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CDF F: pour Plan-de-Cuques, le hasard fait mal les choses
CDF F: pour Plan-de-Cuques, le hasard fait mal les choses
2 Février 2016 | France > Coupe de France

Présentation des quarts de finale de Coupe de France féminine.
Dernier club non-professionnel encore en lice, le HBPC se déplace diminué et sans illusions à Brest, tombeur de Fleury au tour précédent. « C’est dommage », souffle le coach, Grégory Capelle. D’autant que les Plandecuquoises disputent un match capital pour la mondée en D2 trois jours plus tard.

Au moment du tirage au sort, Plan-de-Cuques s’est frotté les mains. Un joli 8e de  finale face à Yutz, valeur sûre de D2 « qui nous aurait permis de nous jauger par rapport à ce niveau », dixit la capitaine et gardienne Christelle Houart. Et pourquoi pas, en cas de belle performance, un quart de finale face à Fleury, champion de France en titre. Le forfait du club mosellan, s’il a privé les Sudistes d’une belle affiche, laissait entrevoir une belle suite. Qui s’est évaporée quand les Fleuryssoises ont buté sur Brest. Puisque les Bretonnes évoluent en D2, le match n’est pas inversé (ce n’est le cas qu’à partir de deux divisions d’écart) et c’est en pleine semaine que les Plandecuquoises, qui travaillent ou étudient toutes par ailleurs, vont prendre l’avion pour traverser la France. Et Grégory Capelle, l’entraîneur, l’a un peu en travers.

« C’est une très grosse déception. L’intérêt de la Coupe de France est de recevoir des clubs d’une division supérieure, c’était le cas avec Yutz mais on n’a pas eu le droit à ce match. On était persuadé d’avoir Fleury, on était contents de faire la fête à domicile, et voilà… » « On est un peu tombées de haut quand Brest a gagné », admet Houart (photo ci-dessus), qui ne sera pas du voyage en Bretagne. Outre le fait de n’aligner qu’une gardienne, le technicien sera privé de deux éléments, Neli Radulova (arrière droit, 2 buts par match) et Clara Terzian (pivot, 1,5 but). « C’est dommage pour ces joueuses, qui ont joué tous les matchs de Coupe, reprend l’ancien joueur de Conflans. On se retrouve là presque par hasard. »

Déjà déséquilibrée au départ, la rencontre face à Brest, dont on ne doute pas du sérieux avec une qualification pour le dernier carré en jeu, pourrait ressembler à un calvaire. « Les filles vont tout donner, on va continuer à faire ce qu’on fait bien depuis le début de l’année, veut croire Christelle Houart. Ça reste une belle expérience, j’aurai adoré jouer dans cette salle, face à des joueuses de ce niveau. S’il y a quelque-chose à faire, on ne sait jamais. Mais on est prêtes à perdre, on ne va pas se miner pour ça. Elles ont le niveau D1, pas nous. » L’objectif, finalement, sera ailleurs : ne pas ramener de blessée. « Je ne veux absolument pas un match très engagé, très physique, affirme Capelle. Le but, c’est de rentrer avec tout le monde. »

Au milieu de cette semaine de gala, le match le plus important n’est pas celui de Brest. Samedi, soit deux jours après être rentrées de Bretagne, les Plandecuquoises, leaders de leur poule de Nationale 1, se déplacent au Pouzin, leur dauphin. « On ne pense qu’à ce week-end, assure la capitaine. C’est un match qu’on attendait depuis longtemps. Si on gagne nos trois matchs avant la trêve, on aura une bonne avance. En début de saison, on attendait de voir, de tâter le terrain. Maintenant, on ne peut plus se mentir. » Bien ancré en D2 dans les années 2000, passé même en élite une saison (dernier en 2006-2007 avec des joueuses comme Gnabouyou, Ludwig Ciavatti ou Myaro, l’actuelle présidente de la LFH), le club des Bouches-du-Rhône aspire à redécouvrir le monde semi-professionnel. « L’ambition, c’est maintenir le club en D2, présente Grégory Capelle. Tout tourne bien, on est stable des jeunes à l’équipe 1, on commence à être prêt pour la D2, maintenant on va essayer d’aller jusqu’au bout mais personne ne nous donne rien. » Et surtout pas Brest mercredi. A ce propos, ce quart de finale entre mettra aux prises les deux dernières équipes encore invaincues en France (entre LFH, D2 et N1). Les Plandecuquoises ne se font guère d’illusions au moment de pronostiquer qui chutera pour la première fois…

Les autres quarts s’annoncent très disputés

A 120 minutes de Bercy, aucune des autres équipes ne voudra perdre, ce qui promet de beaux affrontements entre clubs de LFH. « On s’est préparé sérieusement, promet ainsi Jan Basny, l’entraîneur de Nantes, en déplacement à Nice. Cette année, on n’a joué qu’à l’extérieur. Peut-être faut-il passer ce tour pour avoir un peu de chance et recevoir en demi-finale. Aller à Paris, ça serait magique. Et l’un des objectifs du club est de se qualifier en Coupe d’Europe, il n’y a plus que trois matchs à gagner pour y arriver. » Depuis début janvier, le club ligérien est lancé dans une belle dynamique, qu’il va mettre à l’épreuve sur la Côte d’Azur, pour son quatrième déplacement de suite en dix jours à peine (deux victoires). « On a beaucoup travaillé pendant la préparation, au niveau du hand et du physique, pour être prêt à cette période. On savait qu’on allait jouer tous ces matchs, on s’est préparé pour. » Et pourquoi pas disputer une première demi-finale de Coupe de France dans l’histoire du NLA.

En Lorraine, c’est une revanche de la dernière finale qui va se jouer entre Metz et Nîmes. Remplumées, les Gardoises ont montré du mieux le week-end dernier en dominant Nice, sauf qu’il leur manquera toujours Mouna Chebbah pour ce déplacement en Lorraine. Quasiment assuré de sa place en play-offs, Nîmes n’a plus que cette Coupe de France à jouer et jettera toutes ses forces dans la bataille, mais cela sera-t-il suffisant face à un Metz impressionnant depuis des semaines ?

Enfin, l’indécision est totale entre Toulon et Issy-Paris. Les Varoises comptent beaucoup sur cette compétition, puisque la défaite face à Besançon les oblige presque à faire une croix sur les play-offs. Du visage qu’elles montreront dépendra l’issue du match : apathique, comme en première période face à Besançon ? Ou révoltées et joueuses, comme en seconde ? Il faudra encore faire avec une Bettacchini qui souffre du genou. Les Parisiennes, elles, serrent les dents, toujours engagées sur quatre compétitions et sans vouloir en lâcher aucune. Jovanovic et Camara, qui retrouvent doucement le rythme, doivent apporter de la fraîcheur à un groupe qui en manque.

Le programme des quarts :
18h45 : Metz – Nîmes (en direct sur beIN Sports 3)
20h30 : Toulon – Issy-Paris (en direct sur beIN Max 10), Nice – Nantes, Brest (D2) – Plan-de-Cuques (N1)
Clubs de LFH si pas précisé.

© Pierre Menjot
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