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Euro: Valentin Porte ne gamberge plus
Euro: Valentin Porte ne gamberge plus
26 Janvier 2016 | International > Euro

Véritable révélation de l'Euro 2014 au Danemark, Valentin Porte s'installe dans cette équipe de France où il a de plus en plus de responsabilités. En Pologne, son parcours est à l'image de ses partenaires. Le futur Montpelliérain a trouvé sa vivacité au bon moment... face à la Croatie où il a pesé sur le jeu tricolore et inscrit quatre buts.

Rencontre avec les supporters dimanche, ballade dans Cracovie et halte au "Hard Rock Café" de la ville lundi, passage devant les médias ce mardi, sans oublier la mise en place aux entraînements et les séances vidéo, les joueurs de l'équipe de France ont bien rempli leurs journées de "repos" après la brillante victoire face à la Croatie qui les a pleinement rassurés. Le rendez-vous contre la Norvège (ce mercredi à 18h15 sur beIN Sports 3) est capital pour une qualification en demi-finale (voir plus bas). 

Après une entrée difficile dans la compétition, Valentin Porte a trouvé le bon tempo lors de la soirée de samedi lorsqu'il a fallu venir à bout des Croates. L'arrière droit qui l'été prochain, quittera Toulouse pour Montpellier, vise désormais une qualification dans le dernier carré.

A Cracovie, propos recueillis par Cathy Tachdjian

A titre personnel, comment s'est déroulée la compétition ? Il y a eu des hauts et des bas...
Des hauts, des bas...c’est le bon terme. Je pense que j’ai fait une bonne préparation, cela s’est vu, je me sentais à l’aise sur les deux premiers matches. Et puis, j’ai pris la foudre sur la tête, une bonne claque comme toute l’équipe contre la Pologne et il faut avouer que je ne l’ai pas trop bien vécu. Je n'ai pas forcément l’habitude d’être aussi mauvais sur un  match et en plus prendre une "dérouillée" derrière. Et cela je l’ai mal digéré. J’ai voulu me mettre trop de pression et rebondir aussitôt sur le match de la Biélorussie qui était facile. Tout le monde s’est régalé et fait plaisir, il y a que moi qui me suis un peu plus enfoncé et cela m’a miné. 

Comment as-tu réagi ?
J’étais dans le doute, j’ai échangé avec Claude, le  staff, mes coéquipiers et  tous me disaient qu’il n’y avait pas mort d’homme et en fait, je me suis posé et dit que l’équipe avait gagné, que ce n’était pas grave.  J’ai abordé le match de la Croatie avec plus de "zénitude". Je me suis dit "laisse venir le jeu, ne force pas et les ballons viendront à toi, tu devras être efficace". Et cela s’est très bien passé. J’ai retrouvé du plaisir et un niveau de jeu plus honorable

On a pu voir que tu n’avais pas forcé, en alternant tirs et passes ?
Au début, j’ai fait quelques passes au niveau, sans trop aller au contact, sans me mettre dans le dur pour me faire siffler des passages en force. J’ai laissé les autres travailler pour moi et au fur et à mesure du match, la confiance est revenue et j’ai tenté plus. Maintenant que j’y repense, je me dis que c’est "débile" de m’être mis autant de pression et d’avoir réagit comme cela, mais je suis encore jeune. J’ai toujours vécu des matchs pratiquement faciles ou tout se passait bien, ou je n’étais pas vraiment dans le dur. La c’est arrivé et j’espère que cela me servira de leçon pour la suite.

Le poids des responsabilités t'a peut-être perturbé ?  
Oui mais contre la Biélorussie, quand je n’ai pas été bon, Nedim est rentré et a fait le boulot, je n’avais pas à m’inquiéter mais j’étais en colère contre moi et déçu.

Le match de la Norvège, comment l’abordez vous avec le groupe ?
On a commencé à faire plein de calculs après notre match (contre la Croatie), on n’était pas d’accord, on faisait des additions, des soustractions et puis hier soir (après le nul entre la Macédoine et la Norvège) tout s’est simplifié. Enfin... ce n’est pas gagné mais maintenant on n’a plus à calculer. Cela nous a reboostés, on va jouer ce match à fond avec une seule envie, le gagner.

Vous ne vous êtes jamais senti aussi forts que dans ces matches au couteau...
Gagner de quatre ou cinq buts, on aurait relevé le défi, on en était capable mais voila on a un petit coup de pouce du destin et on a les cartes. Maintenant on ne sera plus stressé si on est à +4 à deux minutes de la fin. On va se donner à fond et prendre le maximum de plaisir et si on peut gagner avec la manière ce sera encore mieux.

Le niveau de difficulté va crescendo... Est-ce que de l’intérieur, le mode de fonctionnement devient différent quand le danger se précise ?
Non, c’est l’état d’esprit, le fait de perdre contre la Pologne, de se faire marcher dessus, cela nous  a gentiment énervé on s’est dit qu'on n'avait pas le droit à l’erreur. Avant on se qualifiait avec quatre points, avec un joker et on pouvait gérer. Là,  les matches devenaient comme des 8èmes, des quarts. On les a pris comme un championnat du monde avec matchs éliminatoires. C’est pour cela que nous avons été si performants. Maintenant, on va essayer de finir le boulot contre la Norvège qui a montré de belles choses et se qualifier pour le dernier carré.

Vous revenez souvent à la Pologne, tous ?
Oui, vexés car beaucoup se sont "troués" en même temps et les Polonais étaient sur un nuage.  A part notre match, ce qu'ils avaient montré jusque-là, n’était pas folichon. Mais se faire marcher dessus, et les voir communier ainsi avec le public, cela fait mal. Normalement c’est nous qui faisons cela ou alors on gâche la fête…. Oui je l’ai toujours en travers de la gorge. Au final, sans être méchant, je voudrais bien les voir sortir de la compétition rapidement, qu’ils soient battus par les Croates. Mais ce sont des trucs de "sales gosses". Non, en fait, ce que j’aimerais, c’est de les retrouver et avoir notre revanche. Ce match est l’élément déclencheur, on a remis les pendules à l’heure, la Biélorussie en a fait les frais. Avec la Croatie derrière, qui n’est quand même pas rien, leur mettre huit buts ce n’est pas anodin. Voilà... on continue notre chemin, on s’est bien reposé, on a soigné les bobos.



A vos calculettes... tout de même !

Voici quelles sont les projections sur l'ultime journée de ce groupe I, décisive pour la qualification en demi-finales. Les quatre équipes conservent leurs chances. La Croatie peut se qualifier dans un seul cas de figure et qui ressemblerait pour les joueurs avec le maillot à damiers, à un véritable exploit. S'ils veulent passer, Marko Kopljar et ses partenaires doivent non seulement compter sur le succès de la Norvège face à la France mais surtout battre la Pologne de... 11 buts minimum ! Dans cette même hypothèse (Norvège et Croatie gagnantes), si la Croatie bat la Pologne de 6 à 10 buts, c'est la France qui obtiendra sur le fil son billet pour le paradis.

NOR

FRA

POL

CRO

1er

2ème

3ème

4ème

perd

gagne

perd

gagne

FRA   8

NOR   7

CRO   6*

POL   6*

perd

gagne

nul

nul

FRA   8

NOR   7*

POL   7*

CRO   5

perd

gagne

gagne

perd

POL   8*

FRA   8*

NOR   7

CRO   4

gagne

perd

gagne

perd

NOR   9

POL   8

FRA   6

CRO   4

gagne

perd

nul

nul

NOR   9

POL   7

FRA   6

CRO   5

gagne

perd

perd

gagne

NOR   9

***

***

****

nul

nul

gagne

perd

NOR   8*

POL   8*

FRA   7

CRO   4

nul

nul

nul

nul

NOR   8

POL   7*

FRA   7*

CRO   5

nul

nul

perd

gagne

NOR   8

FRA   7

CRO   6*

POL   6*

* départagées au GAP
*** tout dépend de l'écart de victoire entre Croatie et Pologne                                        Y.M
les deux premiers sont qualifiés pour les demi-finales

Handzone
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