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Alizée Frécon : « On ne se fixe pas de limites »
Alizée Frécon : « On ne se fixe pas de limites »
5 Avril 2016 | France > LBE

Présentation de Besançon – Nice, quart de finale aller de LFH.
Promu en LFH, Besançon va disputer pour la première fois les play-offs, récompense d’une saison déjà réussie. Mais les Franc-Comtoises ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin, à l’image de leur demi-centre, auteur d’une saison remarquée.

« La pression commence à monter, doucement. » Ainsi va la vie à Besançon alors que se profile le quart de finale face à Nice, mardi soir au Palais des sports. Il faut dire qu’au départ, les Bisontines, championnes de France de Division 2, n’étaient pas attendues à pareille fête. Mais le mélange a pris entre jeunes pousses locales et étrangères qui apportent vraiment, les premiers matchs ont été rapidement gagnés et la dynamique s’est enclenchée, puis accélérée par une victoire à Fleury pour débuter 2016. Cinquièmes de la phase régulière avec autant de victoires que de défaites (7), les filles de Raphaëlle Tervel ont plus que mérité leur place en play-offs, qu’elles abordent avec l’envie de poursuivre leur aventure. « On a prouvé qu’on pouvait mettre le bazar », sourit Alizée Frécon, la demi-centre de 21 ans qui réussit une excellente saison (3,6 buts à 59%, 1,9 passes par match). Interview.

Il y a deux ans, Besançon ne gagnait que quatre matchs en phase régulière et descendait finalement en D2…
(Sourire) Justement, ça montre qu’on a parcouru du chemin depuis ! Beaucoup de filles de l’époque sont encore là, on a pris un peu de maturité, on a commencé à acquérir de l’expérience. Il y a deux ans, cette descente était peut-être un mal pour un bien, on a pris conscience de certaines choses.

Lesquelles ?
Moi, depuis que j’ai commencé, depuis que toutes les jeunes de ma génération ont commencé, on a toujours joué le fond de tableau. On n’a jamais trop gagné, juste trois, quatre matchs par an. L’an dernier, on a réappris à gagner, à être leader, à avoir la pression toutes les semaines et à jouer libérées malgré ça. Cela faisait un moment que ce n’était pas arrivé. Cette saison de D2 a été bien construite et nous sert aujourd’hui. Moi, cela m’a fait du bien pour m’imposer, pour prendre conscience de ce que j’étais capable de faire.

On a l’impression que vous êtes restées dans la continuité, que tout s’est bien goupillé depuis votre remontée…
C’est clair. Le premier objectif, c’était le maintien. On venait de monter, on changeait d’entraîneur (Raphaëlle Tervel a succédé à Camille Comte après avoir été son adjointe pendant 6 mois, ndlr), des recrues arrivaient et on ne savait pas vraiment ce que ça allait donner. Puis au fil des matchs, on a vu qu’on pouvait concurrencer de bonnes équipes. On a tenu sur la longueur aussi. On a prouvé qu’on faisait partie du Championnat, qu’on pouvait mettre le bazar.

Comment expliquez-vous votre réussite ?
Raph nous a toujours dit : "Avec le budget de Besançon, on n’aura jamais une grande star." Mais on a surtout une équipe plus homogène où, au final, il n’y a pas un 7 majeur tellement au-dessus de l’autre, on est complémentarités sur tous les postes. J’arrive à mieux m’imposer depuis que je forme la doublette avec Julie (Dazet), on se donne confiance, on passe un cap ensemble. La concurrence nous apporte plus qu’elle ne nous dessert, c’est certain. On compte les unes sur les autres, chacune amène sa pierre à l’édifice et cela créé un collectif solide.

Votre jeu est loué pour sa qualité, alors que vous jouez sans arrière capable de tirer de loin, ce qui est atypique…
Sur notre base arrière, on joue un peu toutes sur même registre, que ce soit Julie (Dazet), moi,  Jessica (Alonso) ou même Patricia (Elorza), qui a un peu plus de bras. Dès le début de l’année, on savait qu’on serait plus dans le 1 contre 1, le décalage, les petites passes, la continuité du jeu sans trop de bras mais plutôt des petits gabarits qui transpercent les défenses. Ça permet une certaine continuité, on se comprend là-dessus.

Comment abordez-vous ces play-offs ?
Je suis déjà contente pour l’équipe. Je ne dirai pas que c’est un rêve, ce serait un peu fort, mais c’est une nouvelle aventure qui commence, une aventure inconnue, et je suis très contente de la vivre avec les filles avec qui j’ai commencé, Amanda (Kolczynski), Marine (Dupuis), Chloé (Bouquet), Catherine (Gabriel). On a commencé toutes en même temps, c’est bien d’atteindre ce niveau ensemble.

Vous retrouvez Nice, que vous avez dominé fin février (29-26).
On ne se réfère pas du tout au dernier match. On essaye de repartir de 0. Ce serait trop facile de se dire que, parce qu’on les a battues il y’a quelques semaines, ce sera la même chose. Par rapport à elles, on n’a pas joué depuis quatre semaines. On est un peu impatientes dans nos têtes et j’espère qu’on sera quand même dans le rythme. Il faudra mettre autant de cœur à l’ouvrage pour se qualifier. Être éliminées tout de suite serait difficile à encaisser.

De la D2 aux play-offs en six mois : quelles sont les limites de votre équipe ?
Quand on rentre dans les play-offs, on ne se situe pas de limites. Sinon, on se dirait "on gagne ça et terminé". On vit chaque match au jour le jour. Il faut vraiment regarder cette double confrontation et passer. Après, ce serait Metz, une très grande équipe, contre qui on a pris deux gros revers. Mais on ne se pose vraiment pas du tout la question, c’est encore trop loin, on n’en parle pas. L’objectif est de gagner le quart et après on verra. On reste là où on est, on essaie de préparer ce match. Ne pas connaître nos limites nous a aussi servi, on aborde chaque match avec l’idée de tenter le coup.


Nice, la baraka jusqu’à quand ?
On dit que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Et bien les deux forfaits en cours de saison ont, à chaque fois, bien aidé l’OGC Nice. Fin novembre, alors que l’UBBMB disparaît à la mi-saison, les Niçoises ne perdent qu’un point au classement puisqu’elles ont été battues chez les Girondines, contre trois pour tous les autres (moins Besançon, qui avait aussi perdu). Ce qui avantage donc les filles de Sébastien Gardillou.

En fin de saison, c’est encore mieux. Classé 7e, Nice devait se morfondre en play-downs… avant que le forfait de Nîmes soit lui aussi acté pour raisons financières. Puisque tous les matchs du club gardois sont annulés, l’OGCN grimpe même à la 4e place, avec le même bilan comptable que Besançon (6 V, 2N, 6D). Un adversaire battu à l’aller (25-22), pas au retour (26-29). C’est donc la belle qui se jouera mardi avant le quart de finale retour, trois jours plus tard. Deux matchs que ne jouera pas Alexandra Lacrabère, toujours blessée.

Quart de finale aller de LFH
ES BESANCON FEMININ – OGC NICE CÔTE D’AZUR

Mardi 5 avril à 20h30, Palais des Sports de Besançon.
Arbitres : MM. K. et R. Gasmi.
Pronostic : Besançon.

Match retour le vendredi 8 avril à 20h30. Le vainqueur de la double confrontation affrontera Metz en demi-finale.
Dans l'autre quart de finale, Nantes affronte Issy-Paris (aller le 13 à Nantes, retour le 17 à Paris). Le vainqueur affrontera Fleury en demi-finale.

© Pierre Menjot
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