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Euro U18M: Cela ne pouvait pas mieux commencer !
Euro U18M: Cela ne pouvait pas mieux commencer !
9 Août 2018 | International > Euro
C'est l'entrée en matière idéale que pouvaient signer les Minots d'Eric Quintin. Malgré quelques imperfections dans la finition en attaque et quelques oublis en défense, ils sont restés concentrés et efficaces jusqu'au bout. Cette courte mais précieuse victoire face à la Norvège (30-29) leur permet d'envisager la suite dans cet Euro avec plus de sérénité. Même si l'ensemble est encore perfectible.

par Yves MICHEL

On ne va certainement pas s’emballer et croire que ces gars nés en 2000 et 2001 ont aisément pris la suite de leurs aînés qui pendant quatre ans dans cette catégorie d’âge ont tout gagné. Il y a encore du boulot pour imaginer les minots d’Eric Quintin dans le carré final de l’Euro mais la prestation inaugurale qu’ils ont produite ce jeudi après-midi face à la Norvège (30-29), peut éteindre une partie des doutes qui existaient. 

Depuis juillet et le début de la préparation, rien ne leur avait été épargné. Quatre blessés majeurs entre St Malo et Tignes, des résultats sur les matches amicaux qui ne laissaient présager rien de bon, bref, les objectifs avaient du être revus à la baisse. 

Dans une salle croate désertée par l’assistance mais que la température avoisinant les 30 degrés avait transformé en véritable étuve, c’est pourtant la Norvège qui a réalisé une meilleure entame. Le dispositif défensif tricolore n’était pas encore bien au point, les relations dans la charnière centrale encore perfectibles. Ce temps d’adaptation, les Français vont le payer cash. Ils avaient pris l’avantage dès le coup d’envoi, les Nordiques vont vite retourner la situation et par l’intermédiaire de leur demi-centre Tobias Grondahl, vite prendre le large (7-11 à la 17ème). Les Français auraient pu s’affoler, couler et totalement se désunir, dans ce gros temps faible, ils vont être maintenus à flots par leur gardien. Charles Bolzinger (7 arrêts dans le 1er acte, 10 sur la totalité) va s’interposer et réaliser deux parades décisives. L’ensemble donnait un peu plus de garanties, il y avait un peu plus de cohérence dans le placement défensif (12-12 à la 25ème) et surtout plus de réussite en attaque.  « La vraie bonne demi-surprise puisqu'on connait l'individu, c’est le rendement de Drévy Paschal, se délecte Pascal Bourgeais, un des adjoints de Quintin. » L’histoire du Raphaélois est pour le moins singulière. Présent sur le stage au Danemark en mars dernier, l’ailier gauche n’avait plus été rappelé. Et puis les blessures consécutives de Damatrin et surtout de Vigneron sur l’ultime rassemblement de Tignes, lui ont valu d’être sélectionné. Et à 17 ans, il ne s’est pas dérobé. Six buts contre la Norvège et désigné meilleur joueur du match . « C’est un joueur d’instinct avec de grosses qualités physiques, il a su parfaitement les exprimer avec beaucoup de culot et de talent, tant mieux pour nous car cela nous a fait du bien et cela nous a donné une option sur laquelle on n’avait pas misé au départ. » Dos à dos en retrouvant les vestiaires, les deux équipes vont encore un peu plus se neutraliser en seconde période. Le travail défensif de NTanzi en pointe et les "décrochés" de Cabanes gênaient les Norvégiens qui se montraient moins précis dans leurs intentions.  Ils ne vont jamais rien lâcher et vont à leur tour profiter des erreurs adverses. Un tir précipité par-ci, un oubli défensif par-là, les Français souvent contraints à la faute et sanctionnés, retombaient dans leurs travers (23-25 à la 49ème). Pourtant, dans les 3 minutes suivantes, les petits Bleus vont montrer qu’ils étaient toujours concernés (26-25). Le money-time où tout pouvait encore basculer restera tendu, crispé et à l’issue confuse puisque les Norvégiens vont contester un pied sifflé contre eux. Les Tricolores ont emporté la décision (30-29). « C’est vrai qu’on a souvent subi la rencontre, reconnait Pascal Bourgeais. Non pas de manière négative, en fait, on l’a appréhendée au fur et à mesure. On a gagné le bras de fer qui nous était proposé. On a senti que les Norvégiens étaient plus fatigués que nous en 2ème période, il fallait en profiter, quitte à prendre quelques risques. Il y a eu du déchet, on a fait des erreurs mais on les a amenés à la limite de craquer et ils ont été moins lucides que nous à la fin. » Ce succès demande donc une rapide confirmation. Dès ce vendredi, Sadou NTanzi et ses partenaires devront passer l’obstacle de la Roumanie qui a posé quelques soucis au Danemark (22-24). Mais la satisfaction est là. Les Tricolores ont toujours en poche un précieux joker. Celui qu’ils pourront pourquoi pas utiliser dimanche face aux Danois.  

A Koprivnica (Croatie), Sports Hall Fran Galovic
Phase de Groupe Euro U18, Jeudi 9 août 2018 à 14h30

France - Norvège    30 - 29   (MT: 14-14)

Arbitres: Konstantin Ershov & Anton Pavliukov (Russie) 

France
gardiens: Bolzinger (10 arrêts/35 à 29% dt 1/4 à 7m), Spady (3/7 dt 1/1 à 7m) joueurs de champ: Adebigni, Cabanes (1/2), Chatillon, Crepel (1/2), Guiraudou, Jullian (2/3), Mandiangu (3/6), Martinez (0/1), Monar (4/4), Ntanzi (7/9 dt 1/1 à 7m), Paschal (6/7 dt 2/3 à 7m), Salou (0/3), Thellier (0/4), Tissot (6/8)

Norvège
gardiens Bergsholm-Kristensen (12/42 à 29% dt 0/3 à 7m), Jansen
joueurs de champ: Blonz (2/3), Gjermundnes (1/3), Gröndahl (4/10), Helsinghof (1/2), Lillelien (4/7 dt 0/1 à 7m), Hygen, Inselseth (0/3), Larsen, Knutsen (5/7 dt 3/4 à 7m), Lindqvist, Elverhoy (2/4), Norberg (6/7), Storbugt (3/3), Zulijani (1/2)
© Yves Michel
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