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Challenge Caraty: la métamorphose d'Alexandre Demaille
Challenge Caraty: la métamorphose d'Alexandre Demaille
26 Août 2017 | France > Caraty

Cet été, Alexandre Demaille a quitté le Nord et Dunkerque et a du refaire son nid dans le sud, à Saint Raphaël son club formateur. Le portier de 24 ans qui a pris en maturité et assurance, est un excellent complément au Roumain Popescu, son binôme de 32 ans.

par Yves MICHEL


Il y a tout pile deux saisons, lorsqu’il s’apprêtait à quitter le sud pour le nooooord, Alexandre Demaille avait du affronter une cascade de propos excessifs. Comme dans le film carte-postale de Dany Boon, les esprits les plus moqueurs lui prédisaient l’enfer, des températures descendant jusqu’à moins 40° et des engelures jusqu’à l’intérieur des pieds. Le natif de Draguignan, 22 ans d’état de service sur la côte d’Azur, s’affranchissait du cocon familial et se lançait de plain-pied dans l’inconnue dunkerquoise. Inconnue… enfin pas tout à fait puisqu’un an auparavant,  l’USDK avait été sacrée pour la 1ère fois de son histoire, championne de France de 1ère division masculine. Pour autant, l’ancien pensionnaire du pôle Espoirs de Nice tournait une vraie page dans sa carrière naissante. « C’était l’occasion ou jamais, explique-t-il. En plus, si j’étais resté à St Raph’, j’allais me retrouver en concurrence avec non pas un mais deux gardiens (le Serbe Djukanovic et le Roumain Popescu). Comme j’étais le moins expérimenté, je ne me faisais pas trop d’illusions sur mon temps de jeu. » Vincent Gérard vient de s'éclipser pour Montpellier, William Annotel (32 ans à l’époque) prenant sur le poste à Dunkerque, le fauteuil de taulier. 

Dans la ville réputée pour son carnaval, Alex ne se fend pas la poire tous les jours. Les résultats sont en dents de scie, le moral de l’équipe est en berne et après 8 journées, le décollage est poussif. Seule consolation au printemps, une finale de coupe de France perdue face à Montpellier. « Dans le nord, j'ai rencontré des personnes vraiment attachantes et une super ambiance.» Au final en LNH, le club parvient à se classer 7ème. Lors du dernier exercice, après 12 chapitres, le groupe dirigé par Patrick Cazal flirte avec la zone de relégation, l’infirmerie ne désemplit pas, le moral reste au plus bas, comme les perf’ des deux gardiens qui en juin, n’apparaissent même pas dans le top 10 national. Alexandre Demaille a mûri dans l’adversité mais fin prêt à refaire le chemin inverse. Un retour à la case départ ? Pas tout à fait. « C’est vrai que je connaissais le club, les coaches, ça facilite l’intégration et la prise de repères par rapport à quelqu’un qui débarque mais je n’ai pas perdu mon temps à Dunkerque, j’ai appris plein de choses  et j’ai gagné en expérience. A Saint-Raphaël, en deux ans, de nouvelles têtes sont apparues et il faut notamment retravailler l’organisation avec les défenseurs, les déplacements, le positionnement.» Deux saisons au cours desquelles le club varois a encore un peu plus que par le passé, crevé l’écran. 2ème au classement de l’élite en 2016, 4ème douze mois plus tard. Une régularité qui renoue avec la période faste du début de la décennie. « Quand je suis parti, notre défense n’était pas la meilleure du championnat, et de loin, maintenant, elle devance tout le monde. Il faut juste que je m’accroche à ce mécanisme et ça pourra le faire. » Dès la reprise, le portier s’est totalement investi dans la préparation « Un modèle » témoignent ses partenaires dont son binôme Mihai Popescu (à droite sur la photo), le Roumain face à qui le jeune Français avait du s’effacer en 2015.



Les deux hommes au profil si différent se sont bien répartis les tâches et s’encouragent mutuellement. « Je marche à la confiance... le vécu, je le forge progressivement et l’expérience dunkerquoise m’a beaucoup apporté. Quand je suis arrivé là-bas, j’avais le statut pro et je n’étais pas le petit jeune du centre comme à St Raph ‘. J’ai eu aussi la chance d’avoir Christian Gaudin, un ancien gardien comme entraîneur. A son contact, j’ai appris plein de choses mais à l’époque, cela ne voulait pas dire qu’on était « pépère tranquille » sur la Côte d’Azur, il fallait réellement bosser. » A 24 ans, Alex sait que désormais il aura moins le droit à l’erreur, que l’exigence sera plus forte et l’indulgence de plus en plus rare. «C’est tout à fait normal. D’autant que le club vise encore des objectifs assez élevés et a un rang à tenir. Il me faut encore prouver que je n’ai pas volé ma place.»  Le gardien varois et ses partenaires n’auront pas trop l’occasion de s’attarder en route et seront rapidement plongés dans le vif du sujet. Dès la semaine prochaine, il y a le Trophée des Champions à Rouen (avec le PSG en demi-finale) puis un marathon de six rencontres face aux cinq premiers de la saison écoulée. « Cela va être compliqué dès le début et on y verra déjà un peu plus clair, je pense, fin octobre. » Le rendez-vous est pris. Avant, il y a une finale à disputer ce samedi au Caraty, face à Nantes et l’opposition promet quelques étincelles tant l’équipe de Loire-Atlantique apparait déjà bien en place en cette fin de préparation. 



La sale soirée de Xavier Barachet

L'action parait anodine. Il reste peu de temps à disputer, sur une fixation, le Nîmois Suty va à la rencontre de Xavier Barachet qui perd le ballon mais également ses appuis et tombe sur le parquet. C'est la main gauche du Varois qui est allée la première, s'aplatir au sol. Le coup est soudain, la douleur vivace. L'arrière a regagné son banc et la poche de glace appliquée sur l'avant bras atténue la désagréable sensation. Après la rencontre, décision est prise de le conduire dans une clinique brestoise pour un examen radiologique. Le médecin sur place préfère demander l'avis à un confrère chirurgien spécialisé dans les pathologies de la main. En pleine nuit, Xavier Barachet st conduit à l'hôpital de la Cavale Blanche, toujours dans le chef-lieu du Finistère. Le praticien décide d'opérer le Varois pour un arrachement ligamentaire et la pose d'une broche. L'absence devrait durer six mois. Ce qui est un coup dur pour le joueur mais aussi pour son équipe qui n'a plus qu'Adrien Dipanda comme spécialiste sur le poste d'arrière droit.

© Yves Michel
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