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LSL: Allan Villeminot fonctionne à l'instinct
LSL: Allan Villeminot fonctionne à l'instinct
5 Octobre 2018 | France > LNH

Alors que rien n'a bougé concernant le Top 5 malgré une grosse frayeur pour Montpellier face à Dunkerque, ce jeudi, Cesson accueille Saint Raphaël en clôture de la 5ème journée de l'élite masculine. Après une entame poussive, les Bretons viennent de récolter 3 points lors des deux dernières journées. Ils compteront sur leur demi-centre Allan Villeminot principal dépositaire du jeu depuis la blessure de Luka Mitrovic. 

par Yves MICHEL

Depuis cet été, Allan Villeminot est devenu plus pragmatique. Il n’a pas cédé au découragement lorsqu’un virus véhiculé par l’air ambiant, l’a profondément affecté. Ses vacances ont été gâchées, il n’a pas pu profiter des siens comme il l’aurait souhaité. « Je suis allé dans le sud rejoindre ma famille mais j’ai été cloué au lit, très fatigué une bonne partie du séjour. Déjà qu’on n’a pas trop l’occasion de se voir pendant l’année, c’était très frustrant. » Au-delà de ces retrouvailles, c’est aussi la reprise de l’entraînement et la préparation avec Cesson qui ont été tronquées. «Depuis que je joue au hand, c’est la 1ère fois que cela m’arrivait et il m’a vraiment manqué quelque chose. Mais comme l’envie de revenir sur le terrain était plus forte que la maladie, je n’ai jamais douté. » D’autant que depuis qu’il est arrivé en Bretagne en 2016, après quatre années passées au centre de formation de Montpellier, il a pris une nouvelle dimension. « Je ne vais pas parler de plan de carrière mais j’ai été tout de suite sensible à l’intérêt que le club m’a porté. C’est vrai que je me suis senti plus concerné. Ou plutôt qu’on m’a fait un peu plus confiance que par le passé. » De la difficulté à trouver sa place au sein d’une équipe comme Montpellier, constamment sous la lumière des projecteurs et où le jeune joueur est souvent dans l’ombre d’un ou plusieurs grands talents. Même si elles existent, les occasions de percer sont rares. « Je suis parti de Montpellier pour continuer à m’amuser et surtout construire quelque chose. Je n’ai aucun regret par rapport à ce que j’ai vécu là-bas. Le club m’a beaucoup apporté au niveau de la formation et dans mon épanouissement professionnel. Je ne pense pas que cela soit plus difficile qu’autre part d’y réussir, il y en a qui ont la chance de ne pas avoir à patienter. Je voulais bénéficier de plus de temps de jeu et ne pas rester constamment sur le banc. » Changement de décor à Cesson. Le club n’a pas la même histoire, loin s’en faut et surtout les mêmes moyens que son homologue héraultais. Le classement est là pour le démontrer. La saison passée a été plutôt difficile à boucler, dans l’incertitude d’une relégation avec seulement un point capitalisé lors des sept dernières rencontres. En fin de contrat, Allan Villeminot meilleur réalisateur de l’équipe (101 buts) n’a rien voulu précipiter pour envisager une prolongation de son aventure en Bretagne. «Ça dépendait aussi du maintien. Avec la bonne saison que je venais de faire, je voulais rester au plus haut niveau. Et puis la perspective de la nouvelle salle (attendue à la fin de l’année civile) a pesé dans mon choix. Je suis dans un environnement où je me sens bien, il y a de nouvelles ambitions, je me suis donc engagé à nouveau. »  A peine revenu dans le groupe et un début de saison où il avoue que « la tête a mieux fonctionné car les jambes avaient du mal à suivre » le voilà déjà aux avant-postes. Il est devenu un des hommes de base de la formation dirigée par Christian Gaudin. « Avoir des responsabilités ne me déplait pas. J’en avais déjà l’année dernière. Christian est arrivé et a imposé une certaine rigueur. Avec lui, il faut qu’on reste concentré en permanence. Si tu te retrouves tout seul à 6 m et que tu loupes ton shoot, pour lui, ce n’est juste pas possible. Après, l’équipe a été renouvelée à presque 50% avec beaucoup d’étrangers (4 sur les 5 nouveaux visages), il faut un temps d’adaptation mais comme ce sont de bons gars, l’intégration se passe très bien. C’est peut-être simpliste mais si Cesson se met à gagner des matches, on va nous voir autrement.» Reste qu’après seulement quatre journées, l’infirmerie commence à se remplir.



Si Allan a été contrarié momentanément par un kyste mal placé et l’arrière belge Thomas Bolaers souffre toujours d’une cheville, le cas du demi-centre serbe Luka Mitrovic est plus grave. L’opération l’an dernier de son genou (rupture des croisés) n’a pas tenu et il va devoir repasser sur le billard et faire un trait sur la suite de la saison. Avec la suspension prochaine (pour un match ferme) de Jean Jacques Acquevillo, la base arrière se retrouve très handicapée. Le recours à un joker médical a été envisagé mais à cette période de l’année, les bonnes opportunités se font rares. Quelques pistes ont été évoquées parmi lesquelles celle d’un autre Villeminot, prénom Kyllian qui vient de passer pro à… Montpellier. « (sourires). Jouer ensemble ?  C’est un peu notre rêve, avoue Allan. Je suis très proche de mon frère et on communique beaucoup. Mais cela m’étonnerait que Montpellier veuille le lâcher. Il a le même début de carrière que moi et lui aussi, attend d’avoir du temps de jeu pour pouvoir s’exprimer. Il travaille beaucoup pour ça et j’espère que ça va très vite payer. A Montpellier ou ailleurs. On peut se retrouver dans la même équipe car on a la faculté d’évoluer sur les deux postes, on se complète bien. Mais pour l’instant, il est bien là où il est. Il est entré dimanche en Ligue des Champions (contre Kielce) et il n’a pas démérité. Ça m’a rappelé des souvenirs quand j’avais joué contre Barcelone. » L’agenda des deux frangins est bien balisé. Et déjà, une date a été cochée, celle du 21 novembre lorsque Cesson se déplacera dans l’Hérault. Neuf journées de championnat auront défilé et les Bretons espèrent avoir grappillé quelques précieux points pour pouvoir confortablement passer la trêve hivernale.

Les faits marquants de la soirée de mercredi…

C'est à Bougnol face à Montpellier que Dunkerque a bien failli causer la sensation de cette 5ème journée. A égalité (24-24) à 4 minutes du terme, les Nordistes se sont gâché leur fin de match sur deux erreurs. Un marché flagrant de Pineiro et un ballon mal négocié de Taboada. Entre temps Melvyn Richardson avait inscrit le but qui allait être celui de la victoire (25-24). Unanimement, les Héraultais n'ont pas fait la fine bouche face à ce succès étriqué, ils gardent le contact avec le peloton de tête même si offensivement, il y a par moments, un manque apparent de solutions. Ce que relativise Patrice Canayer« Je suis content du contenu et du résultat. On avait choisi de ralentir le jeu. On savait que Dunkerque avait un rythme lent. On enchaîne les matches tous les trois jours. On a des blessés, des joueurs fatigués ce soir. Je pense à Valentin qu'on a essayé de protéger. Ça ne correspond pas à notre style mais par moments, il faut savoir s'adapter. Il y a eu de la fatigue physique et émotionnelle ces derniers jours. Ce match était épuisant psychologiquement. C'est une très belle victoire." La prochaine étape (européenne), c'est samedi à... Barcelone en Catalogne. 

Si Montpellier a peiné, Chambéry et Paris ont passé une soirée plutôt... tranquille. 
Circulez, il n'y avait rien à voir au Phare si ce n'est une formation savoyarde qui en moins de 10 minutes a pris le jeu à son compte et n'a eu de cesse de faire enfler l'addition. Treize longueurs d'écart à l'arrivée (34-21), un Fahrudin Melic (notre photo) en feu (7/7), 1 but inscrit par Istres dans les 11 dernières minutes. 

L'écart (13) est le même entre Paris et Pontault-Combault (38-25). Avec un scénario quel que peu différent qu'en Savoie puisque l'autre promu a tenu 10 minutes de plus (11-11 à la 20ème). Une pause atteinte avec un déficit "honorable" (-3) et puis... rideau ! Le ball-trap à Coubertin pouvait commencer. Nikola Karabatic et Henrik Toft Hansen n'ont même pas eu à transpirer, Titi Omeyer ne s'est pas ménagé (16 arrêts) et Luka Stepancic a réalisé son meilleur ratio depuis qu'il est arrivé au PSG en 2016 (9/9). Quant à Pontault... à part les poèmes d'Appolinaire et la volonté de Kaabeche, il n'y a pas grand chose à retenir. 

Le diaporama du match Tremblay-Nantes par Stéphane Lebègue


Nantes occupait le fauteuil de leader en compagnie de Chambéry, la situation reste la même après le déplacement à Tremblay. Le "H" n'a pas eu la soirée facile face à une formation de Seine St Denis qui n'a lâché prise qu'en fin de 1ère période. Les échecs répétés au tir de Sevaljevic et de Siakam lui ont été préjudiciables malgré un très bon Samuel Honrubia. Nantes s'en est remis au bras de Valero Rivera (impeccable à 7m) et aux percussions d'Espen Hansen. Avec 12 arrêts, Cyril Dumoulin a apporté une brillante contribution à un succès important pour les hommes de Thierry Anti (28-32) avant de retrouver le PSG samedi en Ligue des Champions. 

A Ivry, Nîmes n'a jamais été mis en danger. La recette était simple: après 7-8 minutes d'observation, il suffisait de profiter du manque de concentration adverse et mettre le turbo notamment du côté de l'Egyptien Sanad. C'est exactement ce que les Gardois ont fait avec également l'apport d'Elohim Prandi et de Mike Brasseleur, deux anciens de Delaune. Et même s'ils seront souvent sanctionnés, les visiteurs vont rallier la pause avec six buts d'avance. Ivry porté par son duo Vium-Bataille va passer toute la 2ème mi-temps à courir après le score sans trouver le rythme pour au moins s'en rapprocher conséquemment (27-34). 

Ceux qui suivent Pays d'Aix doivent avoir impérativement un cœur en parfait état de marche. Depuis 4 matches, les Provençaux doivent attendre les dernières secondes pour connaître l'issue de leur confrontation. Succès de 2 buts face à St Raphaël, défaite d'une unité à Tremblay et face à Chambéry et ce mercredi soir, Toulouse aurait pu quitter l'Arena avec le partage des points. Si le gardien aixois Wesley Pardin (18 arrêts) a illuminé toute la rencontre et son équipe s'est présentée à l'entame du money-time avec deux longueurs d'avance (25-23), l'entrée de Yassine Idrissi dans les cages adverses a bien failli être déterminante. A 50 secondes du terme, Toulouse aurait pu égaliser mais le ballon a été mal géré et Aix en a profité (26-24). Forts de ce succès, les hommes de Jérôme Fernandez n'ont plus qu'à préparer leurs vêtements chauds pour le voyage en Islande, dimanche à l'occasion du 2ème tour aller de la Coupe EHF. 

Les résultats et le classement avant le dernier match...

JOURNEE 5 - LSL

mercredi 3 octobre

Score

Mi-Temps

Pays d'Aix UC

Fenix Toulouse

26-24

15-11

Chambéry SMBHB

Istres Provence HB

34-21

17-11

US Ivry

USAM Nîmes

27-34

12-18

Tremblay en F. HB

HBC Nantes

28-32

12-16

Montpellier HB

Dunkerque HBGL

25-24

14-11

PSG HB

UMS Pontault-Combault

38-25

16-13

jeudi 4 octobre

Cesson-Rennes MHB

St Raphaël VHB

20h45

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Nantes1055001471215 
-Chambéry1055001451245 
3Paris954011671271 
-Nîmes954011431281 
5Montpellier854101461341 
6Tremblay65320151148-1 
7Aix en Provence452301341351 
8Dunkerque35131114114-1 
-Cesson341211041091 
10St Raphael241301231171 
-Ivry25140124151-3 
12Toulouse15041141155-2 
-Istres15041121151-4 
14Pontault-Combau.05050124170-5


© Yves Michel
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