michaël Guigou, c'est leur volonté de prouver encore avec nous. C'était un grand ailier à Kiel, un grand arrière à Montpellier, maintenant il peut devenir un grand meneur de jeu.» Même privé de Simonet, Gajic Bonnefond et Gaber, Montpellier n'a pas eu à véritablement peiner pour venir à bout de l'US Ivry qui n'a fait illusion que pendant les huit premières minutes. Avec Vincent Gérard qui s'est souvent mis en évidence dans les cages (18 arrêts), les ballons de contre parfaitement exploités, une fluidité dans les passes, le MHB a géré une avance de +4 jusqu'à la pause avant de creuser et doubler l'écart en seconde période.



Comme souvent cette saison, Toulouse a mené au score mais n’a jamais su tuer le match. A Cesson, l’occasion aurait été trop belle pour aligner une 3ème victoire de rang. Après une 1ère période nettement à leur avantage face à des Bretons qui ont manqué de rythme et se sont montrés très maladroits (10-13), les hommes de Philippe Gardent auraient pu tuer le match dès le retour des vestiaires. Ils ont trouvé sur leur chemin le convalescent Mickaël Robin qui rentré pour la circonstance, a détourné face à Nemanja Ilic, le pénalty du +5. Cesson va en profiter pour mettre un peu plus de percussion en attaque et un peu plus d’agressivité en défense devant un bon Kévin Bonnefoi. Il faudra tout de même attendre le dernier quart d’heure pour voir les locaux virer en tête (21-20). L’écart va dès lors jouer au yoyo et les deux formations vont se neutraliser jusqu’à l’ultime minute. C’est l’incontournable et indispensable Mathieu Lanfranchi (notre photo) à 21 secondes du buzzer qui inscrira le but du partage, avant que Romaric Guillo ne s'interpose (illicitement) pour écarter l'ultime chevauchée de Valentin Porte. Le 9 mètres qui suivra ne donnera rien (28-28). "Toulouse est l'équipe en forme du moment et ce match nul est meilleur que ceux contre Aix et Nîmes, estimait Yérime Sylla, l'entraîneur breton." Samedi, Cesson aura un nouveau test à passer, encore à domicile face à Montpellier.

 

Chartres y a cru jusqu’à deux secondes de la fin, lorsque le tableau d’affichage était favorable (28-27) et que tout le monde dans l’Eure et Loir envisageait ce qui n’était pas arrivé depuis le début de la saison, une 1ère victoire dans l’histoire de la LNH. Sauf que voilà, Créteil a pour habitude de jouer les ballons jusqu’au bout et lorsque Antoine Ferrandier a tiré et que Nebosja Grahovac a du aller chercher le ballon au fond de ses filets, il a fallu se rendre à l’évidence. Ce ne sera pas cette fois que l’équipe dirigée par Jérémy Roussel sortira victorieuse d’un match qui est resté très engagé et très serré jusqu’à la pause (16-17). C’est au retour des vestiaires que les Cristoliens avec un rayonnant Nedim Remili (notre photo - 10 buts sur 12 tirs) profitant aussi des maladresses adverses ont creusé l’écart (17-22 à la 43ème). Le manque de réussite a changé de côté et Chartres est revenu. Dès lors, c’est une guerre des nerfs qui s’est installée pour arriver à l’épilogue qu’on connait. 



TREMBLAY EN FRANCE - USAM NIMES GARD     28-37  (MT: 19-22)

Statistiques du match

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CHAMBERY SAVOIE HBPAYS AIX UC               31-28  (MT: 16-10)

Statistiques du match

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MONTPELLIER HANDBALL - US IVRY               31-23  (MT: 16-12)

Statistiques du match

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DUNKERQUE HGL - SAINT RAPHAEL VHB         25-27  (MT: 14-14)

Statistiques du match

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CESSON RENNES MHB - FENIX TOULOUSE        28-28  (MT: 10-13)

Statistiques du match

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CHARTRES MH 28 - US CRETEIL HANDBALL       28-28  (MT: 16-17)

Statistiques du match

© Yves Michel
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