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Coupe EHF : le verre à moitié plein…
Coupe EHF : le verre à moitié plein…
24 Octobre 2016 | Europe

… ou à moitié vide ? Les clubs français ont réalisé un deux sur quatre ce week-end en Coupe d’Europe. Si Brest a assuré et Nantes réussi une très grosse performance en Hongrie, Fleury et Issy-Paris n’ont pas su inverser la tendance.

Nantes s’est montré costaud
La victoire d’un but à l’aller ne garantissait en rien une qualification nantaise. Alors samedi, lors du match retour, les filles de Jan Basny ont fait les choses très bien : elles se sont imposées à Debrecen, un vrai costaud, en faisant fi de la pression et de la chaude ambiance qui régnait, les équipes hongroises n’étant pas vraiment du genre à « lâcher » les Coupes. Après la belle entame des locales, revanchardes de l’aller (5-4, 9e), les Nantaises ont passé un 4-0 pour prendre les commandes au quart d’heure (6-9). Et malgré le rapproché adverse au repos (12-13), malgré un tableau d’affichage un moment retourné (20-19, 45e), jamais elles n’ont renoncé ou paniqué et dans une fin de match impeccable de sérénité, elles ont assuré leur victoire par leur solide défense.

Si la victoire est déjà révélatrice, la façon dont les 5es du dernier Championnat ont géré les débats prouve aussi la maturité qu’est en train d’acquérir ce groupe, plutôt stable par rapport à l’an dernier mais où les cadres ont pris de l’assurance. A l’image de la capitaine Pauline Coatanéa, 23 ans et deux petits matches de Coupe d’Europe avant cette saison, encore décisive samedi (5 buts). Et puisque la Norvégienne Malin Holta (20 buts en deux matchs face à Debrecen) apporte un danger qui n’existait que par Jovana Stoiljkovic derrière, le collectif ligérien se porte mieux et n’a pas répété les erreurs de l’an passé, à Höör. Egalement mieux en Championnat, Nantes peut maintenant croire en une qualification pour la phase de groupes, ce qui ne ferait qu’accélérer sa progression.

Debrecen – Nantes
26 – 28 (Mi-temps : 12-13)

Debrecen
Gardiennes : Horvat et Lajtos.
Joueuses de champ : Lajtos (1), Varsanyi (1), Yezhykava (5), Csaki (7), Punko (3), Tovizi, Kelemen, Siska, Sirian (4), Garbuz (5), M. Toth, Marincsak, Despotovic, Penzes, Szabo.
Entraîneur : A. Tiselj.

Nantes
Gardiennes : Callavé et Pierson.
Joueuses de champ : Marchal, Holta (9), Lignières, Mandret, Schop (3), Chesneau (2), Ahanda, Stoiljkovic (3), Soulard (1), Clavel (1), Escribano (4), Coatanéa (5), Ekoh, Klein.
Entraîneur : J. Basny.

Ce Brest est très costaud

Le travail avait été bien entamé la veille, avec une victoire de quatre buts (25-29). Les Brestoises l’ont terminé en trente minutes à peine, samedi, face à un Dinamo Sinara totalement dépassé dès le quart d’heure (8-1, 16-8 au repos). Face à une équipe extrêmement jeune et amputée de sa demi-centre Yaroslava Frolova, intéressante vendredi (5 buts) mais préservée le lendemain, le BBH n’a pas fait de détails, impressionnant en 0-6 devant une brillante Cléopatre Darleux (12 arrêts au repos). « Le début de match parfait pour se qualifier », appréciait Laurent Bezeau, entraîneur d’autant plus satisfait que toutes ses joueuses ont apporté durant cette double confrontation. Après Marta Mangué pour le « match aller », c’est la capitaine Stéphanie N’Tsama Akoa qui a pris le leadership des buteuses (9 buts), bien relayée par tout un collectif qui a répondu présent. C’est donc presque sans trembler que les Bretonnes passent ce tour et espèrent maintenant rejoindre la phase de groupes.

Brest – Volgograd
31 – 26 (Mi-temps : 16-8)

Brest
Gardiennes : Darleux et Dangueuger.
Joueuses de champ : Toublanc (2), Tissier, Geiger (1), Durand, Copy (5), N’Gouan (2), Pineau (2), Le Bellec, Prouvensier (1), Tizi (1), N’Tsama Akoa (9), Limal (2), Desgrolad, Mangué (6).
Entraîneur : L. Bezeau.

Volgograd
Gardiennes : Titovskaya et Anoshkina.
Joueuses de champ : Fanina (1), Frolova, Golikova (1), Avdekova, Suslova (8), Vedekhina (2), Belikova (1), Markova (2), Ganicheva (2), E. Petrova, Chopikyan, Skorobogatchenka (1), Vernigorova (5), Makina (3).
Entraîneur : E. Bogdanova.

Fleury a frôlé la « remontada »

Les sept buts à remonter apparaissaient comme un gouffre. Et pourtant, Fleury a bien failli en sortir, dimanche, face aux Allemandes d’Oldenburg. Parfaitement entré dans son match (8-4 puis 11-6, 22e), le vice-champion de France a été virtuellement qualifié en début de seconde période, quand Paule Baudouin donnait huit buts d’avance aux siennes (18-10, 36e). La remontée improbable était en marche… et puis Oldenburg a réagi. Passées ces dix premières minutes difficiles (21-13, 42e), le 5e de Bundesliga l’an passé s’est refait la cerise, enfin plus solide en défense et en trouvant plus de solutions en attaque (22-18, 50e). Mais Fleury, emmené par une excellente Bruna de Paula (7 buts) et une Alena Ikhneva qui commence déjà à trouver ses marques (6 buts), y croyait toujours à l’entame des cinq dernières minutes (25-20). Pas suffisant, finalement, Oldenburg terminant mieux le match pour s'incliner de trois buts (26-23).

Clairement, c’est à l’aller que les coéquipières de Julie Foggea ont perdu leur qualification, en loupant totalement leur première demi-heure. Rageant, car il y avait la place pour passer au moins un tour, et si la Coupe d’Europe n’est pas la priorité des filles de Christophe Cassan, elle aurait pu permettre à ce jeune groupe d’emmagasiner de l’expérience avant de, peut-être, rejouer une Coupe européenne ces prochaines saisons. Voilà donc un calendrier délesté des échéances continentales. Ce qui laissera le temps pour trouver une alchimie, Fleury restant pour l’instant bloqué à 26 buts maximum en attaque. Insuffisant ce dimanche pour renverser la vapeur.

Fleury – Oldenburg
26 – 23 (Mi-temps : 14-8)

Fleury
Gardiennes : Foggea et Errin.
Joueuses de champ : B. De Paula (7), Sankharé (1), Agathe (4), P. Baudouin (4), Ondono, Chavez (2), Guerrier, Ikhneva (6), Deville (1), Le Bihan (1), Nianh, Grimaud, Rizo Gomes.
Entraîneur : C. Cassan.

Oldenburg
Gardiennes : Renner et Kohorst.
Joueuses de champ : Schnack (6), Thomas, Birke (2), Müller (2), I. Smits (1), Dulfer (2), Behrend, Geschke (4), Kaiser, Hartstock (3), Jongenelen (3), Mala.
Entraîneur : A. Huntemann.

Issy-Paris est tombé sur plus fort

Comme Fleury, Issy-Paris avait des buts à remonter, quatre exactement. Mais à l’inverse des Loirétaines, les Parisiennes n’ont jamais laissé croire qu’un renversement de situation était possible. Même quand elles ont été derrière au cœur de la seconde période (19-18), les Hongroises de Érd n’ont jamais semblé désemparées face aux locales. Et pour cause : leur attaque a encore tourné à plein régime et après les 30 buts de l’aller, elles ont scoré à 29 reprises dimanche lors du match retour. Trop pour Issy-Paris, séduisant en attaque et vraiment désireux de revenir (10 buts pour Stine Oftedal notamment), mais qui n’a pas encore trouvé la solidité défensive pour résister à un adversaire de ce calibre. Les dangers étaient pourtant bien identifiés depuis l’aller, depuis la saison dernière même, mais l’ailière droite Katarina Krpez (22 buts en deux matchs !) et la puissante base arrière adverse ont fait trop de mal.

Érd, avec seulement six buteuses différentes, était plus costaud, mieux préparé aussi peut-être alors qu’Issy-Paris, comme Fleury, va avoir besoin de quelques semaines pour tourner à plein régime. C’est regrettable tant les filles de Pablo Morel, habituées à aller loin en Europe, avaient fait un objectif de la phase de groupes.

Issy-Paris – Érd
26 – 29 (Mi-temps : 15-16)

Issy-Paris
Gardiennes : Solberg et Garba.
Joueuses de champ : C. Lassource (4), S. Oftedal (10), Sercien, Camara, Zalewski (4), Tegstedt (1), H. Oftedal (3), Niakaté (1), Abbingh, Wibe (2), D. Lassource (1), Deba.
Entraîneur : P. Morel.

Érd
Gardiennes : Janurik, Gyori et Gridnyeva.
Joueuses de champ : Vajda, L. Szabo, A. Bulatovic, Kisfaludy (4), Klivinyi (4), Gulyas, Fekete, Araujo (6), Signaté (2), Khavronina, Krpez (10), Barjan, Gonzalez (3).
Entraîneur : E. Szabo.

Gnabouyou, Mendy et Obein passent aussi

Outre Brest et Nantes, trois Françaises se sont qualifiées pour le 3e tour de la Coupe EHF. Sans trembler, les Danoises de Viborg se sont qualifiées aux dépens du Slavia Prague (65-45 sur les deux matchs), avec deux buts de Marie-Paule Gnabouyou à chaque rencontre. Claudine Mendy et Fehervar en seront aussi et l’arrière française y est pour beaucoup, elle qui a inscrit douze buts en deux matchs face aux Roumaines de Roman (55-49 au total). L’ancienne Niçoise Biljana Bandelier a également apporté douze buts en deux matchs. Enfin, la gardienne Wendy Obein continue son aventure avec les Allemandes de Metzingen, solides face aux Tchèques de Banik Most (59-47). Audrey Bruneau et Hypö entrent en lice au 3e tour, comme Armelle Attingré avec Ankara.

Tirage au sort mardi

C'est le 25 octobre à 11 heures que les clubs français connaîtront leur adversaire du 3e tour, dernier obstacle avant la phase de poules. Brest et Nantes se situent dans le Pot 2 et auront donc droit à du costaud, même si certaines équipes semblent plus abordables que d'autres.
Les adversaires possibles : Hypo Niederösterreich (AUT), Koprivnica (CRO), Viborg (DAN), Holstebro (DAN), Bera Bera (ESP), Dunajvauros (HON), Conversano (ITA), Dalfsen (P-B), Lublin (POL), Braila (ROU), Michalovce (SLQ), Ankara (TUR)

© Pierre Menjot
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