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Paule Baudouin : «Je garde mon âme d’enfant»
Paule Baudouin : «Je garde mon âme d’enfant»
22 Octobre 2016 | Europe

Présentation du 2e tour retour de la Coupe EHF
Avant de recevoir Oldenburg dimanche, la mission de Fleury s’annonce ardue : remonter les sept buts lâchés en Allemagne. Pour cela, les vice-championnes de France pourront s’appuyer sur Paule Baudouin, 32 ans mardi prochain, revenue en France où elle a tout de suite retrouvé ses marques.

Vous voilà de retour en France après quelques mois en Allemagne…
Oui, et cela fait du bien. J’avais le choix de rester dans mon club de Bietigheim, mais j’ai plus pensé à ma reconversion, à ma famille. Là, je suis à côté de ma mère et ma sœur et tout va bien (sourire).

Quand vous choisissez de signer à Fleury, Fred Bougeant en était l’entraîneur, Alexandrina Barbosa et Darly Zoqbi de Paula étaient là… Comment avez-vous vécu leurs départs ?
Je l’ai plutôt bien vécu. Pour Fred j’étais au courant, je savais que son départ était possible. Quant à Sandy et Darly, ça voulait dire que deux joueurs cadres de l’équipe de l’an dernier partaient, ce qui allait faire plus de responsabilités sur celles qui arrivaient et avaient un peu plus d’expérience, comme moi. On se retrouve avec une équipe très jeune, qu’il faut guider, sans s’oublier soi-même, ce qui m’est un peu arrivé mercredi à Nantes (1/5 au tir). Je vais remettre de l’ordre dans ma tête m’occuper un peu plus de moi, en espérant que chacun tienne son rôle.

Comment vivez-vous votre rôle de cadre ?
Ce n’est pas facile de faire les deux. L’an dernier, quand j’ai commencé la saison à Metz, j’étais avec l’équipe 2 avec Yacine (Messaoudi), on sentait que les filles en voulaient, elles s’arrachaient, et elles m’ont aidé à continuer à me battre malgré ce qu’il se passait. J’ai vu ce que c’était de rester avec les jeunes. Là, je n’ai plus 20 ans, j’ai pris un peu de recul. Je pense avoir fait une très belle carrière, elle n’est pas finie mais je suis plus proche de la fin que du début. Tant que je prends du plaisir, on me verra sur le terrain. Le jour où le plaisir part ou mon corps ne peut plus, on verra.

Aviez-vous perdu ce plaisir à Metz en début de saison dernière ?
A Metz, je suis tombé sur des mauvaises personnes au mauvais moment… Je n’ai pas envie de m’étendre plus. Mais je suis restée en contact avec les supporters de Metz, qui sont venus me voir en Allemagne, cela fait plaisir. J’ai des nouvelles des filles comme Grace (Zaadi), Laura (Glauser), Ana (Gros), cela prouve que je ne suis pas une mauvaise fille (sourire). Et je serai contente de les revoir (le 29 octobre à Fleury), comme Manu (Mayonnade), avec qui je m’entendais très bien. Cette expérience de Metz, je prends, avec Sandor (Rac), les titres de champion. Il y a des choses à garder, d’autres à zapper. Même si je sais que c’est pour ça que je n’ai pas été sélectionnée en équipe de France.

Avez-vous souffert de ne regarder les Jeux, votre dernier grand objectif en équipe de France, depuis votre télé ?
Les Jeux étaient pendant notre reprise à nous, donc je n’ai pas trop regardé les matches à 2 heures du matin… (Rires) J’ai mis le réveil pour voir certaines épreuves, comme le 100 mètres mais j’avais à peine le temps d’ouvrir les yeux que la course était finie... Forcément, cela a été une déception de ne pas y être, on espère toujours. Après, quand on se fait sortir de l’équipe de France par Alain Portes sans en connaître la raison, c’est difficile… Derrière Olivier Krumbholz est revenu et il allait continuer avec le groupe déjà en place.

Après un début de saison parfait, vous restez sur trois défaites, dont une de sept buts à Oldenbourg (22-29) que vous devez rattraper dimanche.
A l’aller, on fait un non-match pendant 30 minutes. On ne replie pas alors qu’on savait qu’elles jouaient les contre-attaques, on joue en marchant alors qu’on voulait monter les ballons. On n’a pas respecté les règles que Flo (Sauval) et Christophe (Cassan) nous ont données avant le match… Tout ce qu’il ne fallait pas faire, on l’a fait. C’était un premier match de Coupe d’Europe pour plus de la moitié de l’équipe, peut-être que le facteur stress a joué. Mais je n’ai pas envie de m’afficher à domicile, on va tout donner pour essayer de rattraper ces sept buts. C’est dur mais faisable. Il faudra jouer 60 minutes, chaque ballon va peser lourd.

Comment expliquez-vous ces difficultés ?
Les jeunes savaient qu’elles allaient avoir du temps de jeu cette saison, elles le voulaient… et pourtant, je n’ai pas l’impression qu’on s’arrache sur le terrain. Après, ce n’est pas que la faute des jeunes, offensivement je suis passée à côté de mon match à Nantes. Mais il y a des choses simples comme les replis défensifs qu’on n’assure pas. Ces petits détails font vite monter l’agressivité, la tension entre nous. Alors que ce n’est qu’une question de volonté, cela ne demande pas un bac +10.

Quels sont les objectifs de Fleury cette saison ?
Les play-offs. Fleury parle d’un projet sur quatre ans, comme s’ils retournaient un peu en arrière aussi. Je ne sais pas si je ferai toujours partie de ce projet à l’avenir (elle a signé deux saisons) mais je profite. On joue, on s’éclate, et j’espère qu’on va gagner le prochain match.

Que peut-on vous souhaiter, personnellement ?
De prendre du plaisir ! Cela semble banal mais je suis restée très joueuse, et même si c’est mon travail, j’arrêterai le jour où je ne prendrai plus de plaisir. Je garde mon âme d’enfant, je reste un peu gamine, sinon je ne me serais pas intégrée à l’équipe. Je pousse des gueulantes de temps en temps mais ça n’empêche pas le reste. C’est mon caractère qui m’a amené là où je suis aujourd’hui, donc je ne compte pas changer. Je sais d’où je viens, je sais où j’en suis et je sais où je vaux aller… du moins je l’espère (sourire).

Brest prend de l'avance

La Russie, c'est loin, mais cela peut aussi s'arrêter à Landerneau. Puisque les deux matchs sont prévus dans la cité finistérienne pour Brest, les Bretonnes se sont donc imposées "à Volgograd" ce vendredi soir, pour le 2e tour aller de la Coupe EHF (29-25). Un succès plus qu'encourageant mais qui suscite néanmoins la prudence alors qu'il faudra enchaîner avec le match retour ce samedi, toujours à Landerneau. Mais les filles de Laurent Bezeau ont les clés en main pour passer un tour de plus, ce qui serait déjà une très belle performance.

Les buteuses brestoises : Mangué (7), N'Gouan (4), Desgrolard (3), Durand (3), N'Tsama Akoa (3), Pineau (3), Geiger (2), Limal (2), Copy (1), Tissier (1), Le Bellec, Prouvensier, Tizi, Toublanc.

Pour les autres, il faudra être costaud

Un petit but, c’est ce que les Nantaises vont devoir préserver à Debrecen, 4e du Championnat hongrois, qui a eu toute la semaine pour se préparer quand les Ligériennes ont pu engranger de la confiance (mais aussi de la fatigue) en battant Fleury mercredi. Un vrai défi attend donc les coéquipières de Malin Holta, qui vont devoir montrer qu’elles ont gagné en maturité depuis l’an dernier, quand elles avaient craqué à en Suède alors qu’elles avaient les moyens de passer. Une victoire, un nul ou même une défaite avec plus de 24 buts marqués permettraient aux filles de Jan Basny de poursuivre leur aventure continentale.

Pour Issy-Paris, qui ambitionne la phase de groupes, il faudra remonter quatre buts à Érd (3e de la Ligue hongroise), lui aussi bien reposé cette semaine à l’inverse des Parisiennes, vainqueurs à Chambray mercredi. Dépassées à l’aller en défense (30 buts encaissés), les filles de Pablo Morel savent ce qu’il leur reste à faire. D’autant qu’elles peuvent s’appuyer sur une énorme Silje Solberg derrière, la gardienne norvégienne ayant semble-t-il déjà trouvé ses marques dans la capitale (meilleure gardienne du Championnat au nombre d’arrêts, 2e au pourcentage chez les joueuses ayant subi plus de 20 tirs).

Coupe EHF, 2e tour retour
Samedi, 20h30 : Brest – Volgograd (RUS) (aller : 29-25) ; 21 heures : Debrecen (HON) – Nantes (aller : 23-24).
Dimanche, 17 heures : Issy-Paris – Érd (HON) (aller : 26-30) ; 17h15 : Fleury – Oldenburg (ALL) (aller : 22-29).

© Pierre Menjot
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