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Challenge Caraty: Nantes presque comme une évidence
Challenge Caraty: Nantes presque comme une évidence
27 Août 2017 | France > Caraty

C'est sans doute l'équipe la plus au point après la phase de préparation et la mieux armée techniquement qui a remporté ce samedi à Brest, le challenge Christophe Caraty. Dans le sillage d'un Nicolas Tournat incisif (notre photo de tête) Nantes a battu en finale St Raphaël (37 à 31). Par la plus petite des marges, la consolante (match pour la 3ème place) est revenue à Dunkerque qui a cavalé après le score pendant presque 60 minutes. Les Nordistes se sont imposés face à Nîmes (28-27). Ces deux dernières équipes ont moins de deux semaines pour régler ce qui ne va pas.

A Brest, Alexandre PONS et Yves MICHEL

C'est sur une base arrière très performante avec un excellent travail en percussion et une défense quasi intraitable que le HBC Nantes a forgé sa victoire dans ce crû 2017 du challenge Christophe Caraty. La manifestation organisée sur deux jours, permet de collecter des fonds pour venir en aide aux malades atteints du cancer mais surtout à leurs familles qui dès qu'elles apprennent la terrible nouvelle, se trouvent  particulièrement démunies. Si toute l'année, les bénévoles réunis autour de Joël Caraty ne comptent pas leurs heures pour aboutir à leurs fins, le seul reproche qui peut être apporté est à l'encontre des clubs du département et de la région qui même en cette période de fin de vacances, n'ont pas fait le nécessaire pour attirer (gratuitement) leurs adhérents. Tant pis pour eux car le spectacle au niveau de la finale entre deux des quatre meilleures formations du championnat de l'an passé, valait vraiment le détour. Seul un tiers des gradins de la Brest Aréna était garni.



Et ceux qui étaient là ont pu s'enthousiasmer sur la prestation de Nantes et St Raphaël. Malgré une grosse résistance, les Varois se sont inclinés face au "H" (31-37). Comme la veille en demi-finale face à Dunkerque, Nantes aura réussi à développer son jeu en s’appuyant énormément sur les transmissions rapides et les montées de balles. Ce système a fait la part belle aux ailiers, Dominik Klein (notre photo) et surtout Balaguer, qui ont permis de creuser un petit écart (11-14, 21’). La différence est aussi dû à la difficulté raphaëloise à trouver son pivot, avec des passes très souvent interceptées. L’agressivité nantaise ne va pas permettre à Saint-Raphaël de mettre ses arrières dans d'excellentes positions de tirs. Dipanda et Simicu se sont souvent cassés les dents sur le bloc adverse. En face, c’est tout le contraire avec une fluidité dans la collaboration entre Nicolas Claire et Nicolas Tournat, ce dernier presque trop facile dans sa facilité d'ajustement face à Mihai Popescu (16-19, 27’). Pour capitaliser, Saint-Raphaël s’appuiera essentiellement sur sa base arrière avec Simicu à gauche et Dipanda à droite, lesquels feront momentanément oublier l’absence sur blessure de Xavier Barachet, opéré hier et hors service jusqu'à la trêve hivernale. Avec deux buts d’avance à la pause, Nantes a fait le plus dur (17-19 à la pause).



La défense du H en fer de lance

Au retour des vestiaires, Nantes ne va pas s'embarrasser de changer trop de notes à sa partition. C’est une nouvelle fois la relation demi-centre – pivot qui va faire des ravages. La prestation d'Arnaud Siffert plus en réussite que son binôme Dumoulin sera toute aussi déterminante. (18-22, 32’). Même si l’écart n’est que de quatre buts, les Nantais sont au-dessus. Et c’est surtout en défense que les hommes de Thierry Anti font le boulot. Comme en demi-finale, Tournat, Feliho et Claire bloquent toutes les tentatives adverses au centre et poussent les Varois à des erreurs. Malgré Karalek, le pivot raphaëlois, les trajectoires ont du mal à être précises, St Raphaël joue en reculant (19-24, 37’). L’éclaircie vient des ailes avec Caucheteux (5 buts) et le jeune Arthur Vigneron (notre photo), auteurs d’un bon match (3 buts). Pour Nantes, c’est David Balaguer qui fait le show sur les nombreuses contre-attaques. Le joueur espagnol se régale et termine meilleur marqueur de la rencontre (8 buts). A dix minutes de la fin, Nantes se fait peur (27-30, 50’). C’est surtout le manque de justesse au tir des Nantais qui pose problème. Mais les Raphaëlois sont usés et la tentative de "remontada" a aspiré beaucoup d'énergie. Fatigués, les joueurs de Joël Da Silva laissent des espaces béants en défense, Benjamin Buric marquant même son but, scellant à jamais le succès nantais (31-37) dans le challenge Caraty

Saint-Raphaël – Nantes : 31-37 (17-19)
Arbitres : MM. Bader et Weber.


Saint-Raphaël. Gardiens : Alexandre Demaille (1 arrêt) ; Mihai Popescu (7 arrêts).
Sur le champ : Alexandru Simicu (5) ; Aurélien Abily (3) ; Daniel Sarminento (3) ; Alexander Lynggaard (2) ; Aleksa Kolakovic ; Miroslav Jurka (4) ; Raphaël Caucheteux (5) ; Arthur Vigneron (3) ; Alexian Trottet ; Nicolas Krakovsky;  Adrien Di Panda (3) ; Artsen Karalek (3) ; Wissem Hmam 

Nantes. Gardiens : Cyril Dumoulin (4 arrêts) ; Arnaud Siffert (12 arrêts).
Sur le champ : Romain Lagarde (3) ; Rudolf Faluvegi (3) ; Nicolas Claire (1) ; Benjamin Buric (1) ; Dominik Klein (5) ; Dragan Pechmalbec; Nicolas Tournat (7) ; Rock Feliho; Julian Emonet (2) ; Jerko Matulic; Kiril Lazarov (1) ; Eduardo Gurbindo (6) ; David Balaguer (8).



Cinq questions à Alberto Entrerrios, entraineur adjoint du HBC Nantes...

Quelle importance faut-il attacher à cette fin de préparation ?
L'essentiel, c'était de rester sur une bonne dynamique puisque depuis le début de la phase de préparation, on a gagné tous nos matches. Finalement, le plus important ce n'est pas le résultat mais les sensations. Et de ce côté-là, on doit se montrer satisfaits. Après, il faut se dire que toutes les équipes qu'on a rencontrées, n'étaient sans doute pas à leur meilleur niveau. Excepté St Raphaël, Veszprém par exemple, est une équipe en construction.

Nantes a donné un bon signal à ses adversaires potentiels...
Oui mais, il faut qu'on ne dévie pas de notre trajectoire et qu'on reste concentré sur ce qu'on fait. Préparer les matches par rapport à nous et pas à l'adversaire. Les moments de vérité arrivent dès la semaine prochaine.

As-tu l'impression que désormais Nantes est regardé différemment ?
Peut-être (il réfléchit). Quand on a joué le Morbi'hand, contre Holstebro qu'on connaissait très bien pour les avoir rencontrés en Ligue des champions, on a vu que notre entame les a perturbés et qu'ils ont vite baissé les bras. Silkeborg le lendemain, nous a même avoué qu'ils s'étaient vite rendus à l'évidence que face à nous, ils n'étaient pas à niveau. On commence à se faire respecter en France et en Europe.

Et le tout, sans casse...
L'an dernier, on avait été épargné. Il faut que ça continue. Il ne faut pas compter uniquement sur 7-8 rotations mais si on veut être performants sur plusieurs tableaux, faire confiance à tous les joueurs.

Personnellement, as-tu trouvé ta véritable place sur le banc nantais ?
La saison dernière, j'ai fait mon apprentissage (sourires). Là je sens que le métier rentre de plus en plus, je stresse moins, je maîtrise un petit peu plus les éléments. Je suis vraiment content. 


La réaction d'Aurélien Abily (arrière St Raphaël): "A travers ce tournoi, on s'est aperçu qu'on avait encore pas mal de détails à régler notamment avant le Trophée des Champions qui aura lieu en fin de semaine (à Rouen). Il y a encore quelques incompréhensions en défense, des problèmes de choix et de justesse en attaque, bref, nous ne sommes pas encore totalement au point. Nous avons momentanément perdu Xavier (Barachet) et c'est toujours un coup dur d'avoir à s'organiser sans un joueur important. Il faisait une belle doublette avec Adrien (Dipanda) et lui-même, avait bossé très dur pour arriver en pleine forme. Il va falloir soit intégrer quelqu'un, soit déplacer quelqu'un, ce n'est jamais simple d'avoir à tout repenser au dernier moment. Mais on va y arriver puisque Adrien ne peut pas assurer seul la charge."



A la recherche de son génie, Dunkerque passe sans gloire

Ce fut long, de piètre qualité et pénible à suivre. La petite finale sensée être le match du rachat entre Dunkerque et Nîmes après leur défaite de la veille, n'est jamais sortie de l'ornière. Et quand en plus, les arbitres programmés pour la circonstance n'ont pas l'autorité et peut-être la compétence nécessaires, le résultat est catastrophique. En défense, les Nordistes apparaissent apathiques et laissent tirer les Nîmois aux neuf mètres. Les approximations se multiplient et les Nîmois font beaucoup de mal avec Sanad l'Egyptien, en finisseur (9-12, 23’). C’est le moment choisi par Patrick Cazal, l’entraîneur dunkerquois pour remobiliser ses troupes. Après le temps-mort, Dunkerque recolle peu à peu au score grâce à Wilson Davyes (notre photo) et à de bons replis défensifs. Nîmes a souffert mais à la pause a su préserver une longueur. (14-15).

La barre transversale à la dernière seconde

Après la pause, le tempo retombe, aucune formation n'étant décidée à prendre la conduite des opérations. Les arbitres multiplient les mauvaises décisions provoquant l'ire des entraîneurs. Leur seul mérite est d'avoir fait preuve de faiblesse des deux côtés. De part et d'autre, heureusement que les gardiens sont là pour relever le niveau. Annotel et Desbonnet (notre photo)  rivalisent dans ce qu'ils savent faire le mieux, transformer les tentatives en échecs. Au tableau d’affichage, Nîmes est toujours devant grâce à deux lucarnes de Jimmy Brun (18-19, 42’). En face, Dunkerque a retrouvé des couleurs par le sursaut de Guillaume Joli (5 buts) et surtout d’Alexandro Pozzer (22-23, 48’). La fin de rencontre laisse de nombreux espaces sur les ailes mais les Nordistes vont maintenir le cap. Sur un très bon boulot de Joli, l'USDK prend pour la deuxième fois l’avantage (26-25, 55’). Les deux dernières minutes sont tendues et les arbitres continuent à balbutier, ce qui a le don d'agacer Franck Maurice, le coach de l'USAM. L’ultime tir de Nîmes, sur la barre transversale, occasionne quelques frayeurs à Dunkerque mais si la victoire est là (28-27), la manière a laissé à désirer.

Dunkerque – Nîmes : 28-27 (14-15)
Arbitres : MM. Martin-Calvo et Verocini.

Dunkerque. Gardiens : Oleg Grams (6 arrêts) ; William Annotel (6 arrêts).
Sur le champ : Florian Billant; Kornel Nagy (2) ; John N’konda ; Pierre Soudry (2) ; Alexandro Pozzer (3) ; Tom Pelayo (2) ; Guillaume Joli (5) ; Nicolas Nieto (2) ; Wilson Davyes (5) ; Haniel Langaro (2) ; Baptiste Butto (4) ; Jeffray N’tima (1).

Nîmes. Gardiens : Alioja Rezar (pas utilisé) ; Rémi Desbonnet (16 arrêts).
Sur le champ : Tom Poyet 1() ; Jérémy Suty (2) ; Julien Rebichon; Asgeir Halgrimsson; Jimmy Brun (4) ; Hichem Kaabeche (2) ; Luc Tobie (5) ; Dylan Grandjean; Tomi Vozab (2) ; Steven George (1) ; Yvan Gérard (4) ; Mohamad Sanad (6).

© Yves Michel
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