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LSL: Des questions, quelques réponses et un "Chema" directeur
LSL: Des questions, quelques réponses et un "Chema" directeur
14 Septembre 2017 | France > LSL

Ceux qui ce week-end seront au charbon en Ligue des Champions (PSG, Nantes et Montpellier) n'ont pas raté leur entame et se sont mis en condition pour affronter leur 1er adversaire européen. Mais déjà cette journée inaugurale a semé le doute voire l'inquiétude chez certains. Tremblay a profondément déçu, Cesson et Chambéry se préparent à quelques soirées migraineuses. Saran a semble-t-il déjà trouvé son "Chema" directeur. 

par Yves MICHEL avec tous les correspondants de HDZ

Mea culpa señor "Chema" !

Loin de moi la prétention de croire que ma petite plume ait pu blesser votre orgueil et surtout mis un doute sur votre immense talent. Je persiste et je signe, votre venue dans ce Loiret où vous n'aviez jamais mis les pieds auparavant est perçue depuis la capitale comme un coup de poker des dirigeants de Saran. Mais en un seul match, le 1er, vous avez fait taire, ceux qui comme moi, avaient osé mettre en avant votre "grand" âge et le fait de n'avoir plus été utilisé sur la dernière de vos cinq saisons passées à Veszprém. Au poker, il y a ceux qui se couchent, ceux qui parlent et ceux qui relancent. A 37 ans, vous faites parti de cette dernière catégorie. Vous suivez tout le temps et restez dans le coup. A Cesson, votre vista et votre faculté dans ce style qui vous est si particulier d'embarquer la défense adverse et de créer un point de fixation rejaillit sur tous vos partenaires. Alors d'accord, ce n'était que Cesson qui devra à quelques exceptions individuelles près (comme Arber Qerimi, 8 buts et surtout Jeff Lettens et ses 18 parades) revoir sa copie. Mais ce mercredi soir, l'important était de gagner. On avait fait de cette confrontation, un match-test. Un de ceux dont l'issue pourrait peser lourd dans la balance au moment de faire les comptes. Pendant 54 minutes, les deux équipes ont pratiqué le marquage à la culotte, ne donnant aucun signe apparent de faiblesse. Et puis arrive le money-time. Et José María Rodríguez Vaquero dit "Chema" Rodriguez. Le gamin de Palencia retrouve toujours ses cannes au bon moment et ce but (le 3ème et avant dernier) en contre-attaque permet d'égaliser (27-27). Les Cessonnais ne reviendront jamais au contact et le stratège espagnol portera l'estocade à une minute du terme (28-30). La réduction du score par Benoit Doré tiendra de l'anecdote. Ce jeudi, "Chema" retrouvera l'anonymat de son quotidien orléanais où il a élu domicile. Encore plus impatient... dans l'attente du prochain match.


                         A Montpellier, El "Chino" Diego Simonet revient au top de sa forme

Montpellier trace sa voie

Dans le sommet de la soirée... on est revenu aux termes du "clasico" d'antan... car à la fin, rappelez-vous c'était toujours Montpellier qui gagnait.... 18 Buts pour Chambéry pour 40 tirs, 14 pertes de balles, bref, le CSH n’a jamais existé dans son premier match en championnat et s’est fait un peu châtier par un Montpellier qui lui aussi aura pas mal loupé avec un 29/52 aux tirs face à un Julien Meyer qui aura été impérial dans l’entame de match avec 5 arrêts de suite. Sauf que ne pas prendre de but ne veut pas forcément dire en marquer. Surtout avec une base arrière en plein doute et privée de 2 joueurs, Sanaï, Obradovic et un Bannour en mode reprise et quelques kilos superflus… Et si Julien Meyer a fait une première période de toute beauté, que dire des 58 minutes de jeu de Vincent Gérard… Lui est resté impérial tout au long du match et en signant un 19/36 à 52% a véritablement mis les shooteurs savoyards dans sa poche. Après le talent des Richardson, Simonet, Guigou et la dernière pépite sortie des rangs sur centre de formation Kylian Villeminot qui a même renvoyé Jean Loup Faustin dans les tribunes, il y avait largement de quoi mettre près de 30 buts à une équipe totalement résignée sur la fin de match. LA défaite était un peu prévisible au vu de la cascade de défections dans les rangs du CSH. La manière inquiète quand même un peu plus. Perdre à Bougnol, ça arrive, d’autres ont sombré avant Chambéry mais le manque de révolte à ce point sur une fin de match à sens unique pourrait mettre l'équipe d'Obrvan très rapidement dans le dur avec son début de championnat pour le moins compliqué.


                A Nantes quand ce n'est pas Cyril Dumoulin, c'est Arnaud Siffert qui est là pour briller

Nantes et son gardien du temple

Montpellier peut donc désormais passer à l'étape suivante qui consiste désormais à lorgner vers l'Europe. Pour les "Canayer boys", c'est prévu ce samedi (15h30) à Bougnol contre les Macédoniens du Metalurg Skopje. Ce sont eux qui ouvriront le bal car le lendemain, contre les Hongrois de Szeged puis en déplacement chez les Allemands de Kiel, Nantes et Paris leur emboiteront le pas.

Ce mercredi, Nantais et Parisiens ont soutenu la comparaison avec leur statut respectif. Face, il faut le reconnaître à un adversaire largement à leur portée. Le "H" héritait de Massy, le promu. Ceux qui étaient venus pour assister au carnage n'ont pas eu ce qu'ils attendaient. Les Essonniens qui pour une grande majorité, découvrent l'élite, ont fait jeu égal pendant une vingtaine de minutes avant de plier sans pourtant ne jamais couler. Les Nantais ont fait parler l'expérience et un Arnaud Siffert impérial (16 arrêts). A Massy, on viendra volontiers revoir Jérémi Pirani et son bras aux 7 mètres et le "Jack" Bauer des cages dont le prénom est Thomas. Bon... pour Massy, le maintien est loin d'être assuré mais perdre de six buts face au vice-champion de France (22-28) n'a rien d'infamant.



Paris en rotations

A Coubertin, c'était jour de rentrée. Et pour inaugurer la saison, rien de tel qu'un bon petit derby entre les résidents parisiens et le voisin ivryen. Sur le papier, le rapport de forces est déséquilibré qui plus est, lorsque Benjamin Bataille (en délicatesse avec sa jambe droite) et Mam' Keita (épaule) sont dans les tribunes et que le Tunisien Oussama Hosni se débat encore avec l'administration pour récupérer son passeport. En face, il y a le porte-avion, le navire amiral de la saison passée. Ivry a tenu tête pendant toute la 1ère période, a même mené (8-9 à la 21ème) avant de céder. « On a commis des erreurs mais on n’a pas l’impression d’avoir si mal joué, constate le pivot ivryen Youssef Ben Ali (notre photo ci-dessus). On a essayé d’apporter une réponse surtout après notre contreperformance face à Nice (en coupe de la Ligue). "La bataille jusqu’au bout" est l’état d’esprit qu’on veut avoir durant toute cette saison. Ce soir, c’était Paris, c’est pour moi, le meilleur club du Monde, notre marge de progression est grande. » Plus 5 à la pause, trois de mieux à la 42ème, dix d'écart à l'entrée du money-time et huit à la fin (30-22), Paris a déroulé et surtout, tendance inédite qui avait été déjà observée lors du Trophée des Champions, "Noka" Serdarusic a fait tourner presque tout son banc (à l'exception de Jesper Nielsen indisposé). « On a appliqué les consignes du coach, explique Nedim Rémili en défendant bien et en mettant de l’intensité du début à la fin. On a su rester extrêmement pointu sur les détails et ça a son importance. Ivry a montré qu’aucune équipe ne viendrait nous faire le moindre cadeau, on sait qu’on sera attendu partout et par tout le monde. L’équipe est prête pour le 1er rendez-vous de Ligue des Champions, pour le gros défi physique et l’ambiance qui nous attend là-bas. On commence à y être habitués, à nous de montrer qu’on peut gagner à Kiel. » Avec un Mikkel Hansen efficace (8 buts) et un Rodrigo Corralès qui commence à se révéler (11 arrêts à 50%), Paris a rendu une copie des plus satisfaisantes.



Ambiance "Jeux Olympiques" dans la "taule" du Baron

Avant le début de la rencontre, le public de Coubertin a applaudi à l'annonce de ce qui était devenu un secret de Polichinelle. Paris et l'Ile de France organiseront bien les Jeux Olympiques de 2024. On s'y attendait mais tant que cela n'était pas proclamé depuis Lima... Lorsqu'on y sera, Dylan Nahi, le plus jeune sur la feuille de match aura un peu plus de 25 ans, Nédim Rémili tout juste 29. Et l'échéance fait vraiment saliver. « C’est super, je suis vraiment heureux, manifeste l'ancien Cristolien (notre photo). J’espère y participer ou au moins y assister. Mais c’est mieux d’être plus acteur que spectateur. C’est vraiment une grande nouvelle pour Paris et pour toute la France. Sept ans… ça fait long. Avant, il y a quand même les Jeux de Tokyo (2020). En 2024, ça va donner une autre image de l’Ile de France, au-delà du sport. Parfois, cette image est salie par des mouvements de violence et j’espère que les Jeux montreront cette région sous un bel aspect. »



Dans ce 1er soir d'ouverture, il reste deux matches au scénario diamétralement opposé. Il y a tout d'abord, ce qu'on va appeler la grosse claque de la soirée. Pour Tremblay qui n'a jamais aussi bien porté son nom, ballotté dans tous les sens du terme, dans tous les compartiments du jeu, souvent poussé à la faute par une équipe de Nîmes qui du moins à domicile (mais pourquoi voulez-vous qu'il en soit autrement loin du Parnasse) a véritablement trouvé son exécuteur testamentaire à 7 mètres. Le transfuge de Saran Tomi Vozab qui avec un 7/7 fait son entrée au "Panthéon du péno". Kaabeche et Rebichon impeccables Sanad d'une efficacité à toute épreuve, sans oublier, un des piliers de cette équipe, du haut de son mètre 82, le portier Rémi Desbonnet et ses 16 arrêts. On eut aimé un peu plus de résistance de la part des Franciliens qui ont été très vite touchés (15-19 à la pause) et sans trop de réaction à la reprise et même la tête sous l'eau pour se laisser autant distancer (30-21). 

Le money-time défaillant reviendra à... Pays d'Aix. "Ouvrez vos cahiers, vous avez moins de sept minutes pour résoudre l'équation ! Comment peut-on perdre un match dans le même laps de temps alors que vous menez de 3 buts, que l'affaire parait bien embarquée et que votre gardien, le Slovène Joze Baznik qui essuie les plâtres dans le championnat français a été déterminant pour que vous puissiez rouler des épaules devant des Toulousains qui aux dires de leur président, veulent être (sic) "le champion de France des pauvres" ? La question parait interminable, la réponse sera plus courte. Il a suffi tout simplement d'y croire côté Fenix et de bêtement paniqué côté provençal. Le partage des points aurait pu être le dénouement. Un seul homme en a décidé autrement. Il s'appelle Yacine Idrissi (photo ci-dessus) dont le 13ème arrêt à l'ultime seconde, a renvoyé le puissant Karl Olivier Konan à ses illusions perdues. Les hommes de Gardent s'imposent (26-25), ils l'ont échappé belle. C'était un vrai match de rentrée!

Dunkerque en quête d'un exploit à St Raphaël

Cette 1ère journée de championnat prendra fin ce jeudi devant les caméras de beIn avec la rencontre St Raphaël – Dunkerque. Voilà plus de trois ans que les Nordistes ne sont pas allés s’imposer dans le Var. La dernière fois, c’était la saison du titre et le succès de 9 buts d’écart avait été net et sans bavures. Les temps ont changé, certains visages aussi, le club a cette année accueilli 6 nouveaux joueurs. « C’est vrai qu’on repart sur un nouveau groupe, confirme William Annotel, il faut donc réapprendre à se reconstruire. La seule difficulté est peut-être due au temps qui va nous manquer pour le faire. » Le Brésilien Haniel Langaro (photo ci-dessus) a zappé quasiment toute la préparation à cause de la délivrance tardive d’un passeport, Dylan Garain est arrivé blessé et voilà que c’est au tour maintenant de Jeffrey M’tima (coude) et de l’autre "auriverde" de l’effectif, le pivot Alexandro Pozzer (orteil) de pointer à l’infirmerie. « C’est le lot de toutes les équipes d’avoir de la casse au sortir de la prépa, souffle le capitaine dunkerquois. Il faut que les organismes se remettent en route, c’est normal. Je ne suis pas particulièrement inquiet pour la suite. » Pourtant, le début de calendrier de l’USDK est plutôt gratiné avec ce déplacement à St Raphaël, suivi d’un autre à Tremblay, la réception de Chambéry, une escapade à Nîmes et la visite de Nantes dans le nord. « On est conscient que ça va être difficile, on est encore en train de se roder et ce jeudi, c’est vraiment un gros test. On va s’inspirer de Saran qui l’an passé était venu faire un nul ici et avait même failli s’imposer.  Ce qui est rassurant, c’est qu’on a gagné notre 1er match de coupe à Billère, là où la saison écoulée, Chambéry avait chuté.» Si du côté des dirigeants dunkerquois, on demeure très prudent quand il s'agit d'afficher les objectifs, en coulisses, les langues se délient et flirter avec les accessits pour l’EHF serait très bien accueilli. « Rien n’est impossible, confirme William Annotel mais il va falloir jouer serré et c’est banal de le dire, prendre des points partout où ce sera possible. Par le passé, on a trop souvent gaspillé les occasions. Là, on n’est pas favoris, on y va sans pression. » Si à Dunkerque, l’équipe s’est un peu transformée, à St Raphaël, rien n’a bougé ou presque. Après deux ans dans le Nord, le gardien Alex Demaille a retrouvé les siens et Xavier Barachet qui avait fait un passage dans le Var avant son expérience au PSG, s’est engagé jusqu’en 2019. Seulement voilà, la préparation lui a été fatale. Au Caraty, face à Nîmes, Il s’est blessé au poignet gauche et on ne le reverra pas sur un terrain d’ici la trêve. C’est d’ailleurs le seul absent que Joël Da Silva ait à déplorer.


                                Arber Qerimi trop seul dans l'attaque cessonnaise pour inquiéter Saran

Les résultats de la 1ère journée


CESSON RENNES MHB - USM SARAN HB             29 - 30  (mi-temps: 14-14)
Statistiques du match

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MASSY ESSONNE HB - HBC NANTES                   22 - 28  (mi-temps: 7-13)
Statistiques du match

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MONTPELLIER HANDBALL - CHAMBERY SMBHB  29 - 18  (mi-temps: 15-10)
Statistiques du match

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USAM NIMES GARD - TREMBLAY EN FRANCE     30 - 21  (mi-temps: 15-9)
Statistiques du match

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PSG HANDBALL - US IVRY HANDBALL             30 - 22  (mi-temps: 16-11)
Statistiques du match

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FENIX TOULOUSE -  PAYS AIX UC                  29 - 28  (mi-temps: 13-14)
Statistiques du match

© Yves Michel
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