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LSL: Face à Paris, Toulouse n'a pas eu les moyens de lutter
LSL: Face à Paris, Toulouse n'a pas eu les moyens de lutter
29 Septembre 2016 | France > LSL

En clôture de la 2ème journée de Lidl Star Ligue, le PSG n'a pas eu à trop forcer pour se défaire d'une équipe de Toulouse étouffée par le rythme notamment en 1ère période. Avec ce succès (27-38), Paris s'installe en tête du classement de l'élite avec Aix, Nîmes et Nantes.  

par Yves MICHEL

Les Parisiens avaient à cœur de partiellement gommer leur revers quatre jours auparavant en Ligue des Champions face à Kiel et surtout de profiter de la défaite de Montpellier (un rival direct) la veille, face à Ivry pour rejoindre Aix, Nantes et Nîmes en tête du championnat. Pour Toulouse déjà sévèrement corrigé la saison passée, l’essentiel était de résister le plus longtemps possible et surtout, de faire bonne figure pour sa 1ère apparition officielle devant son public. Philippe Gardent l’avait souhaité avant le coup d’envoi au micro de beIN, « j’aimerais qu’il y ait un match. » L’espoir de l’entraîneur du Fenix a été de courte durée et très vite refroidi puisqu’au quart d’heure de jeu, le PSG avait déjà fait le trou (7-11 à la 16ème). Thierry Omeyer s’était illustré devant son but, Uwe Gensheimer avait déjà mis en marche sa machine infernale à marquer (l’ailier allemand réalisera au final un 8/9 avec 2/2 à 7 mètres). Bref, le champion de France en titre très appliqué dans ses intentions et son organisation imposait son tempo et ses changements de rythme. « Dans cette 1ère période, cela allait vraiment un peu trop vite, soufflait Jordan Bonilauri, le pivot toulousain (photo ci-dessous). On a eu du mal sur le repli et on commet trop de fautes. Et face à un adversaire comme Paris, cela ne pardonne pas. »  En effet, le jeu rapide des partenaires de Daniel Narcisse a véritablement fait la différence. Notamment en fin de 1er acte où les nombreux ballons récupérés par la défense ont été autant d’occasions de buts. L’addition va sacrément augmenter pour Toulouse au point d’atteindre des proportions vertigineuses (14-23 à la pause). 

A la reprise, le rapport de force va sembler s’équilibrer. Toulouse était un peu plus agressif et n’avait pas l’intention de laisser à Paris, le contrôle de la rencontre. Mais le retard concédé dans les 30 premières minutes était trop grand pour envisager un miracle. Ce début de seconde période va surtout être marqué de part et d’autre, par un festival de balles perdues et de tirs ratés. Sans être aussi tranchant, Paris parvenait à maintenir son avance. Nikola Karabatic était par intermittence, ménagé, Noka Serdarusic se rappelait qu'à toutes fins utiles, il pouvait faire (enfin) appel à William Accambray.  Pourtant, galvanisé par les parades de son gardien Yassine Idrissi (qui s’offrira même le luxe d’inscrire un but de 35 mètres),  le Fénix ne baissait pas les bras. Le PSG non plus, trouvant même des solutions à la défense très étagée mise en place par Philippe Gardent. Tel un métronome, Paris va même persévérer dans ces dix dernières minutes pour finir en roue libre et accentuer sa punition (27-38).


                                     Luc Abalo retrouve peu à peu de belles sensations

Mission parfaitement remplie pour l’équipe de Noka Serdarusic. L’entraîneur allemand peut être satisfait de la soirée. Il a remis dans le circuit Luc Abalo, absent depuis la fin des Jeux et qui a semble-t-il bien récupéré de la blessure à son épaule gauche. C’est tant mieux car si le jeune Edouard Kempf a tenu avec satisfaction le rôle de remplaçant sur ce poste, cette solution ne pouvait s’éterniser. On a vu notamment les limites de l’ancien sélestadien, dimanche contre Kiel.

A Toulouse, lorsque le calendrier a été publié, on a su tout de suite que le début de championnat allait être compliqué avec d’entrée au programme un déplacement à Montpellier et donc la réception de Paris. Deux matches, deux défaites, rien n’à redire pour un Fénix version 2016-2017 en pleine reconstruction avec des nouveaux joueurs qui excepté Idrissi et Cederholm, ne sont pas encore au top de leurs possibilités. L’essentiel pour Philippe Gardent désormais sera de veiller à ce que la confiance ne s’effrite pas et que dès la semaine prochaine, son groupe prenne conscience que le championnat débute vraiment.

Seulement voilà, l’enchaînement se fera à Nîmes qui n’a pas loupé son entrée et caracole en tête du classement en compagnie de Nantes, Aix et donc Paris. Le PSG n’aura pas le temps de savourer ce large succès puisqu’il faut déjà penser au 2ème match de Ligue des Champions, dès dimanche à Coubertin contre les Polonais de Plock. 


                                  Sevaljevic a beaucoup tenté côté toulousain sans grand résultat

A Toulouse, palais des sports
FENIX TOULOUSE - PSG HANDBALL           27-38    (MT: 14-23)
Arbitres: MM Stevann Pichon & Laurent Reveret
Statistiques du match

Les réactions d'après-match (recueillies à Toulouse par Anne Champion)

Nikola Karabatic (arrière PSG): « On a bien joué, très bien défendu et monté les ballons. On a parfaitement suivi les consignes. Ca fait du bien de retrouver le chemin de la victoire, après le match de Kiel qu'on aurait peut-être pas du perdre parce qu'on aurait mérité mieux. Mais on sait qu'avec le nombre de matchs qu'il y aura cette saison, il ne faut pas s'attarder trop longtemps sur ces défaites. On est aussi très contents d'avoir récupérer Luc Abalo, et surtout content pour lui parce qu'il n'a pas joué depuis un mois et demi. »

Yassine Idrissi (gardien Fénix Toulouse): « On savait qu'ils allaient mettre le niveau très haut dès le début. Ce qui m'embête le plus c'est qu'on a pas su répondre physiquement. Maintenant c'est passé, on va essayé de penser a Nîmes et ce sera encore une autre histoire. Ca va jouer encore plus vite que ce soir. Prendre -11 chez eux, ça me dérange un peu moins... mais là à domicile, je trouve qu'on a manqué d'agressivité voire même d'insolence parce que même avec 2-3 niveaux d'écarts, ils ont deux bras, deux jambes comme nous donc il fallait leur rentrer dedans. Alors soit nos choix tactiques n'ont pas été bons, soit Paris est vraiment très fort. »

Le diaporama sur ce Toulouse - Paris par Anne Champion

© Yves Michel
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