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Chambéry... nouvel élan pour de nouvelles conquêtes
Chambéry... nouvel élan pour de nouvelles conquêtes
3 Septembre 2018 | France > LNH

Rentré dans le rang après quelques coupables errements, Chambéry veut raviver la flamme et surtout retrouver l'Europe qui cette saison, fait une infidélité au club savoyard. Avec Erick Mathé, comme nouvel entraîneur et un recrutement bien dosé dont l'Espagnol Alejandro Costoya pourrait être une des révélations et le Lituanien Gerdas Babarskas, une des curiosités. 

par Yves MICHEL


Pour Erick Mathé, la dernière expérience à la tête d’une équipe remonte à 2014 avec Bordeaux. Si au terme de la saison, les Girondins frôlent l’accession parmi l’élite et l’entraîneur est désigné comme le meilleur de ProD2, la situation financière du club est pitoyable et la liquidation, prononcée.  Le technicien prend un vrai coup sur la tête mais décide de vite rebondir. Il mettra un an avant de poser son sac à Montpellier et devenir l’adjoint de Patrice Canayer. « Quand je suis arrivé là-bas, le dialogue avec Patrice était clair, je souhaitais dans un avenir proche retrouver un poste d’entraîneur principal. Lors de ces trois saisons, j’ai beaucoup appris, ce que j'ai vécu avec l'apothéose de Cologne est inoubliable et cette expérience me sert désormais au quotidien. » A peine la phase des matches retour amorcée, en février dernier, le voilà annoncé à Chambéry. L’équipe sort d’une période des plus instables qui a débouché sur l’éviction du Croate Obrvan et son remplacement par Laurent Busselier. L’emblématique ailier savoyard s’occupe du groupe jusqu’aux vacances avant de retrouver son rôle d’adjoint. « Avec "Bubu", je suis là pour remettre en place de vraies valeurs dans le travail. Les joueurs étaient d’ailleurs demandeurs. Concernant les objectifs, on doit viser une place européenne. On ne sera pas les seuls. Pour la Ligue des Champions, Montpellier, Paris et Nantes sont quasi intouchables. Derrière, six voire sept équipes dont Chambéry peuvent prétendre aux places qui restent en EHF. Je ne suis pas en train d’anticiper des excuses si cela ne fonctionne pas, je fais simplement remarquer que la concurrence sera rude et l’écart entre ces 6-7 formations, pas très grand. » La phase de préparation s’est plutôt bien déroulée, le technicien qui se présente comme un bâtisseur a pu jauger l’état de son groupe et surtout mesurer l’apport de ses nouvelles recrues (les ailiers Anquetil et Richert qui prend son mal en patience après une rupture des croisés, les arrières Babarskas et Costoya). « Ce qui est intéressant au-delà de l’aspect sportif, ce sont les attitudes. Et j’ai vu des gars conquérants qui ont envie de se battre ensemble. » Erick Mathé n’est pas dupe. Il sait qu’un mariage réussi  avec les fervents supporteurs du Phare et ses dirigeants passe par de bons résultats. L’entame avec deux déplacements successifs à Toulouse et Tremblay peut s’avérer déterminante.



Quel est le point commun entre Alejandro Costoya et Luka Karabatic ? Ils ont tous les deux pratiqué le tennis à un très bon niveau mais ont finalement choisi le handball. La comparaison s'arrête là. Les morphologies diffèrent, le poste aussi. Avant de faire le grand saut en Savoie, l'arrière de 25 ans qui n'avait jamais quitté le Nord de l'Espagne a suivi son instinct. Pour progresser et répondre aux attentes de ceux qui le voient comme un des futurs grands du handball espagnol.

A 25 ans, était-ce le bon moment pour prendre la bonne décision ?
Existe-t-il un bon moment ? J'ai tout simplement fait un constat. J'ai débuté en Asobal à 17 ans à Gijón, j'ai joué à Pampelune et puis à León où j'ai disputé la Ligue des Champions. J'ai fait le tour de la question, il me fallait évoluer dans le meilleur championnat actuel.

Comment te retrouves-tu à Chambéry ?
J'ai reçu plusieurs propositions. Je connaissais le club et l'ambiance extraordinaire du Phare pour y avoir joué avec Anaitasuna (le club de Pampelune) en EHF Cup. L'intérêt qu'a manifesté Erick à mon égard, a également été déterminant. J'ai aussi retrouvé des similitudes avec León. Les deux clubs ont une vraie histoire, la formation des jeunes est importante, je suis vraiment heureux d'être ici.

D'autant que tu ne vas pas te retrouver le seul Espagnol...
C'est vrai, Niko (Mindegia) est là et dans le championnat, l'Espagne est bien représentée (15 éléments cette année). Je les connais tous. Avec Ferran Sole (Toulouse) par exemple, on a joué ensemble en sélections jeunes. Je suis aussi proche d'Alvaro (Ruiz Sanchez) et Arnau (Garcia). Je vais aussi retrouver Diego Pinheiro (Dunkerque) qui est mon grand ami. A León, on était tout le temps ensemble. Ce sera difficile de l'affronter mais ce sera génial.

Quel est ton regard sur le championnat français ?
Je ne vais pas être original en disant que c'est physique, il y a du rythme, de l'ambiance autour des matches, ce sera un luxe pour moi d'être sur le terrain. J'espère que nous allons connaître la réussite.

Tu as connu la "Rojita" génération 92-93, ce sont tes meilleurs souvenirs ?
J'ai traversé quatre années magnifiques, j'ai côtoyé des gars de grande qualité. Notre parcours a été exceptionnel et je dois reconnaître qu'à l'époque, c'était devenu une habitude de terminer l'été par une belle médaille*.

La "Roja" fait aussi partie de tes objectifs...
C'est une fierté et un honneur de porter le maillot de son pays. J'ai participé au Mondial en France et à des tournois de préparation. Le coach m'a fait confiance et je l'en remercie. Mais il faut que je travaille encore dur pour que le rêve se poursuive.

Cela passe par une bonne saison avec Chambéry...
C'est exactement ça. Ici, tout est réuni pour que je réussisse. Le club, la ville, les coéquipiers. J'ai hâte que la compétition officielle démarre. Mon autre objectif, c'est de perfectionner mon français (sourires).

* 3 en argent (Euro 2010 et Mondial 2011 chez les jeunes puis Mondial 2013 juniors) 1 en or (Euro 2012 juniors)



Gerdas Babarskas (24 ans) n'aurait jamais du porter le maillot savoyard, du moins cette saison. En janvier dernier, c'est Nantes qui l'avait approché et l'avait même mis à l'essai. « Cela a vraiment été une bonne expérience. Tout se passait bien et j’ai même disputé un match amical avec eux. L’entraîneur voulait travailler avec moi mais j’ai eu un petit souci à l’épaule et le président n’a pas voulu signer un contrat longue durée. » L’arrière est rentré en Allemagne à Bietigheim où il a contribué à la réussite de l’équipe (159 buts en 33 matches de championnat) au point de terminer 2ème de Division 2 et décrocher un ticket pour l’accession. En fin de contrat, il reçoit une proposition de Chambéry. « Jouer en France est devenu une référence et cela ne se refuse pas. » D'autant que dans ce championnat-là, un certain Jonas Truchanovicius est un des plus emblématiques ambassadeurs du hand lituanien. « Je l’ai appelé et il m’a encouragé à venir. Ce qu’il a fait avec Montpellier est hallucinant et je suis très content pour lui. Cela rejaillit sur notre handball national. » Gerdas Babarkas est tombé dans la marmite dès son plus jeune âge et revendique une certaine précocité dans sa progression. « Au début, j'ai toujours évolué avec des partenaires plus vieux que moi. A 15-16 ans, je jouais déjà en 1ère Ligue lituanienne sous les couleurs du Granitas Kaunas, à 18 en Autriche et à 21 en Allemagne.» Une si rapide ascension a-t-elle été facilitée par un environnement favorable ? Sans doute car dans la famille, le handball est le sport-roi. « Mon père est mon idole. Il a été un grand joueur dans les années 80 et a même remporté la coupe EHF avec Kaunas. Mon frère (Povilas, de 5 ans son aîné) est revenu à Bregens en Autriche après être passé par Celje.» Comme le confirme Erick Mathé, sa nouvelle recrue peut devenir un élément-clé de l'équipe. Bon shooteur de loin, c'est en défense que son profil est intéressant. D'autant que depuis l'été, Chambéry doit pallier l'arrêt de Benjamin Gille. L'intéressé ne rechigne pas à la tâche. « Je prends autant de plaisir sur les deux côtés du terrain. Je suis ici pour gagner des matches. Peu importe l'adversaire. J'ai déjà pris mes repères et mon intention est de montrer à tout le monde ce que je sais faire et surtout, que je peux être encore meilleur.» Avec un tel mental, le joueur et le club qui l'a recruté sont sur la bonne voie.


                             Arthur Anquetil, une autre des quatre recrues chambériennes cette saison

© Yves Michel
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