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Abalo: "le risque est de croire qu’on est déjà à Cologne"
Abalo: "le risque est de croire qu’on est déjà à Cologne"
30 Avril 2016 | Europe > Champion's League

Le PSG est à soixante minutes de Cologne et du 1er Final Four de Ligue des Champions de sa jeune histoire. Barcelone en revanche n'y sera pas. Avec un écart de 8 buts acquis dès l'aller il y a une semaine à Zagreb, les Parisiens ont largement la faveur du pronostic. Pourtant, pas d'emballement prématuré, l'expérimenté Luc Abalo reste concentré sur le sujet.

par Yves MICHEL

Jamais une équipe qui s’est imposée de huit buts à l’extérieur lors d’un match aller de Ligue des Champions n’a connu la mésaventure de se faire éliminer à l’issue du retour à domicile. Il y a bien l’exemple de la Croatie qui en janvier lors de l’Euro en Pologne et pour se qualifier pour les demi-finales avait eu besoin d’un exploit et battre le pays hôte de 14 buts mais le contexte est différent. Le PSG veut tellement son billet pour Cologne et le Final Four que personne n’envisage le scénario catastrophe. A commencer par Noka Serdarusic. Même si l’entraîneur parisien a mis un bémol sur la prestation de ses joueurs en début de seconde période, il est resté serein au point d’envisager une qualification pour la suite. Dans la capitale croate, le PSG a fait le boulot et c’est à l’usure que l’adversaire handicapé par l’absence de joueurs blessés (et qui le resteront pour le retour) a craqué en fin de rencontre. Paris est à soixante minutes de rejoindre le carré des meilleures équipes européennes. Une opportunité que Luc Abalo ne veut pas laisser passer. Lauréat en 2009 (un an avant l'instauration du FFour), l’ailier droit de l’équipe de France s’est rendu à trois reprises à Cologne mais n’a jamais pu y décrocher le trophée (1/2 finaliste en 2010, finaliste en 2011 et 2012 avec Ciudad Real et Atletico Madrid). 

Avec 8 buts d’avance, doit-on douter de la qualification pour le FFour ? 
Je pense qu’il faut toujours douter. Cela nous permet de rester concentrés et cela nous impose de jouer à notre meilleur niveau. Il ne faut certainement pas les sous-estimer même si le week-end dernier, on s’est rendu la tâche un peu plus facile. Tous les scénarios sont possibles, c’est un peu pour cela qu’on aime le sport. Il ne faudra pas leur laisser prendre l’avantage car après cela peut aller très vite. Le risque est de croire qu’on est déjà à Cologne. 

Mais bon, c’est bien parti…
On sait qu’il nous reste un match important à jouer, on va arriver à 200% et c’est ce qui fait notre force depuis le début. Il faut continuer et s’appuyer sur ça. 

As-tu le sentiment d’avoir accompli une réelle performance à Zagreb ? 
Oui bien-sûr, car cela permet de nous mettre un peu plus à l’abri avant ce match retour où ils n’auront finalement rien à perdre. Gagner là-bas et de 8 buts, on mesure la difficulté. Je pense qu’ils se sont mis une pression qui les a desservis et empêchés de faire une bonne entame. On en a profité et on a très bien joué. Même si à un moment, ils sont revenus. 

A ce sujet, c’est ce qui a déplu à votre entraîneur…
Dans un groupe, il faut toujours quelqu’un qui en veuille plus et le coach est dans son rôle. Son exigence sert à nous guider vers la réussite. Avec ses années d’expérience à ce niveau, il connait les travers de l’être humain et sait qu’il faut maintenir une certaine pression pour qu’on évite de se reposer sur nos acquis. 

Y-a-t’il une meilleure organisation collective cette saison ? 
C’est vrai qu’on joue mieux parce que l’entraîneur maîtrise ce qu’il fait sur le plan tactique. 

Après 4 saisons en Espagne, tu boucles ta 4ème à Paris… est-ce aussi intense ? 
Je dirai que cela n’a rien à voir. A Ciudad, je suis arrivé dans une équipe qui était déjà construite et qui gagnait tout, je n’avais juste qu’à m’ajouter au projet. Quand je suis arrivé à Paris, l’équipe sortait de D2 et n’avait rien gagné. Avec le temps, tout se met en place, on est sur la bonne voie. 

Au niveau européen, est-ce qu’il y a un peu plus de respect de la part des autres ?
Il nous faudra encore prouver en gagnant la plus grosse des épreuves. On ne peut pas prétendre au respect tant qu’on ne l’a pas fait. Moi, je suis dans ma bulle, dans le club, je ne connais pas trop l’image qu’on a à l’extérieur. A vrai dire, je ne m’intéresse pas trop à ce genre de question… de savoir si j’ai le respect de quelqu’un. La réalité, c’est le terrain et les résultats. 

On est dans une année olympique qui est donc longue et exigeante. La gestion est-elle différente qu’en 2008 et 2012 ? 
Il faudrait pour cela que je me rappelle ce que j’ai fait ces années-là (rires). Je ne calcule pas, mon comportement n’a pas changé. Là je suis dans mon championnat, il y a la Ligue des Champions, je ne pense qu’à ça. Les JO, sincèrement, je n’y pense pas parce que je ne sais même pas si j’y serais. La saison n’est pas terminée et un imprévu, une blessure peut tout remettre en cause. En fait, ma façon de me préparer aux Jeux, c’est d’être bon au jour le jour. Si je suis bon, je serai content de moi-même et donc ça ne fera que booster la confiance pour ce qui arrive ensuite. 

A presque 32 ans, est-ce qu’on s’astreint à une discipline un peu plus rigoureuse ? 
La seule chose, c’est qu’il existe des protocoles en musculation pour nous préparer correctement à un effort intense. Cela permet de fortifier et consolider tous les muscles et du coup, on se blesse moins. C’est vrai que c’est quelque chose que je fais plus qu’avant. J’ai compris que quand on est faible sur un muscle, on a plus de chance de le blesser. 



Un mot sur Benoit Kounkoud qui est sur le même poste que toi. As-tu un regard bienveillant sur lui ? 
Grave ! Je m’occupe beaucoup plus de lui dans l’équipe. Lors des déplacements, déjà, je suis en chambre avec lui et du coup, on discute beaucoup et j’essaie de lui faire partager au maximum mon expérience. En fait, je me rends compte que lorsqu’il réussit quelque chose je suis content. On n’est pas en concurrence, c’est comme le fait de passer le relais à son petit frère. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, qui est très à l’écoute, très intelligent et c’est quelqu’un que j’admire malgré son jeune âge. 

C’est peut-être lui qui va te virer de l’équipe de France ? 
Peut-être (sourires). J’espère sincèrement pour lui ! 

Luc, on se revoit à Cologne ? 
Ok, on fait ça ! J’espère y être (rires) !



Zagreb à Paris pour un baroud d'honneur

Du côté de Zagreb, personne ne se fait d'illusions et l'entraîneur Veselin Vujovic reconnait le premier qu'un miracle est peu probable. « Si nous parvenons à gagner d'un ou deux buts à Paris, précise l'entraîneur monténégrin de l'équipe croate, ce sera un très bon résultat pour nous. Cela nous permettra de confirmer ce que nous avons fait cette saison.» Zagreb n'a pas été épargné par les blessures. Par rapport au match du week-end dernier, si le gaucher Luka Sebetic (photo ci-dessus) remis de sa déchirure aux ischios, fait son retour dans l'effectif, l'ancien Nantais Stefan Vujic (douleurs à l'épaule) est incertain. Domagoj Pavlovic lui, ne devrait même pas faire le déplacement. L'arrière gauche a rejoint à l'infirmerie Luka Stepancic, Sandro Obranovic et Josip Sandrk. On l'aura compris, les Croates se déplacent dans la capitale en mode "baroud d'honneur". « Il est sans doute possible de les arrêter, admet Vujovic mais jusqu'à présent, personne n'y est arrivé. Peut-être que ce dimanche, nous parviendrons à trouver la formule pour le faire.» En 45 matches depuis le début de la saison, le PSG n'en a perdu que quatre et tous... à l'extérieur.


PSG Handball - HC PPD Zagreb à suivre dès 17h sur beIN Sports 2 - Commentaires: Thomas Villechaize - François-Xavier Houlet.

La rencontre sera dirigée par Bogdan Nicolae Stark - Romeo Mihai Stefan. 7ème match de Ligue des Champions cette saison pour la paire roumaine qui était déjà à Plock fin février dernier lors du succès parisien (22-27). 
 

                                  Le futur Nantais Dominik Klein fera un détour par Cologne fin mai

Barcelone passe à la trappe au profil de Kiel 

On connaît les trois premières équipes qui ont obtenu leur billet pour Cologne et que peut-être le PSG rejoindra les 28 et 29 mai prochains.  

Les Polonais de Kielce qui avaient arraché le nul (28-28) à l'aller à Flensburg, ne sont venus à bout des Allemands qu'à 23 secondes du terme, Krzysztof Lijewski inscrivant le but de la qualification (29-28).

Veszprém avait déjà fait la différence il y a une semaine à Skopje (26-29). Et on serait tenté d'écrire "Heureusement pour les Hongrois !" puisque à domicile, ils ont été tenus en échec par le Vardar (30-30). Les partenaires de Momir Ilic (9 buts) ont réalisé une entame catastrophique (5-9 à la 16ème) avant de refaire surface en seconde période (19-18) sans pour autant prendre le large. Mais l'essentiel est assuré. Pour la 3ème fois consécutive, Veszprém rejoint le Final Four.

Cinq buts à remonter. Il y avait longtemps que le FC Barcelone, tenant de l'épreuve, n'avait pas été aussi malmené en Ligue des Champions. A l'aller, Kiel dans le sillage d'un éclatant Dominik Klein (9 buts) avait fait le boulot (29-24). Cette avance s'est avérée suffisante pour le retour au Palau Blaugrana. Certes, les Catalans ont gagné à domicile (33-30) mais ils ont totalement raté leur opération sauvetage. Un début de rencontre catastrophique (1-4 à la 5ème), une défense trop friable en total décalage avec un adversaire où le géant Wiencek a été intraitable, Landin mieux inspiré que le vieillissant Saric, bref, de quoi réduire au silence les peñas locales. En début de 2ème période, alors que les Allemands étaient toujours devant (15-19 à la 35ème), les Espagnols ont sonné la révolte. Gonzalo Perez de Vargas dans les cages et le jeune ailier Arino ont redonné espoir (20-19 à la 40ème). La clameur est revenue d'autant qu'il ne va manquer qu'un but pour entrevoir Cologne (31-26 à la 54ème). Mais ce samedi, Kiel que certains donnaient moribond en début de saison a retrouvé toutes ses vertus. Canellas puis Landin vont terminer comme ils avaient débuté. Et les Catalans ont décroché. C'est un mini séisme dans le handball européen, Barcelone ne participera pas à son 5ème Final Four en 7 saisons et ne pourra pas conserver son trophée. Kiel en revanche, peut y croire. Sur leur sol, les Allemands pourront tenir le rôle de favoris du carré final, eux qui se sont imposés à Cologne en 2010 et 2012 avec dans l'effectif Thierry Omeyer et Daniel Narcisse.
© Yves Michel
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