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Coupe de la Ligue M: S'il n'en reste qu'un, ce sera Billère
Coupe de la Ligue M: S'il n'en reste qu'un, ce sera Billère
31 Octobre 2016 | France > Coupe LNH

Revoilà Billère ! Non pas (encore) en tête de la Proligue mais seul rescapé de l'étage inférieur des 8èmes de finale de la Coupe de la Ligue. Et c'est Chambéry qui a fait les frais de l'exploit des Béarnais en s'inclinant largement (33-26). Sept équipes de D1 participeront également aux prochains quarts de finale programmés à la mi-décembre.

par Yves MICHEL

Il aura donc fallu attendre l'ultime rencontre du week-end pour assister au seul renversement de hiérarchie en 8èmes de finale de la coupe de la Ligue. Billère, actuel 6ème de Proligue a éliminé Chambéry, le 5ème de l'élite. En y mettant en plus la manière sans le moindre complexe de supériorité. Pendant tout le match, les Savoyards n'ont pas donné les signes d'une équipe qui avait vraiment envie de s'imposer. « Leur manque d’impact nous a surpris, remarque Guillaume Crépin, le demi-centre béarnais (notre photo de tête). Même si on a mené tout au long du match, on pensait que tôt ou tard, ils allaient réagir. Franchement, je trouve qu'on n'a pas mis plus d'intensité que ça. » La réaction d'orgueil tant attendue de la part des Savoyards ne prendra jamais forme. L'écart au score tournera souvent à la correction pour atteindre au plus fort de la crise, neuf longueurs (28-19 à la 49ème) ! « Il y avait la motivation de notre côté, on ne s’est pas pris la tête. D’habitude en D2, on a le statut de favoris, là, on ne l’avait pas, ce qui nous a permis de jouer complètement relâché. Cela peut être considéré comme une surprise mais bon, on a quand même eu la maîtrise de la rencontre. » Avec Crépain, général en chef de l'artillerie (8/13) et Arnaud Tabarand (photo ci-dessous) comme ultime rempart (12 arrêts), rien ne pouvait arriver aux Béarnais, galvanisés par le soutien indéfectible de 3000 supporters réunis au Palais des Sports de Pau. Si à Chambéry, Quentin Minel et Edin Basic sont sortis du lot, Melvynn Richardson (4/11) n'a pas eu sa réussite habituelle, tout comme Damir Bicanic qui est passé à côté de son match. A Billère, on n'avait pas forcément programmé un tel cadeau, moins de deux mois avant les fêtes. L'entraîneur Aitor Etxaburu avouait même après la rencontre qu'il aurait préféré que son équipe s'impose en championnat, le mercredi précédent en déplacement à Pontault-Combault. « Non, non, ce qui nous arrive est très bien, souffle Guillaume Crépain. Certains voudraient qu'au tour suivant, on tire le PSG à la maison pour l'affluence. Je suis un compétiteur, j'aimerais aller encore plus loin. Ce serait bien de recevoir un club qui doute un peu en D1 et atteindre le Final Four.» Et l'ancien Ivryen et Tremblaysien de regretter que la trêve internationale stoppe cette dynamique avec en ligne de mire, Tremblay, prochain adversaire en championnat. 
 

Quatre questions à Christian Laffitte, président du BHB

Président du Billère Handball Pau Pyrénées depuis près d'un quart de siècle où il a connu bien des émotions au sein du club (de la montée en D1 à la descente immédiate sans avoir remporté le moindre match en 2012-2013, et des deux sanctions administratives et la perte de points sur tapis vert, en 2015 et 2016), Christian Laffitte a apprécié à sa juste valeur cette qualification face à Chambéry.

Il y avait longtemps que vous n'aviez pas vécu une telle satisfaction...
C'est vrai. On espérait faire un coup et je dois dire que tout nous a réussi. L'équipe ne s'est jamais désunie et quand j'ai regardé le tableau d'affichage et que j'ai vu qu'on menait de 9 buts, je me suis demandé si je rêvais. Les 5 dernières minutes, l'entraîneur a utilisé les jeunes du centre de formation, en plus, le public était au rendez-vous, on sort de ce week-end avec une très belle satisfaction.

L'objectif n°1 reste toutefois la Proligue...
Oui, on vise les play-offs. L'année dernière, on nous en a privé (3 pts retirés et match perdu 0-20 pour avoir utilisé un joueur non qualifié), ce qui n'a pas empêché l'équipe de terminer à un point de la 5ème place. La Fédération a laissé quand même jouer Mulhouse qui a mis ensuite la clé sous la porte, alors que la situation était connue depuis 6 mois. Je reste très amer par rapport à cet épisode.

Bon, vous avez retrouvé le sourire avec cette qualification...
On sait très bien qu'une équipe de Proligue n'ira pas au bout de la compétition. Alors je pense qu'il vaut mieux prendre un cador, Paris, Montpellier ou Nantes, si possible à domicile pour offrir une belle affiche à nos supporters. Mais je le répète, on est axé sur les play-offs et si on parvient à remonter, on veut donner une autre image que celle véhiculée il y a quatre ans. 

Le traumatisme de ces 26 défaites en autant de matches a-t-il été évacué ?
Oui, totalement. D'ailleurs il ne reste qu'un seul joueur (Pascal Allias) de cette époque. Je dirai même que cette mésaventure nous a aidés à avancer, à mieux structurer le club. Les médias en reparlent de temps en temps, je souhaite à aucune équipe de vivre ce qu'on a vécu mais pour nous, c'est du passé. 


              Nicolas Claire au rendez-vous avec Nantes des quarts de finale de la Coupe de la Ligue


Si à la fois Nantes et Montpellier ont géré leur opposition face à respectivement Tremblay et Chartres, les deux principaux prétendants à la remontée parmi l'élite, chaque match a connu son lot de péripétie. Le diesel montpelliérain auquel Michaël Guigou (blessé) n'a pas prêté main forte, a mis presque toute une mi-temps pour jauger son adversaire (18-15) avant de le surclasser au retour des vestiaires (25-17 à la 41ème). Chartres jettera tout dans le combat durant le dernier quart d'heure sans pour autant remonter son handicap (32-28).  A Tremblay, le scénario a été plus stressant, du moins pendant les 40 premières minutes puisque les partenaires de Patrice Annonay (15 arrêts) ont fait jeu égal ou presque (22-24 à la 41ème). Et puis en un quart d'heure, le verrou a sauté et Nantes grâce notamment à Florian Delecroix (8 buts) a pu s'imposer (31-35).  

Malgré la faillite encore chronique de ses gardiens mais avec la renaissance d'un Marko Mamic qui avait disparu des radars, bien épaulé par Julian Emonet et Guillaume Joli, Dunkerque a déjoué le piège tendu à Ivry. Il y a onze jours, les Val-de-Marnais avaient donné la leçon, cette fois-ci les Nordistes ont resserré les rangs et ont surtout profité de la maladresse adverse (15 pertes de balle) pour prendre le large d'entrée avant d'être rejoint à la pause et de faire surtout la différence dans le dernier quart d'heure (25-30).

Au rayon des formations qui ont du non seulement transpirer mais se faire un peu peur pour se qualifier, Istres a frôlé l'exploit face à St Raphaël. Après une 1ère période très serrée malgré un départ canon des Raphaélois, la situation a semblé se décanter pour les joueurs de Joël Da Silva en milieu de seconde période (15-18 à la 49ème). Mais les Istréens sécurisés par Robin Cappelle (13 parades) vont revenir au score dans les toutes dernières minutes. Pour autant, St Raphaël aura le mot de la fin en s'imposant d'une courte tête (22-23).

Situation aussi tendue à LimogesCréteil (certes décimé) a failli passer à la trappe. Animés par leur excellent capitaine Jonathan Roby (7/7) et un quasi infranchissable Vilius Rasimas (21 arrêts), les Limougeauds qui menaient conséquemment à la pause (15-10) peuvent avoir des regrets. Les Cristoliens ont été souvent mis en échec. A l'image de Hugo Descat, incapable de marquer depuis son aile (0/5). Seuls 2 tirs à 7 m sur 3 tentatives viendront alimenter son maigre écot. Bref, sans casser des assiettes au pays de la porcelaine, Créteil a poussivement fait la différence dans les deux dernières minutes grâce à un Csepreghi, enfin retrouvé (9 buts).  

Les deux fessées du week-end sont pour... Pontault-Combault qui a subi le sursaut de Toulouse. Après un 1er acte très accroché (14-15), le Fénix s'est envolé en passant un 0-7 rédhibitoire et en augmentant l'écart avec une pointe à +11 avant de conclure sur une note toute aussi salée (27-35). Les Sudistes pourront saluer la prestation d'un intenable Nemanja Ilic (13/15 dont 4/4 à 7m).

Déculottée également pour... Caen face à Paris. Seulement voilà, les Normands ont obligé Noka Serdarusic à poser son 1er temps mort après seulement 9' de jeu. Le PSG était mené 4-1 ! Bon, ensuite, le rouleau-compresseur a fait son œuvre. Dix buts d'écart à la pause, 17 à la 49ème, 12 au final (27-39)  


                         Miha Zvizej (5 buts) un des artisans du succès de Montpellier face à Chartres


MONTPELLIER HANDBALL - CHARTRES MH28     32 - 28  (MT: 18-15)
Statistiques du match

US IVRY - DUNKERQUE HGL                                 25 - 30  (MT: 13-13)
Statistiques du match

TREMBLAY-EN-FRANCE - HBC NANTES                31 - 35  (MT: 16-16)
Statistiques du match

UMS PONTAULT-COMBAULT - FENIX TOULOUSE     27 - 35  (MT: 14-15)
Statistiques du match

LIMOGES HAND 87 - US CRETEIL HAND              24 - 25  (MT: 15-10)
Statistiques du match

ISTRES PROVENCE - ST RAPHAEL VHB                22 - 23  (MT: 11-11)
Statistiques du match

CAEN HANDBALL - PSG HANDBALL                      27 - 39   (MT: 8-18)
Statistiques du match

BILLERE HB PP - CHAMBERY SMBH                     33 - 26   (MT: 16-12)
Statistiques du match


Le tirage au sort des quarts de finale de la Coupe de la Ligue (programmés les 10 et 11 décembre) aura lieu le mardi 8 novembre à 11h au siège de la LNH à Paris.

© Yves Michel
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