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LFH : Gardillou non reconduit, du changement attendu à Nice
LFH : Gardillou non reconduit, du changement attendu à Nice
15 Décembre 2015 | France > LBE

A la tête de l’OGCN depuis 4 ans, Sébastien Gardillou ne sera pas prolongé en fin de saison. « Je n’ai pas plus d’explications que ça », déplore-t-il. Si ce n’est celle d’un changement profond au sein du club azuréen.

Voilà plusieurs semaines que l’avenir de Sébastien Gardillou à Nice était l’objet de questions. La réponse est tombée, tard lundi soir, avec un communiqué signé du président, Ange Ferracci. Laconique. « Après 4 saisons de collaboration, l'OGC Nice Côte d'Azur Handball a pris la décision de ne pas reconduire au sein de sa structure l'entraîneur de l'équipe de LFH, Sébastien Gardillou, à la fin de la présente saison (30 juin 2016). Le club remercie celui-ci pour la qualité de son investissement qui a permis de matérialiser l'avancer de la formation au sein du projet et de maintenir l'équipe première en LFH. Nous souhaitons à Sébastien Gardillou, une belle réussite dans ses futurs engagements personnels et professionnels. »

Cette décision, le technicien l’a apprise la semaine dernière. Sans avoir davantage d’explications, si ce n’est « la volonté du club de ne pas travailler avec moi sur un nouveau cycle », explique-t-il. « On ne m’a pas signifié de problématiques avec le groupe. Je n’ai pas plus d’explications que ça à vous donner. » Outre le choix, le coach regrette également le timing de cette annonce. « Je ne comprends pas. A communiquer comme ça, j’ai l’impression que c’est pour perturber le groupe, alors qu’il faut encore s’engager dans le Championnat qui nous attend. » Lui-même l’a annoncé à ses joueuses lundi soir en leur transférant le communiqué du club.

Qu’est-il reproché à Gardillou exactement ? Sportivement, il a hérité d’un promu ambitieux et avec des moyens, à son arrivée en 2012. Deux maintiens en play-down d’abord, une première qualification en play-offs l’an dernier, une demi-finale de Coupe de France en 2013-2014, et une 5e place actuelle malgré de nombreuses blessures parmi les cadres. « Je pense qu’on a plus que réussi à structurer sportivement le club, poursuit celui qui a été champion de France avec Metz en 2011. Le nombre de licenciées féminines a augmenté grâce à un gros travail de l’ensemble des salariés et des bénévoles, on a créé un centre de formation qui accueille de très bon profils français, on a déplacé la structure de Hyères-Toulon avec laquelle on travaille. Une véritable colonne de pré-formation et formation a été mise en place. » Bref, difficile de trouver des petits cailloux dans la chaussure de Gardillou. Encore faut-il rappeler que le club azuréen avait remercié Franck Bulleux - le papa de Chloé - en décembre 2011, alors que ce dernier était... en tête de la D2.

Lacrabère, Darleux, Edwige & co. sur le départ

La raison invoquée était alors la recherche d’un nouveau profil. Et c’est ce qui semble se dessiner encore. Car Nice, largement soutenu financièrement par la municipalité, devrait sérieusement réduire la voilure. Cela tombe à un moment où de nombreuses joueuses cadres arrivent en fin de contrat. Cléopâtre Darleux devrait faire son retour à Brest. Alexandra Lacrabère le pourrait également, à moins d’une offre plus séduisante venue de l’étranger. La troisième Bleue, Béatrice Edwige, compte bien profiter de ses belles prestations en sélection pour tâter le plus haut niveau, notamment la Coupe d’Europe. Laurine Daquin, Karen Knutsdottir ou encore Samira Rocha arrivent, elles aussi, en fin de contrat. Le club niçois, en plus de chercher un nouvel entraîneur, va prospecter vers des profils moins onéreux, tel celui de la pivot Noémie Lachaud (ex-UBBMB), joueuse confirmée en LFH mais non internationale.

Sébastien Gardillou, lui, va profiter de quelques jours de repos avant de revenir « avec la volonté de finir cet exercice de la meilleure des façons ». Puis ce tout frais quadragénaire pensera, doucement, à la suite de sa carrière. « Une page va se tourner pour moi et pour le club, et je pense avoir fait suffisamment de choses ici pour regarder ça de haut. J’ai encore des choses à faire dans le hand. Mais je ne veux plus prendre mon bâton de pèlerin et mon sac à dos. C’est une chance de faire ce métier mais on y vieillit vite, le hand féminin est une passion débordante pour moi, il m’a donné tellement de satisfactions. Mais le contexte est difficile. J’ai envie de vivre des challenges et d’avoir des objectifs tout autres que ce que j’ai pu vivre. »

© Pierre Menjot
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