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Mondial : Des Bleus à réaction
Mondial : Des Bleus à réaction
21 Janvier 2017 | International > Mondial
La première marche vers le titre est gravie ! En éliminant l’Islande 31-25, les Français ont fait le boulot de façon propre et nette. Pourtant l’entame de match a été à la limite de la catastrophe avec des Tricolores amorphes et hésitants, comme pris par l’enjeu. Mais, emmenés par un trio Guigou - Karabatic - Remili, tout s’est peu à peu rééquilibré L’Islande aura un peu tout tenté pour contrer la domination française. Jouer dur, jouer en supériorité numérique, mais il en manquait encore beaucoup pour mettre à la raison les Bleus et leurs 28 000 supporters en liesse.

A Lille, notre envoyé spécial Yves MICHEL

Et pour son 6ème match dans ce Mondial à la maison, la France a passé l’obstacle islandais non sans avoir souffert. Ces Français-là sont aussi attachants qu'incorrigibles. Ils n'ont aucune pitié pour les nerfs des 28 000 supporters entassés dans cette Arena surchauffée. Vingt minutes à tourner autour du pot ou plutôt à tenter de chercher comment prendre en défaut un bloc islandais des plus compacts très réactif qui ne leur laisse même pas le temps d'armer leurs tirs. C'est en attaque placée que les Tricolores vont éprouver les pires difficultés à s'exprimer. Très performants dans le jeu au près, les Islandais profiteront de la fébrilité adverse pour récupérer des ballons et marquer. Le 0/3 qui sanctionne les six premières minutes de la rencontre ne sont que le résultat d'une équipe insulaire qui sans être irrésistible va se montrer plus efficace que les Français. Il faudra des exploits personnels de Niko Karabatic, de Michaël Guigou ou Cédric Sorhaindo pour ramener la marque à un écart plus en rapport avec les souhaits d'un public qui lui, n’a jamais faibli. Mention double pour "Mika" pour ses prises de risques à la passe et sa vista et en plus il s'est remis la tête à l'endroit sur les 7 mètres. Dans le cours du match, un temps mort salvateur au bout de 11' rétablira un certain équilibre. Avant cela et pendant toute la 1ère période, la base arrière islandaise va montrer toute son efficacité. A la manoeuvre notamment Runar Karason, le gaucher de Hanovre et Olafur Gudmundsson, son compère sur le côté opposé. Ces deux-là, à longue portée et à six mètres vont entretenir l'espoir de leur équipe (14-13).



Une association payante à droite


Avant cela et alors que la France est en ballottage défavorable, les coaches ont modifié leur stratégie sur le couloir droit. Nedim Remili est entré à la 19ème minute avec un replacement de Valentin Porte sur l'aile droite. Cette association apparait tout de suite plus efficace que celle choisie en début de rencontre dans le même alignement, Abalo et Dipanda. Les deux ne rentreront jamais dans le temps de jeu qui leur sera donné. Nedim Rémili lui, va avoir un temps d'adaptation mais va finir par se régaler, profitant de toutes les offrandes qui lui seront remises. « En 2ème, j’étais plus concentré, je me suis mis un peu plus de pression car j’étais quand même un peu trop relâché, mais voilà, je suis quand même content. Ça s'est plutôt bien passé pour moi mais l’essentiel, c’est que ça se passe bien pour l’équipe.» Très à l'aise sur cette base arrière, le Parisien a aussi bénéficié du travail de ses coéquipiers. Comme à la 34ème minute, ce mouvement digne d'une démonstration au tableau noir, avec à l'amorce Nikola Karabatic qui attire toute l'attention sur lui et qui sert au millimètre son jeune coéquipier. « C’est Niko.. hein… si dans ces moments, les Islandais ne défendent pas à deux sur lui, ils n'ont aucune chance. Quand tu joues avec des gars comme Niko ou Daniel derrière, c’est clair que cela ouvre énormément d’espaces. On le voit au PSG, cela se passe plutôt bien, je n’ai plus qu’à finir, le tout est de s’appliquer.» Insatiable, le gaucher va ensuite bonifier la plupart des espaces dont il va bénéficier. Les Islandais sont totalement dépassés, Geir Svensson leur entraîneur est obligé d'abattre deux temps morts en  7 minutes. Le chiffre 7 marque justement l'écart en faveur des tricolores au tableau d'affichage (23-16 - 42ème). Thierry Omeyer qui avait montré le bout de ses extrémités en 1ère période, va profiter de la 2ème période pour totalement se lâcher. En revanche, c'est la panique du côté de ses vis-à_vis. Gustavsson (2/14) qui peu avant la mi-temps, avait laissé sa place à son binôme Edvardsson, est obligé de revenir fissa aux affaires car sa doublure s'avère pitoyable (1/9). La maîtrise est française, le baroud d'honneur... islandais. Karason plantera quelques banderilles sans que le rapproché au tableau d'affichage soit déterminant pour entamer le moral des Français (25-22 - 52ème). Des Français qui termineront en quasi roue libre, ovationnés par une assistance déchaînée (31-25)




Une ambiance comme nulle part ailleurs

A Bercy mais surtout à Nantes, la ferveur du public avait marqué les esprits. A Lille, elle a atteint un niveau que même les plus aguerris parmi les joueurs français ne pouvaient soupçonner. Et quand on sait que cette soirée n’était qu’une mise en bouche, qu’il y aura mardi, un second rendez-vous, une seconde communion avec cette fabuleuse assistance, on n’ose même pas imaginer une ambiance plus électrique, plus poussée à son paroxysme. Seul bémol, il faisait par moments un peu froid mais la chaleur populaire a tempéré l'atmosphère. « On s'est quand même pelé, affichait Valentin Porte, pince sans rire comme à son habitude. Les Islandais eux, étaient à température ambiante, comme à la maison. Je pense qu’on va avoir quelques bronchites dans le groupe... enfin je n'espère pas. La solution pour ne pas ressentir cette sensation de froid, c’est de tout le temps être en mouvement. Mais franchement, c'était génial de communier avec cette ferveur. On en redemande.» A la fin de la rencontre, les Bleus ont eu l’élégance d’aller saluer ce magnifique public au soutien indéfectible même lorsque les Islandais avaient le dessus. « Ça s’est fait comme ça, comme si c’était naturel, je crois même qu’on n’a pas réfléchi. En fait, on ne voulait pas partir et quitter cette ambiance car cela ne se reproduira pas de sitôt, enfin si, mardi en quarts de finale. 20 000 spectateurs ont déjà pris leur billet, la qualification de la France pour le quart va à n’en pas douter décider les 8000 autres à garnir les places restantes, à se manifester aux guichets. Et on pourra assister à une 2ème soirée mémorable.



Mardi, les Tricolores remettront le couvert sur le parquet lillois. Dans cette enceinte qui une nouvelle fois, ne demandera qu’à s’embraser. Avec comme partenaire de jeu, la Suède du Parisien Jesper Nielsen et du Toulousain Fredric Pettersson ou le Belarus du Raphaélois Artsem Karalek. Deux univers et deux styles de jeu différents, un adversaire (la Suède) que les Français connaissent parfaitement, un autre (Belarus) dont il faudra quand même se méfier même si dans le tour préliminaire, son parcours a été chaotique avec cette défaite de 4 buts d’entrée, face au Chili, une victoire poussive face à l’Arabie Saoudite, deux leçons de réalisme infligées par la Croatie et l’Allemagne et un dernier succès, étriqué face à la Hongrie.



Ludovic Fabregas, la jeunesse flamboyante

Ludovic Fabregas élu "MVP" de la rencontre avec notamment une belle copie à 5/6 a montré toute sa puissance avec l'aplomb d'un vieux de... 20 ans. Sa vitesse d'exécution, sa capacité à se retourner et sa finition ont véritablement créé des brèches. Pourtant le Catalan aux favoris aussi bien taillés qu'un gentilhomme du 18ème, est un perfectionniste dans l'âme. « On s’est mis en difficulté nous-mêmes en début de match, même si l’Islande a été efficace,  c’est nous qui leur donnons les ballons. Ces moments difficiles vont nous servir pour la suite de la compétition. Ce soir, c’est une leçon supplémentaire pour cette entame ratée. Il faut se dire qu’aujourd’hui, ça passe parce qu’on a réussi à réagir derrière mais peut-être qu’une prochaine fois, ce sera des buts qui vont nous coûter très chers. » Impassible, l'ancien champion de vélo-trial finira par avouer... « Je suis content mais il y a encore des petites imperfections, des moments où je pars au contact. Plus on va évoluer dans la compétition, plus j’ai envie d’être performant car ce sont ces petits détails qui risquent de compter et faire la différence. »  Au diapason du maître Cédric Sorhaindo, "Ludo" prend du coffre et de l'importance dans cette équipe de France qui rappelons-le, a du laisser sur le bord de la route, dès le 2ème match contre le Japon. Il peut être rassuré avec ses deux compères, la maison est bien gardée. 

Le diaporama magique de Céline DELY au stade Pierre Mauroy

A Lille, Stade Pierre Mauroy
Le samedi 21 janvier à 18h00
France - Islande : 31 - 25 (Mi-temps : 14-13)

28 000 spectateurs
Arbitres : MM GRILLO LOPEZ Julian Ismael et LENCI Sebastian (Argentine)

Evolution du score : 1-3 5°, 4-6 10°, 7-7 15°, 9-8 20°, 12-10 25°, 14-13 MT - 19-14 35°, 22-16 40°, 24-19 45°, 25-21 50°, 27-23 55°, 31-25 FT.

France - Islande 31-25
Mondial 2016-2017, 21 Janvier 2017 (18h00), Tour 1 | Phase 1
FranceFrance
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
N.KARABATIC4/90/04/973010425
D.NARCISSE4/70/04/791200425
M.GUIGOU4/62/26/821000622
N.REMILI5/80/05/810000514
L.FABREGAS5/60/05/600100512
V.PORTE2/20/02/21211028
C.SORHAINDO3/40/03/40010036
L.ABALO1/10/01/10010011
W.ACCAMBRAY0/00/00/00000000
A.DIPANDA1/20/01/21020010
K.MAHÉ0/00/00/00000000
D.MEM0/00/00/00000000
O.NYOKAS0/00/00/00000000
T.N'GUESSAN0/00/00/0001000-2
Total29/452/231/4721792031111
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
T.OMEYER11/330/111/340100003
V.GERARD0/00/00/00000000
Total11/330/111/3421892031114
IslandeIslande
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
R.KARASON7/120/07/1210100716
B.ELISSON3/30/03/301000311
A.ATLASON2/60/02/62000026
B.GUNNARSSON2/20/02/20000026
A.GUNNARSSON2/20/02/20001024
G.SIGURDSSON0/00/00/01100004
G.JONSSON1/20/01/22011012
K.KRISTJANSSON0/00/00/01000002
J.SMARASON3/30/03/30040031
A.HALLGRIMSSON0/00/00/00000000
O.MAGNUSSON0/11/11/21020010
O.GUDMUNDSSON4/90/04/9004004-1
G.HELGASON0/00/00/0001000-2
A.ARNARSSON0/00/00/0001200-6
Total24/401/125/418214402543
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
B.GUSTAVSSON6/270/26/29010000-7
A.EDVARDSSON1/90/01/9000000-8
Total7/360/27/388314402528

Le résumé du match en vidéo

Handzone
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Défense
emmanuel clerc | Dimanche 22 Janvier 2017 (15h56)
"Propre et nette" ?.. Pas l'impression que nous avons eu... Plutôt à s'arracher les cheveux devant l'apathie défensive française de la 1ère mi-temps et du rapproché islandais à l'orée du money-time... Des tireurs plutôt lents dans leurs courses d'élan qui ne sont pas touchés, des pivots qui reçoivent des ballons sans véritable contestation, et un Titi pas vraiment en verve, l'un allant souvent de pair avec l'autre...
La compo du début de match n'était pas la bonne, même si c'est facile de parler après coup... Dipanda qui flambe contre la Russie (en terminant bien les espaces dégagés par Toumout et Niko)ne flambera pas forcément contre l'Islande, la preuve... Erreur de coaching, contresens psychologique... On n'imagine pas Onesta faire ça... Maintenant la question est : sur quel match lui redonner du temps de jeu et de la confiance, vu les enjeux ?...
L'EdF s'est enfin retrouvée en défense, la lupart du temps, en 2ème mi-temps... Dinart et Gilles étaient deux gros défenseurs... On ne va pas les saouler avec l'importance, presque toujours décisive, d'une défense mobile, gniaqueuse, et impacteuse...
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