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CDF M: Le Nîmois Elohim Prandi a beaucoup d'appétit
CDF M: Le Nîmois Elohim Prandi a beaucoup d'appétit
4 Mai 2018 | France > Coupe de France

Ce samedi, l’USAM Nîmes se retrouve en finale de la coupe de France face à Paris. Vingt-quatre ans après avoir remporté son dernier trophée. A l’époque, Elohim Prandi n’était même pas né. Le jeune et prometteur arrière gauche a mesuré la difficulté de la tâche mais compte bien déjouer tous les pronostics et ramener la coupe dans le Gard.

par Yves MICHEL

A la fin de la saison dernière, Elohim Prandi a été bien inspiré de quitter Ivry pour rejoindre Nîmes et un environnement plus apaisé. Le résultat est là. A bientôt 20 ans (il les aura en août prochain), il est un des atouts de l’équipe gardoise. Sa puissance de tir, ses changements de rythme ont souvent permis de dénouer quelques situations délicates. Notamment contre le PSG ou Toulouse en novembre dernier lorsqu’il a inscrit un but décisif qui a scellé le succès de l’USAM. L’arrière gauche est impatient de gravir tous les échelons. Il passera professionnel en juillet (il est stagiaire pro cette saison) mais déjà d’autres clubs parmi les plus huppés suivent avec intérêt, sa progression. Son rêve de... gosse comme il dit, serait de frapper à la porte de l’équipe de France A. Une expérience qu’ont connu Raoul son père et Mézuela Servier sa mère à la fin des années 90. Pour y arriver, les étapes sont encore nombreuses. Celle qui se présente ce samedi est de taille : s’illustrer et surtout venir à bout du PSG pour remporter, la coupe de France. L’affiche parait déséquilibrée mais les petits hommes verts ont un supplément d’âme, une force intérieure qui leur est propre.

Mercredi, le nul arraché face à Nantes a semblé satisfaire tout le monde…
On aurait pu plier le match mais aussi le perdre, on a quand même de la chance que Rémi (Desbonnet) fasse le dernier arrêt. C’est quand même un bon résultat pour nous.

A titre personnel, on t’a surtout vu flamber en 2ème période…
J’ai mis du temps à trouver mon équilibre. Mes partenaires m’ont beaucoup apporté en me disant de ne pas me prendre la tête, de ne pas hésiter à tirer de loin. Ces derniers temps, je n’étais pas satisfait de mon rendement, surtout en étant un arrière gauche. Même si je suis encore jeune, il faut que je pèse plus sur le jeu. Je pense avoir passé un cap au niveau de mes performances. Aux entraînements, je travaille beaucoup mes distances de combat et mes impacts de shoot.

Est-ce gênant d’être rarement dans le 7 de départ et d’être utilisé comme impact-player ?
C’est vrai que j’aimerais évoluer. J’ai l’ambition de pouvoir décrocher un stage en équipe de France A, c’est un rêve de gosse. Si avec mon club, je n’ai qu’un statut de joker, je ne pense pas pouvoir y arriver. A Nîmes, il y a Quentin (Dupuy) et entre nous, ce n’est pas de la concurrence mais plutôt de la complémentarité. Il a plus d’expérience et est plus régulier que moi. Il faut que j’apporte un vrai plus en débloquant par exemple, ces situations de loin.

France A… c’est un rêve qui ne doit pas devenir une obsession…
Aujourd’hui, c’est évident, il faut que je sois bon et constant en club, ce n’est que de cette façon que des portes se débloqueront. Je n’ai que 19 ans. Je dois être patient car je ne suis pas en retard.

Tu ne laisses pas insensibles d’autres clubs….
Quelques personnes m’en ont parlé mais sans plus.

Nantes, par exemple ?
(rires). Je ne sais pas. Je suis sous contrat avec Nîmes (4 ans), j’ai une clause libératoire avant la dernière saison, en tout cas, cela ne me perturbe pas. Je me sens très bien à Nîmes, le club fait beaucoup de choses pour moi.

Après la coupe, il reste 4 journées de championnat et le calendrier vous est favorable…
Je pense qu’on est encore dans la course à l’Europe, il y a aussi la possibilité de gagner la coupe et c’est vrai que les 4 matches qui restent sont largement à notre portée.

Pour cette finale de Coupe... vous n’êtes pas favoris face au PSG…
On les a faits chuter chez nous, on n’en était pas loin chez eux, bien sûr qu’ils sont favoris mais on est capable de réaliser à nouveau l’exploit de les battre. Ils ont accumulé de la fatigue avec les matches à répétition qu’ils ont eus.

Sincèrement, tu crois vraiment cela ?
Oui. Nîmes est une équipe usante. Avec notre capacité à monter les ballons très rapidement, à ne rien lâcher en défense, à tout vouloir casser, ça peut les perturber. Je pense que ça va surtout se jouer au mental. L’absence de Luka (Karabatic) pèse dans l’organisation de l’équipe, notamment dans la relation que Niko a avec son frère. Même s’il faut reconnaître qu’ils jouent très bien en ce moment.  Mais tout est possible.

Le dernier titre nîmois remonte à 94*… c’était déjà la coupe de France…
Oui, je sais. A Nîmes aujourd’hui, on a à cœur de pouvoir relancer ce qui a été fait. On a ces moments de gloire dans un coin de la tête, même si on ne les a pas connus (Elohim n’était même pas né). Revivre tout ça serait une vraie satisfaction. Personne ne nous attendait là mais on n’a rien volé. Ce qui a au bout est énorme : on peut gagner la coupe de France et assurer notre place en coupe d’Europe sur un seul match !

* Il y a 24 ans à Nîmes, les buteurs s'appelaient Saracevic, Lathoud et Stoecklin et Christian Gaudin gardait les cages. En Finale, les Gardois avaient survolé les débats en écrasant Livry-Gargan (27-13).


Retrouvailles entre le gardien nîmois Desbonnet et le buteur parisien Hansen. A l'avantage de qui ?

Paris serein et favori

«Tous les gros objectifs arrivent maintenant, ce n'est que du positif, s'enthousiasme Nikola Karabatic. On peut vivre une très belle fin saison comme une fin de saison sans titre, ça tient souvent à pas grand chose. J'espère qu'on aura les astres de notre côté pour aller chercher au moins un titre. Si ce n'est plus.» Le PSG avait très mal commencé la saison en s'inclinant en finale du trophée des champions face à Nantes. La 1ère partie du championnat n'a pas été à la hauteur des attentes avec les revers à Nîmes, Aix en Provence et Montpellier. Le cap des fêtes de fin d'année passé, l'Euro croate bien digéré, les Parisiens se sont remis au boulot, ont profité des deux faux pas de Montpellier pour réduire leur écart sur les Héraultais. Entre temps, ils ont remporté la coupe de la Ligue et surtout réalisé un parcours sans bavure en Ligue des Champions. Tout, en effet peut sourire aux joueurs de la capitale qui a les moyens de rafler les trophées qui lui sont proposés.

Cela commence ce samedi en finale de la coupe de France face à Nîmes. Une affiche inédite dans l'histoire de l'épreuve qui oppose deux formations au style et au budget différents. Paris version qatari l'a remportée deux fois (2014, 2015), l'USAM a brillé à une époque où le handball entrait à peine dans l'ère professionnelle (1985, 1986, 1994). Cette saison en championnat, chacun est resté maître à domicile et comme le martèle l'arrière gardois Elohim Prandi, tout est possible. Les deux formations ont aussi une mission. Faire oublier la médiocrité à plusieurs niveaux, notamment fédéral et arbitral qui a entouré le quart de finale entre Nantes et Nîmes. Les hommes au sifflet et le corps des délégués seraient bien inspirés d'être à l'avenir plus attentifs.

© Yves Michel
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