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Euro : La Norvège à Paris
Euro : La Norvège à Paris
26 Janvier 2016 | International > Euro

Si chez les filles, la Norvège est un véritable modèle en Europe, les garçons ont du mal à se faire une place au soleil. Mais cet Euro polonais a révélé une équipe en devenir qui ce mercredi à 18h15 rencontre la France pour une place en demi-finale. A Issy-Paris, Hanna et Stine Oftedal ainsi que Pernille Wibe ne ratent rien des exploits des garçons de leur pays. D'autant qu'Hanna est la petite amie de Sander Sagosen, la pépite très convoitée du hand norvégien.  

par Yves MICHEL

L’euphorie est retombée dans le camp norvégien. Le partage des points plutôt inattendu avec la Macédoine lundi soir (31-31), a écorné les quelques certitudes nées du probant succès deux jours plus tôt face à la Pologne (28-30). Le match contre la France reste décisif mais les Nordiques ont encore leur destin entre les mains. Même une défaite ne leur serait pas fatale en vue d’accompagner les Tricolores en demi-finale, il faudrait pour cela que la Croatie s’impose ou fasse match nul contre les Polonais dans l’ultime rendez-vous de ce tour principal.

La Norvège reste un adversaire respectable qui a rendez-vous avec l’histoire. Jamais chez les hommes, elle ne s’est qualifiée pour une demi-finale d’une compétition officielle et son meilleur classement, 6ème, remonte à 2008 pendant l’Euro qu’elle avait organisé. Le handball national est écrasé par les exploits des féminines qui depuis la fin des années 90, trustent tous les titres ou presque. Dans un pays où l’égalité des sexes est inscrit dans les textes, en matière de hand, les garçons ne sont pas encore prêts à rattraper les filles. «Nous avons de l’avance, s’amuse Stine Oftedal, la capitaine de la sélection norvégienne. Mais maintenant, les garçons ont un challenge (rires). Les journaux du pays commencent à s’intéresser à leurs résultats. C’est très bien, c’est notre sport qui en bénéficie. C’est vrai que je suis un peu surprise de voir cette équipe à ce niveau. Le groupe qui est assez jeune, est arrivé à l’Euro, sans pression, c’est ce qui explique en partie son succès. Au fil des matches, il a accumulé de l’expérience et surtout de la confiance.» Si le match contre la Macédoine a refroidi l’ambiance, la demi-centre d’Issy Paris Hand (flanquée de sa sœur Hanna et de l’autre Norvégienne de la formation francilienne Pernille Wibe) a été surtout marquée par la prestation de ses compatriotes face à la Pologne. « On n’en croyait pas nos yeux. Je pense qu’avant, cette équipe n’aurait pas été capable de gagner ce type de match. Devant la télé, au début, on était calme et puis la température est montée. On s’est mise à crier, à les encourager, comme si on était dans l’Aréna avec eux. On en connait quelques-uns dont le petit ami de ma sœur. C’est incroyable de les voir là alors que j’étais à l’école avec certains. » L’ultime confrontation face à la France a été cochée à l’encre rouge sur le calendrier. Seulement voilà... le coup d’envoi est prévu à Cracovie à 18h15 et Issy Paris Hand joue le soir même à 20h, en ¼ de finale de la coupe de la Ligue contre Besançon. Dilemme en perspective car il est fort peu probable qu’une télé soit installée dans le vestiaire. « C’est assez difficile en effet de concilier les deux. Par exemple, la semaine dernière, après l’entraînement, on se dépêchait de vite rentrer à la maison pour voir le match. Ou alors on enregistrait en prenant soin de ne pas connaître le résultat avant. Ce mercredi, c’est particulier mais on sera concentré sur notre match de coupe. » Les Norvégiennes d'IPH auront quand même une pensée pour leurs amis face à la France. Quoi qu'il se passe, elles savent qu'en demi-finale, elles auront une équipe à soutenir.



C'est un beau roman, c'est une belle histoire...

Dans la famille Oftedal, si Stine (24 ans) est arrivée en région parisienne en 2013, sa sœur Hanna (21 ans) l’a rejointe l’été suivant. Elles partagent le même cadre de vie et sont inséparables. Pourtant, la jeune arrière droite a récemment fait la Une d’un des principaux journaux norvégiens qui a révélé sa rencontre avec la pépite de la sélection nationale, Sander Sagosen (20 ans) élu la saison passée, meilleur joueur mondial en catégorie jeunes. Les deux tourtereaux se sont connus alors que le demi-centre évoluait encore au pays. Il jouait à Haslum, elle, à deux pas, à Stabaek. Eté 2014, il débarque à Aalborg au Danemark, elle, à Issy. Plus de 1300 kilomètres les séparent l’un de l’autre. Sander essaie le plus souvent qu’il peut, de faire quelques virées en France mais ce n’est pas si fréquent. «Ce n’est pas évident de vivre ce qu’on vit avoue Hanna, mais c’est notre choix. Le handball est notre métier, nous jouons dans deux clubs différents donc il faut savoir accepter les sacrifices. » La solution serait de réduire les distances. Une éventualité qui n’est pas si farfelue puisque le PSG s’intéresse tout comme Barcelone au demi-centre prodige. «Je veux me rapprocher d’Hanna, confiait récemment Sander à des confrères norvégiens. Mais j’ai besoin d’être dans un club qui me fasse confiance et qui me fasse jouer et où j’aurai véritablement quelque chose à apporter. Il me reste encore un an et demi à passer à Aalborg, on va voir...» Du haut de ses 20 ans, Sander Sagosen maîtrise parfaitement son environnement, ses 45 buts inscrits la saison passée en Ligue des Champions l’ont véritablement révélé à la planète handball et il n’a pas fini de grimper. « Je suis vraiment très fière de lui, acquiesce Hanna. Vous l’avez vu sur cet Euro ?  Il a pris de l’envergure. Son état d’esprit est excellent. Après la victoire sur la Pologne, il s’est mis à danser dans le vestiaire. C’était très drôle. Mais c’est dans sa nature. Il plaisante et rit souvent. Mais je ne vais pas être objective si je parle de lui (rires). » Les sœurs Oftedal seront encore une fois derrière leur équipe et oublieront le temps d’un match que la France est la terre qui les a adoptées et où d’ailleurs, elles pourraient rester. « Le rêve bien-sûr serait que Sander me rejoigne. Nous verrons mais c’est vrai, ça serait un merveilleux cadeau pour moi. » A Paris, la Norvège du handball n'a pas fini d'exister.   



Les Norvégiens de LNH....

cette saison: 
Ole Erevik (gardien - Aix) présent à l'Euro - moins utilisé qu'Espen Christensen

par le passé: 
Espen Lie Hansen (arrière gauche - Dunkerque de 2012 à 2014) présent à l'Euro (notre photo) - 2ème meilleur buteur de l'équipe (19 buts)
Christoffer Rambo (arrière droit - Dunkerque de 2012 à nov 2013)
Erlend Mamelund (arrière gauche - Montpellier de sept à déc 2012) présent à l'Euro - peu utilisé
Johannes Hippe (arrière gauche - Nantes sept 2012)
Magnus Dahl (gardien - Paris Handball de 2010 à 2012)
Thomas Drange (arrière droit - Dunkerque de 2011 à 2011)
Simen Hansen
(gardien - Ivry de sept à déc 2008) 
Alexander Buchmann (demi centre - Ivry de 2003 à 2005 puis de 2007 à 2009, Toulouse de 2006-2007) 

© Yves Michel
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