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Les nouvelles règles appliquées dès les JO de Rio
Les nouvelles règles appliquées dès les JO de Rio
16 Avril 2016 | France

Elles étaient dans les tuyaux depuis le début de saison et avaient été expérimentées lors des compétitions de jeunes de l’été dernier. Les 5 nouvelles règles du Handball seront en application dès les JO de Rio et si elles sont relativement claires, elles laissent part à certaines questions qui sont intéressantes de soulever.

Les textes des nouvelles règles applicables au 1er août en France et leur décryptage avec le concours de Jérôme Briois (CTS Poitou-Charentes, Responsable du secteur Jeunes Arbitres dans le Sud-Ouest)

1. Gardien de but en tant que joueur de champ
Règle 4:1 paragraphe 3, règles 4:4-5-6-7
La règle 4 reste entièrement valable en ce qui concerne les dispositions relatives au remplacement du gardien de but par un joueur de champ. Toutefois, l’évolution suivante de la règle sera implémentée :
1) Une équipe peut se trouver sur le terrain avec sept joueurs de champ dans le même temps. Ceci est le cas lorsqu’un joueur de champ remplace un gardien de but. Il n’est pas obligatoire (mais il est permis) de porter une tenue de la même couleur que celle du maillot du gardien de but.
2) Si l’équipe joue avec sept joueurs de champ sur le terrain, aucun joueur de champ ne peut exercer la fonction de gardien de but, à savoir qu’aucun joueur ne peut entrer dans la surface de but afin de prendre la position de gardien de but. Quand le ballon est en jeu et que l’un des sept joueurs de champ pénètre dans la surface de but détruisant une occasion manifeste de but, l’équipe adverse bénéficie d’un jet de 7 mètres. La règle 8:7f s’applique.
3) En cas de remplacement, les règles 4:4-7 (règles normales pour la substitution de joueurs) sont applicables. Dans un tel cas, le gardien reprend tous ses droits selon les règles 5 et 6.
4) Si une équipe joue avec sept joueurs de champ et doit exécuter une remise en jeu de gardien de but, l’un d’eux doit quitter le terrain et un gardien de but doit revenir dans la surface de but pour exécuter ce lancer. Les arbitres décident si un arrêt du temps de jeu est nécessaire.

Les remarques : Si cela met fin au sketch un peu folklorique de la chasuble, cette nouvelle donne pose quelques questions concernant notamment la règle sanctionnant le contact entre le gardien but et un attaquant hors de la zone puisque hors de sa zone, le gardien redevient un joueur totalement comme les autres. Elle évoque aussi clairement le fait qu'un joueur ne pourra plus se substiuer au gardien si celui ci n'a pas le temps de faire son entrée. En bref, une perte de balle sera quasi systématiquement sanctionnée par un but puisqu'aucun joueur ne pourra faire action de gardien ce qui se voyait frequemment notamment en féminin.

L'analyse de Jérôme Briois : "Concernant la règle du contact entre le gardien et l'attaquant sur contre-attaque, cela va obliger en fait à revenir à l'essence de la règle et ne plus sanctionner systématiquement un contact entre le gardien et un contre-attaquant d'un carton rouge. Cette pratique était un peu faite sans discernement car à la base la règle stipule que si le joueur attaquant avait le temps de voir le gardien, il avait alors la solution du contournement. (NDLR : Solution parfois largement oubliée par les attaquants pour faire exclure le gardien)" Après, la non possiblité de muer un joueur en gardien va sans doute faire revoir pas mal d'options tactiques aux coaches"

2. Joueur blessé
Information :
À chaque tournoi au cours des dernières années, nous avons observé de plus en plus de situations où un joueur avait demandé l’assistance médicale à l'intérieur de l’aire de jeu même si cela n'était pas nécessaire, cassant le rythme du jeu, montrant des gestes antisportifs et prolongeant inutilement sa durée, ce qui avait également affecté la retransmission télévisuelle. Les actions menées jusqu'à présent par les délégués et les arbitres de l'IHF n’ont pas été suffisamment efficaces pour éliminer cette pratique.

Instructions aux arbitres au sujet de la règle 4:11, paragraphe 1 :
- Si les arbitres sont absolument certains que le joueur blessé a besoin d’un traitement médical sur le terrain, ils effectuent immédiatement les gestes no. 15 et 16. Il est interdit pour les officiels de l’équipe de refuser l’entrée sur l’aire de jeu.
- Dans tous les autres cas, les arbitres demanderont au joueur de se lever et de recevoir des soins médicaux à l’extérieur de l’aire de jeu avant d’effectuer les gestes no. 15 et 16.
- Tout joueur ou officiel d’équipe qui ne se conforme pas à cette disposition sera puni pour conduite antisportive.
Le paragraphe 1 est modifié comme suit :
- Après avoir reçu des soins médicaux sur le terrain, le joueur doit quitter l’aire de jeu.
- Il ne peut retourner sur le terrain que lorsque la troisième attaque de son équipe est complètement terminée. Les délégués techniques seront les responsables du contrôle de cette situation.
- Une attaque commence avec la possession de la balle et se termine quand un but est marqué ou quand l’équipe en attaque perd la balle.
- Si l’équipe est en possession du ballon lorsque son joueur a besoin de soins médicaux, cette attaque est comptabilisée comme première attaque.
- Si le joueur entre sur l’aire de jeu avant la fin des trois attaques, cette action doit être punie comme une entrée illégale (mauvais remplacement).
- La disposition précitée ne s’applique pas si le traitement requis de la blessure sur le terrain de jeu est le résultat d’un comportement irrégulier par un joueur de l’équipe adverse qui a été puni par une sanction progressive par les arbitres.
- Cette règle ne s’applique pas lorsque la tête du gardien de but est frappée par une balle et que des soins médicaux à l’intérieur du terrain sont nécessaires.

Les remarques : Si à haut niveau cela ne pose pas de réels problèmes et devrait limiter le pouvoir de nuisance de certains joueurs que l'on peut appeler "Type serpillière", cette nouvelle règle pourrait être un peu compliquée à gérer dans les plus bas niveau. A haut niveau les tables sont officielles, le nombre d'officiels élevés et surtout avec de vraies formations pour gérer tout cela. A bas niveau, ce sera certainement beaucoup plus compliqué et la tâche de la paire ou pire de l'arbitre va en être parfois compliquée

L'analyse de Jérôme Briois : "Concernant cette règle je suis plutôt inquiet pour les bas niveaux... Le fait que ce soit à la table de gérer la notion de 3 possessions, de gérer la rentrée en jeu du joueur "blessé" me questionne sur le niveau de compétence des officiels. Même si le type de match qui pourraient être impactés par cette règle est très faible, il va falloir être vigilant sur les dérives que cela pourrait engendrer"

3. Jeu passif
Information :
De nombreux entraîneurs et experts d'arbitrage pensent que cette règle est bien décrite dans les Règles de jeu, mais ils soutiennent que les arbitres n’utilisent pas le même critère, en particulier après le signal d'avertissement pour jeu passif, demandant un changement qui donne à tous les arbitres moins de critères subjectifs et que ces critères soient plus objectifs. En même temps, les arbitres sont priés de ne pas permettre d'augmenter l'agressivité de l'équipe en défense dans ces moments particuliers.

Dispositions de la règle de base :
- Les règles 7:11 et 7:12 restent valables.
- L’interprétation des règles de jeu no. 4, sections A, B, C, et l’Annexe E restent inchangées.
L’Interprétation des règles de jeu no. 4, section D, est définie comme suit :
- Après le geste d’avertissement préalable, les arbitres peuvent siffler un jeu passif à tout moment s’ils ne reconnaissent pas une tentative pour parvenir à une position de tir au but.
- Après avoir montré le signal d’avertissement préalable, l’équipe concernée dispose d’un total de 6 passes pour tirer au but.
- Si, après un maximum de 6 passes, aucun tir au but n’est tenté, l’un des arbitres siffle un jeu passif (jet franc pour l’autre équipe).
- Si un jet franc est accordé à l’équipe attaquante, le nombre de passes n’est pas interrompu.
- Si un tir est bloqué par l’équipe en défense, le nombre de passes n’est pas interrompu.
- Si l’équipe en défense commet une faute après la sixième passe, mais avant que les arbitres aient sifflé un jeu passif, cette infraction se traduira par un jet franc pour l’équipe attaquante. Dans ce cas, l’équipe attaquante dispose d’une passe supplémentaire pour terminer l’attaque, en plus de la possibilité d’un jet franc direct.
- Le nombre de passes accordées par les arbitres est une décision basée sur leur observation des faits selon la règle 17:11, paragraphe 1.

Les remarques :  Cette régle clarifie la notion de jeu passif. Trop souvent décriée car trop sujette à l'appréciation souvent disparâtre des arbitres, cela devrait rendre beaucoup plus claire pour le public et même pour les staff la gestion de ce moment de match de plus en plus fréquent.

L'analyse de Jérôme Briois : "Je suis partagé sur cette règle. Il est clair que cela rend beaucoup plus lisible la notion de jeu passif pour le public et on pourrait même envisager de le voir compter les passes dès que les arbitres lévent le bras (ca les aidera à ne pas se tromper et compter jusqu'à 6... rires). toutefois, si la possibilité de sanctionner un jeu passif sans avertissement préalable reste toujours active, quand les arbitres auront levé le bras, alors la notion des 6 passes deviendra obligatoire à mon sens. Cela peut avoir des effets pervers avec des joueurs capables de maîtriser la balle en dribble et ainsi de limiter le nombres de passes. Quid d'un joueur qui repart en dribble vers son but etc... Par contre cela va aider les coaches à mettre en place des enclenchements et des situations tactiques avec 6 passes avant le tir."

4. Dernière minute
Information : L’objectif de cette règle modifiée en 2010 était d'éviter ou de réduire le comportement antisportif ou les fautes graves dans la dernière minute du match et aussi de donner à l'équipe perdante la chance d’égaliser ou de gagner un match, c’est-à-dire de maintenir le suspense jusqu'à la dernière seconde. Cependant, le succès a été partiel et nous continuons de voir des faits graves qui conduisent une équipe à gagner un match, indépendamment du fait que l'un de ses joueurs soit suspendu pour le prochain match. En outre, une période d'une minute est considérée comme trop longue pour cette règle (en une minute, il est possible de marquer deux buts ou plus).

Accord :
- Au lieu de la dernière minute, les dispositions particulières ne seront applicables que pour les 30 dernières secondes.
- La règle des 30 dernières secondes sera applicable à la fin du temps de jeu réglementaire d'un match et à la fin de la première et de la deuxième période de la prolongation.
Les règles 8:5, 8:6, 8:10c, d sont ajustées comme suit :
1. Le libellé « la dernière minute de jeu » est à remplacer par « les 30 dernières secondes de jeu ».
2. Une faute réalisée en vertu de la règle 8:10c (ballon hors du jeu) sera punie d’une disqualification sans rapport écrit et un jet de 7 mètres doit être accordé à l’équipe adverse.
3. Une faute réalisée en vertu des règles 8:10d (ballon en jeu) et 8:5 sera punie d’une disqualification sans rapport écrit et un jet de 7 mètres doit être accordé à l’équipe adverse.
4. Une faute réalisée en vertu des règles 8:10d (ballon en jeu) et 8:6 sera punie d’une disqualification avec rapport écrit et un jet de 7 mètres doit être accordé à l’équipe adverse.
5. Dans les cas 3) et 4), les dispositions suivantes s’appliquent :
5.1 L’attaquant est capable de lancer et marquer un but : pas de jet de 7 mètres.
5.2 L’attaquant passe le ballon, son partenaire ne parvient pas à marquer un but : jet de 7 mètres.
5.3 L’attaquant passe le ballon, son partenaire marque un but : pas de jet de 7 mètres.

Les remarques : Là, clairement, l'IHF met le paquet pour ne plus voir de gestes hors normes à quelque endroit du terrain. La possibilité de voir toute faute sanctionnée par un jet de 7 mètres va en calmer certains et leurs ardeurs protectrirces du score. Reste un petit souci quand même de lecture de ce type de faute, car il ne faudrait pas que tout contact, quel qu'il soit soit santionné d'un 7 mètres dans les 30 dernières secondes... De plus une fois intégrée, cette règle va sans doute être sujette à beaucoup de discussions et de récriminations en fonction du jugement arbitral. Quant à l'article 5-2 de cette règle il pose aussi quelques questions sur la gestion des parades du gardien.

L'analyse de Jérôme Briois : "C'est une bonne chose, on trop souvent vu des actions assez scandaleuses parvenir à préserver le score même si le joueur fautif sait qu'il sera suspendu lors du prochain match. Par contre je te rejoins sur la gestion de l'article 5-2, si un partenaire du joueur agressé arrive à aller vers le but et tirer dans une situation normale, revenir à un 7 mètres me parait compliqué. Cela enlève tout possibilité au gardien de faire l'exploit qui sauve le match... A voir si un retour à la gestion d'une sanction différée ne serait pas plus opportun. Il faudra voir comment les choses évoluent sur cette situation précise"

5. Carton bleu
Information : Parfois, il n’est pas clair pour les équipes si une disqualification prononcée par les arbitres est donnée en fonction de la règle 8:5 (sans autre conséquence) ou de la règle 8:6 (rapport écrit obligatoire après le match), et la situation passe inaperçue par les spectateurs et les médias. Cette modification apporte plus de clarté dans de tels cas. Si les arbitres montrent un carton bleu, un rapport écrit accompagnera la feuille de match et la Commission disciplinaire sera responsable des autres actions à entreprendre.

Règle 16:8 (règles 8:6, 8:10), le dernier paragraphe est modifié comme suit :
- L’information est donnée en montrant un carton bleu (en plus du carton rouge).
- Le carton bleu doit être en possession des arbitres.
- Les arbitres montrent en premier le carton rouge et ensuite, après une brève discussion, le carton bleu.

Les remarques : Une règle qui, à haut niveau, est sans doute plus faite pour le public que pour les joueurs. On ne savait pas trop si un joueur risquait une supension suite à un carton rouge, là les choses seront très claires pour tout le monde. Et à bas niveau c'est un plus indéniable pour que le joueur qui ne comprend pas toujours la sanction, sache ce qu'il risque ou non. Bon après toujours à bas niveau cela fera 4 cartons à gérer pour les arbitres, déjà qu'avec 3 on avait parfois des surprises, là on pourrait assister à de belles scènes hilarantes.

L'analyse de Jérôme Briois : "Ca clarifie les choses effectivement. Le joueur sait de suite que son geste est répréhensible et va avoir des suites. En termes de pédagogie c'est une avancée notamment dans les sections jeunes où il faut vraiment avoir un souci de clareté dans les prises de sanctions"

© François Dasriaux
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