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Caraty 2017: Dunkerque remet son titre en jeu
Caraty 2017: Dunkerque remet son titre en jeu
24 Août 2017 | France > Caraty

Le Challenge Christophe Caraty est un rendez-vous incontournable pour l’élite du handball masculin. Il permet à quatre équipes du championnat d'effectuer les derniers réglages, de se jauger avant de débuter la saison. Dunkerque qui a remporté les deux dernières éditions du tournoi aura fort à faire pour mettre en échec Nantes, St Raphaël et Nîmes. Les Gardois qui ce mercredi soir ont été sévèrement battus par Cesson en amical.

par Yves MICHEL

C’est indiscutablement un tournoi atypique avec un plateau de qualité et surtout un concept qui met le handball au service d’une grande cause, la lutte contre le cancer. Le Challenge Caraty, 17ème du nom, est après l’Eurotournoi qui se déroule à Strasbourg à la même période, le 2ème tournoi français en termes de notoriété et d’affluence. L’épreuve étalée sur deux jours accueille quatre équipes parmi les meilleures du championnat national puisque cette année, Nantes (2ème la saison écoulée) sera au rendez-vous  tout comme St Raphaël (le 4ème), Dunkerque (le 6ème) et Nîmes (le 10ème). Pour chaque entraîneur, le postulat est le même, profiter de ces derniers instants privilégiés avec de réelles oppositions pour effectuer les derniers réglages, intégrer encore un peu plus les nouvelles recrues et quelque part, se rassurer à pile deux semaines (pour les deux derniers clubs cités) de leur 1er grand rendez-vous officiel (le 1er tour de la coupe de la Ligue).  Si cette année, Nantes a choisi de varier sa préparation avec un stage et un tournoi à Ehingen en Allemagne (avec 3 succès en 3 matches face à Stuttgart, Berlin et en finale face à Veszprém) puis a enchaîné sur le Morbi’hand par un sans faute (deux victoires sur Holstebro et Silkeborg), st Raphaël a quitté le tumulte de la côte d’Azur pour… Brest dans l’ouest de la Biélorussie. Les joueurs de Joël Da Silva ont parfaitement débuté en battant les Roumains du Dinamo Bucarest et une équipe finlandaise avant d’échouer en finale contre Meshkov Brest (qu’on aura l’occasion de revoir en Ligue des Champions dans la même poule que le PSG). Nîmes et Dunkerque se sont retrouvés le week-end dernier, pour un tournoi à Orléans. Si les Nordistes n’ont remporté leur confrontation face aux Gardois qu’après la séance de tirs au but, ils n’ont pas pesé bien lourd en finale face à Tremblay. Le promu de Proligue s’est largement imposé 37 à 27. « Il y a un peu d’inquiétude, avoue Patrick Cazal, même si le dernier match ne reflète pas la qualité du travail accompli jusque là par le groupe. » A sa décharge, le groupe dunkerquois a du composer avec quelques absences et des joueurs diminués physiquement. « On va dire que l’engagement de notre côté n’a pas été total mais on s’y attendait. Plusieurs nouveaux joueurs nous ont rejoints et il faut du temps pour recréer, pour trouver les timings et en plus, on a du faire notre début de préparation sans arrière gauche puisque Dylan (Garain) et Kornel (Nagy) étaient blessés et on vient à peine de récupérer Haniel (Langaro). » Voilà également une péripétie dont l’USDK se serait bien passée. L’arrivée du joueur de 22 ans a été différée à cause d’un passeport que l’administration brésilienne en grève, tardait à délivrer. Samedi, il a enfin foulé le sol français. « C’est un soulagement, souffle le coach nordiste, d’autant qu’il est arrivé dans une bonne condition physique donc on va pouvoir l’intégrer rapidement. J’aurais quand même préféré qu’il soit là bien plus tôt. »  Le 2ème Brésilien, le pivot Alexandro Pozzer lui, n’a pas eu autant de contraintes même s'il a été contrarié par une entorse d'un gros orteil.

Dunkerque qui a remporté les deux dernières éditions du challenge Caraty (en finale l’an passé contre Montpellier et en 2015 face à St Raphaël), avance donc prudemment même si l'ambition d’accrocher le wagon européen reste intacte. « Plus on avance, plus on mesure le chemin qui nous reste à accomplir, surtout en s’évaluant au contact de Nantes et St Raph’ qui sont déjà très au point. Il y a du talent, de la jeunesse, de la fraîcheur dans mon équipe mais il va falloir se montrer patient. » Le Caraty, l’Eurotournoi, puis l’Apart City Hand Cup (Aix), le Trophée des Champions et le Marrane la semaine suivante, la dernière ligne droite avant la reprise du grand barnum de la Lidl Starligue est amorcée.

Vendredi 25 août - demi-finales du challenge Caraty – salle Avel Sports à Plougastel Daoulas

18h30

USAM NIMES GARD – ST RAPHAEL VAR HB

20h30

HBC NANTES – DUNKERQUE HB GRAND LITTORAL

Samedi 26 août – Finales à l’Arena de Brest

14h45 / 16h30

Finales du Tournoi Espoirs (moins de 18 ans) *

18h30

Match pour la 3ème place

20h30

Grande finale

* Depuis lundi à Concarneau, les moins de 18 ans de Montpellier, du PSG, du sud-Finistère, de St Nazaire et une entente Cesson-Rennes participent à un challenge Espoirs. Les finalistes évolueront le samedi, juste avant les pros.



Le hand au service du combat contre la maladie, c’est l’idée qui a germé début  2000 dans l'esprit de quelques bénévoles après le décès de Christophe Caraty foudroyé par le cancer à l’âge de 24 ans. Pour ne pas rester les bras croisés, Joêl son père a convaincu quelques partenaires et surtout quelques équipes du championnat français de le suivre dans l’aventure. 17 ans plus tard, le challenge Caraty est devenu une institution et plus de 100 000 euros ont été collectés pour la bonne cause.

Joël, le challenge a sa spécificité pour aider à lutter contre le cancer…
Oui, il y a des sommes récoltées et avec cet argent, on met l’accent sur l’écoute des personnes qui sont touchées et des familles qui les accompagnent. Pour ne pas avoir connu ça lorsque mon fils était malade, on a voulu agir dans l’immédiat. En gros, déterminer quels étaient les besoins de ces personnes.

Dans quels domaines agissez-vous ?
On a aidé par exemple, à la création d’un lieu de vie « l’Espace Christophe »  au sein du service oncologie de l’hôpital Morvan à Brest. Il y a un salon avec un endroit où on peut dormir, une cuisine où préparer ses repas, laver son linge, cela permet aux familles de rester très proches du patient surtout pour celles qui viennent de loin. Cette année, on s’intéresse à la rénovation des chambres des malades.

Et pour tout cela, il faut trouver des fonds…
Oui et tous les ans, on débloque entre 8 et 10 000 euros. Il y a bien-sûr le challenge mais aussi des actions menées toute la saison avec nos partenaires.

Le Challenge est véritablement la tête de gondole.
Oui avec quatre formations invitées et pour certaines, un moment incontournable. Saint Raphaël par exemple, est vraiment une équipe de cœur et notre histoire avec eux remonte à l’année où ils étaient encore en D2. Et depuis, ils nous ont toujours été fidèles.

C’est une volonté de n’avoir que des équipes françaises ?
Au départ, le fait d’avoir plus d’équipes nous obligeait à jouer sur 3-4 jours. C’est rapidement devenu un problème de budget puisque nous prenons en charge l’hébergement et la restauration. On a donc décidé de proposer une formule plus simple, plus resserrée avec quatre équipes françaises. Il y a celles qui nous ont toujours aidés et on essaie de changer. L’an dernier, on avait Montpellier qui serait revenu si le Caraty n’était pas tombé au même moment que l’Eurotournoi.

Est-ce difficile économiquement de mettre sur pied un tel tournoi ?
Notre avantage c’est d’exister depuis 17 ans mais aussi d’être professionnels sans l’être. Notre souci constant est de présenter quelque chose de qualité. Si c’était le contraire et même si elles nous aiment bien, les équipes ne viendraient pas. Je sais que Dunkerque et St Raphaël nous accordent la priorité.

Excepté chez les filles, le département est sevré de hand de haut niveau…
C’est un paradoxe. Le Finistère figure parmi les 1ers comités en nombre de licenciés mais à part les féminines, on est sinistré concernant le haut niveau. Ici, on est à la pointe de la formation mais ne peut pas retenir ses jeunes. Pour les garçons, il n’y a pas plus haut que la nationale 3. Et on se contente de la situation. 

Le défi de remplir l’Aréna sera difficile à tenir ?
Cela dépend de plusieurs paramètres. Du retour des vacanciers, de la météo, chez nous quand il fait beau, les gens vont vers les plages. L’an dernier, on avait réussi à attirer à Brest 2200 spectateurs.

Il suffit donc de trouver 2000 personnes de plus…
Oui, le comité a acheté 1800 places pour les donner aux clubs sauf que le retour n’est pas très bon car à peine 10% de ces billets ont été distribués. Lors de la dernière édition, on avait fait la gratuité pour les moins de 16 ans. Mais remplir l’Aréna, ce n’est pas encore gagné. Il ne faut pas oublier que le vendredi à Plougastel, on attire 900 personnes.



Pour Nîmes, on est encore loin du compte 

Cesson est-il déjà très en avance ou Nîmes très en retard ? La question peut être posée tant la prestation des Gardois ce mercredi en amical à St Malo face à des Bretons déjà bien en place peut susciter quelques inquiétudes. Tout est à relativiser bien-sûr puisqu'il ne s'agit que d'un match de préparation et que l'USAM était privée de O'brian Nyateu (épaule) et Rémi Salou (genou). Le pivot doit d'ailleurs passer une IRM ce matin aux fins d'évaluation. Franck Maurice, l'entraîneur nîmois nous a confié qu'il ne prendrait aucun risque et qu'afin de préserver l'intégrité physique de l'intéressé, il pourrait le maintenir au repos et ne pas l'utiliser sur le challenge Caraty prévu ce vendredi et samedi à Brest et Plougastel. Nîmes qui comme son adversaire, a profondément remanié son effectif à l'intersaison a vite perdu pied, les attaquants mis le plus souvent en échec par une défense bretonne et son gardien Kévin Bonnefoi déjà très au point (18-8 à la pause). En seconde période, Cesson grâce notamment à ses latéraux Beauregard et Delecroix a maintenu la pression et dans les cages, Jeff Lettens a parfaitement soutenu la comparaison avec son binôme français. Côté nîmois, tout n'est pas à jeter, loin de là. Le gaucher égyptien Mohamed Sanad a montré de réelles qualités, le pivot Hichem Kaabeche (notre photo ci-dessus), une belle ardeur au combat et les spectateurs qui avaient garni la salle malouine, ont pu à nouveau apprécier la justesse et la force du tir de Jérémy Suty qui retrouvait pour l'occasion, ses anciens partenaires. A Cesson, Yérime Sylla a utilisé la profondeur de son banc à l'exception de l'arrière gauche islandais Helgason (laissé au repos) et du pivot belge Ooms (en délicatesse avec son coude). Le score a pris parfois des allures de correction (29-14 à la 53ème), les Bretons n'étant jamais inquiétés (30-19, score final).


                      Kévin Bonnefoi et Jeff Lettens... les deux gardiens cessonnais sont déjà très au point

© Yves Michel
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