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Caraty 2017: Salou, le fils prodige de retour au pays
Caraty 2017: Salou, le fils prodige de retour au pays
24 Août 2017 | France > Caraty

Tracassé par une blessure au genou, Rémi Salou saura ce vendredi matin s'il peut participer au challenge Caraty sous les couleurs de l'USAM Nîmes. Devant ses supporters, le Breton d'origine ne voudrait rater le tournoi sous aucun prétexte. Seule la raison peut l'emporter sur la passion.

A Brest, Yves MICHEL


Rémi Salou fera un essai ce vendredi matin pour savoir si son genou gauche tient le choc et s’il peut prendre part au challenge Caraty, le tournoi qu'il a vu naître carrément sous ses fenêtres. Hier le Nîmois a passé une IRM à Brest et les clichés ont révélé une petite lésion cartilagineuse. Il reste à déterminer s’il peut être utilisé sur les deux jours de tournoi et si c’est le cas, de quelle façon il le sera. A quelques jours du 1er match officiel de la saison (1er tour de la coupe de la Ligue contre Istres, le 8 septembre), le Breton d’origine ne prendra aucun risque même si fouler le parquet de l’Aréna de Brest lui tient particulièrement à cœur. Quelle que soit la décision, il tiendra ce rôle improvisé d’ambassadeur du département et de la région. « Ah mais ça, c’est tout le temps, je conseille à tous ceux que je croise de venir dans le Finistère. Je serai bien-sûr déçu si je ne dois pas jouer d’autant que toute ma famille a pris les places pour assister aux matches. » Depuis dimanche et le début du stage que Nîmes a décidé de suivre dans la région, le pivot gardois est très sollicité. Et au gré des rencontres, les souvenirs remontent à la surface. « Je suis content de revoir des visages qui me sont familiers. Je n’ai vraiment jamais quitté la Bretagne car dès que je peux je viens m’y ressourcer. Même quand j’étais à Montpellier et maintenant à Nîmes. Dans tous les cas, j’y passe toutes mes vacances. C’est vrai que c’est un peu loin mais je fais l’effort. »  Depuis ses débuts à l’âge de 6 ans à La Cavale Blanche, club de l’agglomération brestoise, Rémi Salou a connu une progression classique et régulière. Pôle espoirs de Cesson, centre de formation de Montpellier, équipes de France jeunes et juniors avec la génération 88-89 (Accambray, Barachet, Di Panda, Luka Karabatic,…), début de carrière dans l’Hérault au MAHB puis Tremblay avec plus de bas que de hauts et retour dans le sud, à Nîmes. A 55 kilomètres de… Montpellier. « En venant à l’USAM, je n’ai pas pensé à cela. Sincèrement. Je ne suis pas arrivé ici en me disant, cela va me rapprocher du club qui m’a fait passer pro. . Je n’ai pas l’habitude de regarder derrière moi. J’ai tourné la page et je me suis investi à fond dans le projet nîmois et par rapport à Montpellier, je n’ai pas à regretter quoi que ce soit. J’avoue n’avoir pas encore pensé à ce que je ferai au-delà de ma 3ème année de contrat à Nîmes (en juin 2019 lorsqu’il aura 31 ans). A la fin de ma carrière qui n’est pas encore terminée (sourires), je pense plutôt retourner en Bretagne. »  Si Rémi Salou devait avoir un regret, c’est sans doute de n’avoir jamais pu percer dans cette région qu’il chérit tant. A l’échelle du Finistère, le hand masculin de haut niveau est inexistant, les décideurs locaux ayant misé sur les filles de Brest moins coûteuses et qui assurent la notoriété au-delà des frontières terrestres. A moins de voir débarquer un jour, un émir du Golfe ou un consortium de partenaires, la situation chez les garçons risque de ne pas évoluer dans ce département de 10 000 licenciés répartis dans une soixantaine de clubs. « Après, soupire le Breton de Nîmes, de l’image que j’en ai c’est que localement, les clubs du Finistère préfèrent se faire la guéguerre pour garder leurs meilleurs joueurs, plutôt que de s’entendre pour essayer de monter une structure qui tienne la route. Chacun tire un peu la couverture à soi et ne voit pas plus loin que les limites de la commune. » Le constat est sans concession et l’intéressé n’est pas le seul à avancer une telle argumentation. Dans l’attente d’un miracle éventuel, Rémi Salou compte amener Nîmes le plus haut possible. Mais cette saison contraste avec la précédente. Il y a un an, le mercato autour du Parnasse avait été plutôt discret (4 arrivées pour deux départs). Cette fois-ci, le changement s’est opéré en profondeur.8 départs pour 7 arrivées. Cela va prendre beaucoup plus de temps pour que tout s’articule dans le même sens. On a pu le constater ce mercredi où justement, privée de Salou et Nyateu, l’équipe nîmoise a été largement débordée par Cesson (30-19).  « C’est vrai qu’il y a encore pas mal de boulot mais on sait qu’il y a un gros potentiel et une grosse marge de progression. C’est très encourageant pour l’avenir. » Le pivot reste magna…nime. Il a mûri et fait désormais partie de ce type de joueurs à qui un entraîneur ou un président de club confiera sans trop se poser de questions, les clés du camion.



Un train d'enfer pour Saint Raphaël

Des quatre équipes participant au challenge Caraty, seule celle de Nantes arrivera dans le chef-lieu du Finistère ce vendredi à la mi-journée. Nîmes a choisi la Bretagne comme lieu de stage depuis dimanche, Dunkerque est descendu du nord dans son bus aménagé tandis que St Raphaël a rallié Brest en train. Un voyage qui n'a pas été sans tourments. Parti de Reims où la veille les Varois avaient disputé un match amical face au PSG (succès des Parisiens 38-28), leur train s'est arrêté en pleine nature près de Morlaix. Bilan: un retard de deux heures qui a contraint Joël Da Silva à changer son programme. Plutôt qu'un entraînement classique, les joueurs ont été plutôt conviés à une séance de récupération avec un mini tournoi de football et une séance de gainage. « Nous sommes dans une période à risques en termes de blessures, a expliqué le coach. Nous avons repris le 24 juillet à deux séances par jour, samedi inclus plus toutes les activités annexes donc l’objectif de la prépa était d’arriver au Caraty avec l’équipe la plus performante possible car ensuite on va enchaîner sur le Trophée des Champions et les 5 premiers du championnat sur les 6 premières journées. Le tout en sachant qu’on est dans une période de grosse fatigue. »  Saint Raphaël aligne un effectif au complet, seul Geoffroy Krantz victime d’un hygroma du coude gauche est absent, numériquement remplacé par le jeune franco-serbe Aleksa Kolakovic (20 ans). Les voyages forment parait-il la jeunesse. Dans ce domaine, St Raphaël a été servi le week-end dernier ! De retour d'un tournoi en Biélorussie, il a suffi d'une correspondance ratée à Minsk pour que le périple prenne des allures disproportionnées. Les Varois ont rallié la Côte d'Azur après 17 heures passés dans les transports et attentes dans les aéroports.

© Yves Michel
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