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Saleté de samedi
Saleté de samedi
23 Avril 2018 | France

Il y a des jours que l’on voudrait effacer, réduire à néant, atomiser ! Même si l’on sait qu’elles sont en lutte depuis de longs mois avec ce satané « crabe », l’annonce de la disparition est toujours un choc et surtout une tristesse infinie en l’occurrence.

Christian Carl est parti ! Les médias ont largement relayé cette triste information et les louanges sont tombées de partout, oh combien méritées. Amoureux viscéral du handball, lui l’ancien basketteur, était dans ce monde un peu fou depuis tellement longtemps qu’il en était devenu une petite part. Homme de toutes les disponibilités et de tous les combats avec un cœur hors normes, il était avant tout un homme bien, un homme d’une nature exceptionnelle et pour qui l’amitié avait un sens profond et indélébile. Quand Christian Carl aimait, il ne le faisait pas à demi-mot et tout ceux qui avait la chance de faire partie de ceux là savent combien étaient magiques les instants passés avec lui. De sa famille et ses très proches, son équipe exceptionnelle de l’organisation de l’EuroTournoi à ses amis qu’il avait un peu partout, très nombreux seront ceux qui vont longtemps penser à lui, se rappeler des moments de joie, de rires et même parfois de délires. Capable de vous transformer une banale balade dans les rues piétonnières de Cologne en moment d’anthologie. De vous expliquer comment rouler, à la mode « French and lost » dans les avenues sans fin de Magdebourg ou le sens de circulation peint au sol n’est compréhensible qu’avec un BAC + 6 en géométrie ou de vous expliquer l’ethnographie revue et corrigée par Christian Carl le vendredi soir en plein mois de janvier à Trondheim. En dehors et autour des terrains, il va terriblement nous manquer ce diable de bonhomme. Ces bons mots pour lesquels il se serait fait damner, son amour de la musique classique, sa façon de rire de tout pour n’avoir pas à en pleurer. Bref un amour immodéré de la vie qu’il savait si bien partager avec ceux qui le côtoyaient et prenaient le temps de ne pas passer en vitesse sur la personne.

De ses angoisses pendant les finales pourtant gagnées à la pelle par ses Bleus qu’il aimait par-dessus tout depuis l’avènement de 1995. Même son irritabilité mille fois compréhensible 1 heure avant le début de cet EuroTournoi qu’il aura monté au firmament des tournois européens, mais qui disparaissait dès le premier coup de sifflet donné. Même tout cela va nous manquer ! C’était un tout qui en faisait un sacré bonhomme que l’on ne pouvait qu’aimer et admirer. Chapeau bas l’artiste, et si un monde meilleur existe, attends-nous, on reprendra le cours des choses si brutalement arrêtées et préviens Patricia qu'on arrivera un jour ou l'autre.

© François Dasriaux
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