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JO M: Des demi-finales sacrément inédites !
JO M: Des demi-finales sacrément inédites !
18 Août 2016 | International > Jeux Olympiques

Si l'entrée de la France et de l'Allemagne dans le carré final était attendue, celle du Danemark que l'on avait vu en grande difficulté et surtout celle de la Pologne constituent la surprise de cette fin de tournoi. Avec "ses" Polonais, le sorcier Dujshebaev est parvenu à réaliser l'impensable, sur la dynamique de son succès avec Kielce en Ligue des Champions.

Par Yves MICHEL

Le Talant de la Pologne

Et si Talant Dujshebaev (notre photo de tête) était l'homme de l'année, l'homme des retournements de situation ? Si sa carrière de sélectionneur avait pris une fâcheuse tournure en janvier à l'Euro puisque son bail avec la Hongrie avait été écourté, la Pologne est en train de rendre au centuple tout l'investissement que l'hispano-kirghize a pu placer dans un pays qui l'a adopté voilà deux ans.

L'idylle commence à Kielce. En février 2014, il arrive au club, gagne le championnat et la coupe nationale, va même au Final Four de la Ligue des Champions qu'il termine à la 3ème place. La saison écoulée avec ce club cinquantenaire qui n'a jamais rien remporté au plan européen, il s'impose en finale à Cologne, face à Veszprém après prolongations (35-35) alors qu'à la 45ème minute, les Hongrois comptaient 9 buts d'avance !

Et la nuit dernière, avec la sélection, il a connu une aventure similaire, ou presque ! Déjà se retrouver en quarts de finale était un miracle tant son équipe que l'on disait vieillissante n'a convaincu personne durant la phase préliminaire. Contre la Croatie, les compteurs sont remis à zéro. Le jeu est équilibré pendant le 1er quart d'heure, chacune des deux formations a essayé d'imposer son défi physique. Et puis en 11 minutes (jusqu'à la pause), tout va basculer et la Pologne va infliger à son vis-à-vis un 3-9 (dont un 0-6 d'entrée) qui va faire mal aux têtes et aux jambes des partenaires de Marko Mamic. A l'origine de ce coup de théâtre, les arrêts du gardien polonais Wyszomirski (qui contraste avec la faillite de Stevanovic ou Pesic), la prise de risque du "vieux" Lijewski (33 ans) mais surtout l'apathie, la maladresse d'une équipe croate en panique. Pourtant, elle va se ressaisir à la reprise, resserrer sa défense, mieux ajuster ses tirs. Le public de "l'Arène du Futur" est passé dans une autre dimension. Les déménageurs d'encombrants sont entrés en action ! La Croatie recolle si bien qu'elle entame le dernier quart d'heure avec une longueur de retard (20-21) puis se retrouve à hauteur de son adversaire (26-26 à la 56è). Il reste donc 4 minutes, "Dujsh" est en transes, Stepancic s'essuie à Jurkiewicz, le Croate du PSG est temporairement exclu. Vient le tour de Gojun, poète à ses heures, qui caresse de sa large "mimine" le visage de Bielecki... rouge direct ! Pendant ce temps, les Polonais n'ont pas oublié de marquer et les voilà détachés (26-29 à la 59è). Les Croates ont totalement déjoué et à voir Talant sauter comme un cabri le long de la ligne de touche, on comprend que la Pologne a accompli un "truc" phénoménal (27-30). Pour la 2ème fois de son histoire (après Montréal 76), elle vient de se hisser dans le dernier carré olympique !



Le Danemark renaît de ses cendres

Ce vendredi (plutôt samedi en France), en demi-finale, la Pologne sera opposée au Danemark qui là aussi, face à la Slovénie, a fait mentir tous les pronostics ! Les partenaires de Mikkel Hansen restaient sur trois matches sans victoire (2 défaites, 1 nul) et avaient plutôt le moral dans les chaussettes. Mais l'entame face aux Slovènes est propre, les Danois ont choisi d'imposer leur rythme et surtout leur agressivité. Ce qui destabilise d'entrée leur adversaire qui parait emprunté, complètement tétanisé par l'enjeu et ce constat va se vérifier durant toute la rencontre. Et même si Niklas Landin n'arrête toujours rien (0/10 sur les 20 minutes qu'il va passer sur le terrain), son attaque fonctionne bien et des joueurs comme Henrik Toft Hansen ou Morten Olsen (photo ci-dessus) qui étaient restés en retrait jusque-là, révèlent leur efficacité. L'ancien raphaélois, invité un peu inattendu de la sélection va prendre ses responsabilités comme meneur de jeu, passeur mais aussi buteur (6). Et comme Lasse Svan (8/9) et Mikkel Hansen (8/11) font leur boulot habituel, le Danemark va dominer la Slovénie du début jusqu'à la fin. Sans qu'il n'y ait à aucun moment la moindre réaction. Excepté lorsque le score va prendre des allures de correction (30-21 à la 48è) et que les Slovènes vont enfin pouvoir exploiter quelques ballons. Mais le mal était fait depuis longtemps et le déficit final de sept buts en faveur des Nordiques reflète parfaitement la physionomie de la rencontre. Complètement terrassé, Veselin Vujovic parlera de honte devant les médias du monde entier. "Quite à perdre, j'aurais préféré que nous le fassions les armes à la main, cela n'a pas été le cas. Mes joueurs n'ont pas supporté la pression. La qualité des Danois n'est pas à remettre en cause. Ils étaient les plus forts mais nous, nous n'avons pas montré notre vrai visage. Je suis vraiment déçu." Trente deux ans après les Jeux de Los Angeles, le Danemark se retrouve pour la 2ème fois de son histoire, dans le carré final. Avec l'intention de ne pas vivre le même cauchemar qu'en 1984 où l'aventure s'était arrêtée au pied du podium. Contre la Pologne, ce sera à coup sûr un match de guerriers.



France - Allemagne, "nous nous sommes tant détestés"

Lorsqu'en fin de matinée (à Rio), les Français ont parachevé leur qualification face au Brésil, à la question, "quel adversaire préférez-vous en demie ?", personne ne s'est risqué à faire un choix. Depuis le début de la compétition, les Tricolores n'ont fait aucun calcul, ce n'est pas à deux marches de la fin, qu'ils allaient commencer. En 2014, ils avaient évité les Allemands qui n'étaient pas qualifiés à l'Euro, pareil au Mondial 2015 même si la Mannschaft était à Doha après son repêchage par l'IHF et il y a sept mois, à l'Euro polonais, pas de confrontation, les Français ratant les demies, contrairement à leur ennemi héréditaire qui ira jusqu'au bout. Le hand d'Outre-Rhin est parait-il sur une pente ascendante ! Et pour conforter cette idée, le Qatar a payé l'addition. En vingt minutes, l'affaire était pliée (12-8). Andreas Wolff (13 arrêts) dans ses cages avait fait le nécessaire,  le trio Wiede-Reichmann (photo ci-dessus)-Gensheimer va ôter aux vice-champions du Monde tout espoir de conquête. Jamais les hommes de Valero Rivera n'ont été en mesure de répondre à la vague allemande. Et même si Rafaël Capote a été égal à lui-même (9/14), les autres n'ont pas suivi. A l'image de Saric qui avec 22% de réussite dans ses parades, a été en détresse. A quoi bon s'appesantir sur le déroulement de ce match ? La Mannschaft l'a dominé de la tête, des épaules et des jambes. Douze buts d'écart au final (34-22), les Français eux, en avaient passé quinze. Mais on l'a écrit plusieurs fois, ce qui s'est déroulé dans le tour préliminaire, appartient au tour préliminaire! 



                        LE TABLEAU DES MATCHES A ELIMINATION DIRECTE

QUARTS

DEMIES

FINALE

17 août 2016

19 août 2016

21 août 2016

Croatie

27:30 (14:18)

Pologne

Pologne

samedi 1h30

Finaliste

Danemark

37:30 (16:13)

Danemark

Slovénie

Brésil

27:34 (16:16)

France

France

vendredi 20h30

Finaliste

Allemagne

34:22 (16:12)

Allemagne

Qatar

© Yves Michel
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