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JO F : revenues de si loin !
JO F : revenues de si loin !
16 Août 2016 | International > Jeux Olympiques

Indigentes pendant 30 minutes, les Françaises ont remonté sept buts de retard pour arracher la prolongation et finalement l'emporter face à l'Espagne (27-26) ! Voilà les Bleues dans le dernier carré olympique pour la deuxième fois de leur histoire, face aux Pays-Bas. La médaille se rapproche...

Le surnom de « Braqueuses » étant déjà apposé à l’équipe de France de basket féminin, on ne peut pas qualifier ainsi ces Bleus-là. Il n’empêche, c’est un énorme hold-up qu’ont réalisé Siraba Dembélé et les siennes, ce mardi, en quart de finale des Jeux olympiques. Car après une demi-heure de jeu, personne n’aurait misé un réal brésilien sur une qualification tricolore, alors qu’elles offraient un jeu offensif proche du néant (5 buts marqués), que le banc n’apportait aucune solution, qu’Amandine Leynaud était transparente (3 arrêts sur 18) derrière une défense moins souveraine. Autrement plus consistante collectivement, l’Espagne menait alors de 7 buts (5-12), portée également par une Nerea Pena fabuleuse de bout en bout (13/16 au final). Le contraste était saisissant entre des « Guerreras » qui faisaient honneur à leur surnom et des Bleues totalement anesthésiées par l’enjeu, à l’arrêt en jeu placé et manquant des tirs à 6 mètres. Et même Alexandra Lacrabère, souvent cache-misère du secteur offensif lors de la phase de groupes, passait au travers (1/5 dans le jeu), surveillée qu’elle était par Alexandrina Barbosa. Autant de signes qui n’auguraient rien de bon pour la suite.

Et puis ça doit être ça, la magie des Jeux. Malgré un paquet d’occasions manquées (0/2 pour Marie Prouvensier, qui faisait son entrée  dans le tournoi ; 3 loupés de Laurisa Landre, si précise jusque-là ; 14 balles perdues), les filles d’Olivier Krumholz grignotaient leur retard (8-13 puis 10-14, 40e). Puis cédaient à nouveau (11-18, 45e), transpercées par le duo Barbosa-Pena et annihilées par Navarro, toujours impériale (14 arrêts). Mais les Ibères en mettaient un peu trop en défense et, comme en début de match, les arbitres russes sévissaient (8 exclusions dont un rouge pour Eli Chavez, coupable d’une claque au visage de Lacrabère). A la faveur de leurs supériorités numériques, les Bleues grappillaient à nouveau avec Camille Ayglon, puis Gnonsiane Niombla (14-18, 49e), suivies par Béatrice Edwige sur un beau mouvement en pivot (18-21, 53e). La « remontada », si chère aux Espagnols, était en route.

Comme au Danemark en décembre dernier, c’est Niombla qui prenait les choses en main face à la Roja. Trois buts et une présence de tous les instants dans le dernier quart d’heure emmenait toute son équipe avec elle. En défense aussi, le bloc remontait d’un cran, prenant Pena en stricte, ce qui permettait à Leynaud de sortir quelques arrêts importants (5 en seconde période). Et sur un dernier pénalty, « Gnons » ne tremblait pas face à Darly Zoqbi pour arracher la prolongation (23-23), pendant laquelle la France prenait tout de suite les commandes (24-23, 63e) et ne les lâchait pas, malgré quelques occasions manquées. D’un kung-fu, Allison Pineau, en difficulté pendant le match, scellait la victoire tricolore (27-25 et 30 secondes à jouer).

Une qualification un temps impossible, une performance qui vaut autant que le titre de champion du monde 2003, remporté en prolongation après avoir remonté sept buts de retard là aussi. Les puristes relèveront un niveau de jeu déplorable pendant ce quart de finale face aux Espagnoles, bronzées à Londres. Les passionnés retiendront que ces joueuses les ont fait vibrer comme jamais depuis cinq ans et qu’une médaille olympique n’a jamais été aussi proche. La prochaine étape a tout du piège néanmoins : les Pays-Bas, battus en poule mais qui se sont refait la cerise depuis, en témoigne leur succès serein face au Brésil, pays-hôte. Vice-championnes du monde en titre, les Oranje semblent libérées de la pression liée au tournoi et à leur nouveau statut. Mais revenues de si loin, les Bleues ne peuvent plus s’arrêter en si bon chemin.


A Rio de Janeiro, Future Arena
Le mardi 16 août à 18h30
France – Espagne : 27 – 26 a.p. (Mi-temps : 5-12 ; fin du match : 23-23)

Evolution du score : 2-2 (4e), 3-6 (9e), 3-7 (15e), 5-8 (18e), 5-12 (28e), 5-12 (MT), 8-13 (35e), 10-14 (40e), 11-18 (45e), 15-19 (49e), 16-21 (51e), 20-22 (57e), 23-23 (FM), 25-24 (65e), 27-26 (70e).


Espagne F - France F 26-27
JO F 2016-2017, 16 Août 2017 (18h30), Tour 1 | Phase 1
Espagne FEspagne F
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
N.PENA ABAURREA9/124/413/16106001326
C.MARTIN BERENGUER3/32/25/510210511
M.AGUILAR DIAZ1/20/01/250100110
A.BARBOSA-CABRAL4/100/04/102140044
N.EGOZKUE0/00/00/01000002
P.ELORZA EGUIARA1/10/01/10001011
A.HERNANDEZ0/00/00/00000000
M.LOPEZ HERRERO0/00/00/00000000
L.GONZALEZ ORTEGA0/00/00/0000100-2
M.MANGUE GONZALEZ1/60/01/6202201-6
E.PINEDO SAENZ0/40/00/4000100-6
E.CHAVEZ HERNANDEZ1/10/01/1102211-13
Total20/396/626/4513117812627
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
S.NAVARRO GIMENEZ14/340/414/380010009
D.ZOQBI DE PAULA0/00/30/3000000-3
Total14/340/714/4113118812633
France FFrance F
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
A.LACRABERE6/111/17/1231300718
G.NIOMBLA2/34/46/720300615
A.PINEAU3/92/25/1151500511
S.DEMBELE4/70/04/70010047
C.BULLEUX1/20/01/20200016
E.NZE MINKO1/20/01/23010016
C.AYGLON1/10/01/11000015
B.EDWIGE1/10/01/11212013
M.HOUETTE0/00/00/01000002
L.LANDRE1/40/01/40000010
G.ZAADI-DEUNA0/00/00/00000000
M.PROUVENSIER0/20/00/2000000-2
Total20/427/727/4916614202771
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
A.LEYNAUD10/300/510/350100002
L.GLAUSER0/00/10/1000000-1
Total10/300/610/3616714202772



© Pierre Menjot
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