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LSL: En championnat, le hand français a un statut à assumer
LSL: En championnat, le hand français a un statut à assumer
4 Septembre 2018 | France > LNH

Il fallait bien une trêve de trois mois pour les spectateurs, un peu moins pour les joueurs et leur staff pour se remettre des agréables émotions vécues en fin de saison dernière. Paris champion de France pour la 4ème fois consécutive, Montpellier vainqueur de la Ligue des Champions, Nantes et St Raphaël aux places d’honneur, plusieurs challenges seront d’ores et déjà très difficiles à relever. Qu’importe, les clubs français et leur championnat sont devenus une référence dans toute l’Europe. La piste aux étoiles toujours retransmise (mais jusqu’à quand ?) sur beIN Sports s’ouvre ce mercredi.

par Yves MICHEL

Trois mois après la consécration de Montpellier à Cologne et la participation de quatre équipes à un carré final de deux compétitions européennes, le handball français espère tirer tous les dividendes de cette réussite. Sa position en tête du classement EHF des clubs, l’affluence de joueurs étrangers dans le recrutement montrent l’attractivité de ce championnat. Pourtant plusieurs chantiers ont été ouverts et n’ont pas encore trouvé de maîtres d’œuvre. Le statut de l’arbitre professionnel est toujours en jachère, la reconduction des droits télé pas encore réglée. Mais la saison qui débute ce mercredi, s’annonce passionnante et pourrait réserver quelques surprises même si les prétendants aux places d’honneur sont identifiés. «C’est vrai, les moyens des uns et des autres sont différents mais tous les clubs travaillent, martèle Thierry Anti. Et surtout, il y a beaucoup d’ambitieux et ils ont les moyens de l’être. Cela signifie que le championnat va être encore plus costaud qu’avant et je pense que cette année, le vainqueur aura bien plus de défaites que par le passé. On peut compter sur Aix qui a fait une saison étonnante malgré un mois de décembre très difficile, Nîmes a connu l’inverse mais a su se renforcer, Dunkerque et Chambéry ont l’expérience pour jouer les 1ers rôles, sans oublier Toulouse qui n’a pas une équipe de baltringues ! (sic). Tu ajoutes le quatuor de tête, cela fait du monde ! Mais il peut y avoir quelques trouble-fêtes. Qui ? Difficile à dire, en tout cas, j’espère qu’il n'y en aura pas trop. » Car Nantes qui n’a brûlé aucune étape au cours de sa progression depuis 2008 et l’accession à l’élite, entend garder son standing et même viser plus haut. Vers le titre national. « Il y a certes des équipes comme Paris avec la manne qatarie qui sont mieux armées que nous mais après, vu ce qu’on a réalisé l’an dernier, comment en gardant la même équipe, je peux la motiver ?  questionne le coach du H. Comment je peux la pousser à progresser, à être exigeante avec elle-même ? Cela ne peut se faire qu’au travers du championnat où des fois, on a manqué un peu de régularité. Je ne dis pas qu’on va être champion mais on veut essayer de l’être. Et puis tenter de se rapprocher de ce but est le meilleur moyen de retourner en Ligue des Champions, la saison suivante.» Le technicien est bien conscient de la difficulté de la tâche car il n’est pas le seul à poursuivre le même objectif.



Paris et Montpellier tiennent à peu près le même discours. Les deux clubs abordent pourtant l’exercice avec une approche différente. Changement d’entraîneur (voir plus bas) et arrivée de trois nouvelles têtes au PSG, continuité et recrutement minimaliste dans l’Hérault puisque seul Fredric Petersson a remplacé Ludovic Fabregas. « Je suis très satisfait de l’effectif mis à ma disposition, souligne Patrice Canayer. On a su assez tôt que Ludo nous quittait et avec Petersson, on a pu réaliser un recrutement à la fois très pointu sur les compétences mais aussi sur la personnalité du joueur recherché. » Montpellier peut également compter sur Mathieu Grébille. Blessé à l’épaule depuis mai 2017, invité à trouver une solution à l’extérieur du club avant même l’expiration de son contrat, l’international a du consentir à quelques sacrifices mais a été conservé. « Je lui ai proposé de relever un challenge. Comme j’avais déjà quatre arrières gauches, je l’ai amené sur le poste d’ailier. » Ce à quoi l’intéressé a répondu favorablement après avoir traîné les pieds. Le constat est positif. Dimanche en finale du Trophée des Champions face à St Raphaël, il a terminé sur un joli 8/9. « Je ressens encore quelques douleurs mais cela va de mieux en mieux et j’espère surtout que cela va continuer. » Autre changement du côté du MHB, Valentin Porte endosse le rôle de capitaine et succède ainsi à Michaël Guigou. Une mini-révolution du côté de Bougnol même si le technicien a tenté de rassurer les fans de l'ailier international en précisant qu'il comptait sur lui.



Derrière la bande des trois, St Raphaël finaliste de l’EHF Cup pointe toujours le bout de son nez après quelques changements à l’intersaison. «On savait qu’on allait perdre en termes d’expérience et peut-être de niveau de jeu mais on a gagné énormément en fraîcheur, constate Adrien Dipanda (notre photo) C’est la 1ère fois depuis que je suis à St Raph’ qu’il y a un tel renouvellement. On a rajeuni l’équipe avec des gars de moins de 25 ans, des jeunes du centre de formation qui ont envie de montrer de quoi ils sont capables et cet état d’esprit, même si ce n’est que le début, nous permet d’aller chercher des matches très compliqués. On l’a montré au Trophée des Champions contre Paris et en finale contre Montpellier.» Ce genre de situation très serrée, les Varois risquent de la retrouver à maintes reprises et la quête d’un trophée qui pour le moment fait défaut, ne sera pas sans obstacles. « On peut dire qu’on évolue dans la meilleure ligue du monde et qu’on n’a rien à envier aux Allemands, peut-être le nombre de spectateurs. Chez nous, dans le championnat, une certaine hiérarchie existe mais personne n’est à l’abri d’une contre-performance. Surtout lorsqu’on s’y attend le moins. » Comme la saison passée, Chambéry victorieux à Nantes et Nîmes ou Saran qui a décroché le nul à St Raphaël. Istres et Pontault les promus devront cibler leurs adversaires pour assurer le maintien. Comme ses devancières, la version 2018-2019 devrait réserver un suspense à tous les étages.

PSG Handball – Saison 7   Raul Gonzalez déjà sous pression

La locomotive parisienne était plutôt sur les bons rails. A l’Eurotournoi à Strasbourg dans un contexte Final Four de Cologne, le PSG avait tiré la couverture à soi et battu Montpellier en finale. Une semaine plus tard au Trophée des Champions, les Parisiens n’ont même pas franchi la demie (défaits par St Raphaël) et après une séance interminable de 25 jets de 7 mètres, a perdu la consolante face à Nantes. Mikkel Hansen était absent (blessé aux côtés), Toft Hansen, Ekdahl du Rietz, Gensheimer et Nahi amoindris. Pas de quoi réjouir Raul Gonzalez, le nouvel entraîneur espagnol du PSG.

Raul, dans quel état d’esprit as-tu quitté le Trophée des Champions ?
Je n’étais pas content. Paris a un rang à tenir et nous devons gagner. Mais je suis confiant et je sais qu’on est capable d’avoir un meilleur rendement.

Tu as multiplié les associations sur les deux tournois, était-ce programmé ?
On était encore dans la préparation, c’était le moment de le faire. Surtout quand il y a des problèmes à régler. Si on avait gagné au Trophée, je ne me serais pas non plus emballé. Le match le plus important, c’est mercredi.

Le 1er pour toi devant ton public à Coubertin…
Je débute dans la meilleure ligue du monde. C’est nouveau pour moi mais mon niveau d’exigence est à la hauteur de ceux qui viendront nous voir. C’est la rentrée des classes (sourires), je vais apprendre beaucoup de choses ici.

Qu’est-ce qui change par rapport à ce que tu as connu ?
En fait, avec Vardar, je ne retrouvais que les grosses équipes lors de la Ligue des Champions. Là, dans le championnat, il va y avoir des matches d’un niveau très élevé. Très régulièrement. Paris sera l’équipe à battre surtout quand on va jouer à l’extérieur. En Asobal, en début de saison, tu sais déjà qui sera champion. Tandis qu’ici… La saison dernière, ça s’est joué à la fin.



A chacun son objectif

Bien malin qui peut établir encore cette saison une hiérarchie entre les 14 clubs qui se retrouvent sur la ligne de départ. Certains vont viser l’Europe, d’autres le maintien et un peu mieux si affinités.

Le haut du panier : Montpellier, Nantes, Paris, St Raphaël

Les outsiders à l’EHF Cup : Aix, Chambéry, Nîmes

Les surprises potentielles : Dunkerque, Toulouse  

La lutte pour le maintien : Cesson, Istres, Ivry, Pontault, Tremblay

La 1ère journée va surtout permettre de juger l'état d'avancement des travaux pour chacune des 14 équipes engagées. St Raphaël se méfiera de la venue de Nîmes dans le Var. Il y a un peu moins d'un an, l'USAM s'était imposé de 4 longueurs. Même vigilance à Dunkerque qui découvrira Istres, le promu. Pontault, l'autre équipe issue de la Proligue accueille Nantes. Ivry n'aura que quelques kilomètres à parcourir pour venir défier le PSG à Coubertin. Pour Toulouse, pas question de renouveler la contreperformance de l'an passé face à Chambéry puisque les Savoyards s'étaient imposés d'un but. La rencontre entre Cesson et Tremblay sera déjà capitale notamment pour les Bretons qui visent le maintien. Et les Franciliens peuvent être des adversaires directs. Montpellier clôturera le programme jeudi, face à Pays d'Aix. Un match particulier puisqu'en mars dernier, les hommes de Jérôme Fernandez étaient venus s'imposer (22-23) à Bougnol.

mercredi 5 septembre

JOURNEE 1 - LNH

20h00

Dunkerque HBGL

Istres Provence HB

 

St Raphaël VHB

USAM Nîmes

20h15

Cesson-Rennes MHB

Tremblay EFHB

20h30

UMS Pontault-Combault

HBC Nantes

 

Fenix Toulouse

Chambéry SMBHB

20h45

Paris SG Handball

US Ivry Handball

jeudi 6 septembre

20h45

Montpellier Handball

Pays d’Aix UC


Droits TV:   Ça négocie dur !

Ce mercredi sur le coup de 20h30, beIN Sports avec au commentaire Thomas Villechaize et François-Xavier Houlet (notre photo) tournera ses caméras vers le parquet de Coubertin pour l’ouverture de la saison avec un PSG-Ivry dont on attend beaucoup. Il en sera ainsi tous les mercredis et jeudis aux horaires habituels avec en prime le magazine Handaction en prélude au 2ème match de gala de la semaine (Montpellier-Aix, ce jeudi). La chaîne qatarie entame sa 5ème saison comme diffuseur exclusif du championnat de France de l’élite masculine.

Le contrat arrive à terme en 2019 et les négociations pour une reconduction sont loin d’être abouties. Selon nos informations, le diffuseur qui verse une rente annuelle de 4 millions d’euros à la Ligue, souhaiterait revoir l’enveloppe à la baisse. Ce que la LNH ne voit pas d'un bon œil. D’autres opérateurs parmi lesquels RMC Sports (anciennement SFR Sports) et vraisemblablement Eurosport se sont manifestés. Les sommes versées seraient en rapport avec les prétentions de la Ligue mais des points d’achoppement persistent quant à la programmation des matches. Le handball tricolore a beau avoir un club champion d’Europe en titre, deux autres finalistes de la Ligue des Champions et de l’EHF Cup, les chaînes ne se pressent pas pour assurer l'après-vente.

© Yves Michel
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