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William Accambray rêve toujours en Bleu
William Accambray rêve toujours en Bleu
8 Novembre 2018 | International

Après une blessure au tendon d’Achille qui l’a perturbé durant tout le 1er semestre 2018, William Accambray pourtant sous contrat avec Veszprém a préféré quitter la Hongrie et renforcer les Slovènes de Celjé. Avec comme objectif, un retour en équipe de France. A 30 ans, "Willy" n’a pas renoncé à la sélection nationale.

par Yves MICHEL

En s’exilant en Hongrie dans un des meilleurs clubs de la planète handball, William Accambray pensait avoir réalisé le meilleur choix. A Veszprém, il voulait effacer les deux saisons galère passées à Paris sous la direction de Serdarusic et surtout montrer qu’il était encore capable de se hisser parmi les meilleurs. Mais une déchirure d’un tendon d’Achille mi-décembre 2017 est venue tout compromettre. L’Euro 2018 en Croatie lui est passé sous le nez, il a du se montrer patient pour revenir mais en septembre, l'entraîneur Ljubomir Vranjes qui sera écarté quelques semaines plus tard, ne comptait plus sur lui. La situation était devenue invivable et l’ancien Montpelliérain a préféré passer la frontière et atterrir en Slovénie, prêté jusqu’à la fin de la saison à Celje. Et il ne regrette pas son choix. Arrivé début octobre, il a tout de suite pris ses marques, disputé depuis 5 matches de championnat et un de Ligue des Champions contre Zaporozhye et le bilan est plutôt satisfaisant. Six succès et surtout 28 buts inscrits dont 11/11 à 7 mètres.

Quitter Veszprém était la meilleure solution ?
En ce début de saison, Vranjes avait décidé de ne pas me faire jouer la Ligue des Champions. On a discuté et je lui ai dit que cette situation ne pouvait pas continuer. Donc la meilleure solution, c’était d’aller ailleurs. Mais pas n’importe où et Celjé convenait parfaitement. Avant que je parte, Vranjes a été mis à pied. Je pense que si cela s’était passé plus tôt, je serais resté.

Paris, Veszprém, trois années difficiles, c’est de la malchance, un échec ?
Je ne sais pas… c’est un assemblage de mauvaises choses même si à Paris, la 1ère année (sous la direction de Philippe Gardent) cela n’a pas été négatif. L’enchaînement Serdarusic-Vranjes m’a été fatal, de toute façon Vranjes s’était mis tout le vestiaire à dos sur la fin. Tout ça m’a nui un peu sur le début de saison mais je reste ambitieux quoi qu’il arrive.

N’as-tu jamais cédé au découragement ?
Cela m’est arrivé de faire grise mine, oui… J’ai pris sur moi mais je sais aussi relativiser. Je fais un beau métier, j’ai la chance de bien en vivre et j’ai confiance en moi. Je sais ce que je vaux, je m’entraîne tous les jours sérieusement pour ne pas que mon niveau baisse.

La notion de plaisir avait-elle disparu ?
Je la retrouve ici avec beaucoup de responsabilités. Il y a le goût de jouer, d’être dans le combat, de finir les matches complètement rincé, d’avoir et c’est un peu bête à dire, des bleus et des griffures sur soi, ce sont des choses qui à moments donnés me manquaient.

L’intégration à Celjé est parfaite, tu tires même les jets de 7 m
Depuis que je suis jeune, j’ai toujours aimé participer aux séances de pénalty en fin d’entraînement. Là, le coach l’a remarqué et pour le moment, j’ai pas mal réussi.

La présence d’Igor Anic a du également faciliter cette intégration…
Tout le monde est très sympa, les supporteurs m’ont bien accueilli, j’ai pu m’en rendre compte le week-end dernier lors du 1er match à domicile en Ligue des Champions. Igor m’aide beaucoup car les consignes sont données en slovène et je suis très content de l’avoir retrouvé. On se connait depuis pratiquement vingt ans et sur le terrain, il y a une certaine complicité.

Tu avais signé trois ans à Veszprém, penses-tu y revenir ?
L’été prochain, il me restera une saison avec eux. Veszprém a quand même pas mal de monde en fin de contrat donc ça risque d’être différent de ce que j’ai connu avec Vranjes. Honnêtement, je ne peux pas dire que je suis totalement fixé. Tout est possible. Il faut aussi qu’on discute.

« Cela m’a frustré de ne pas être sur la dernière liste des Bleus »

Une blessure t'a privé de l’Euro 2018 en Croatie. As-tu fait une croix sur l’équipe de France ?
Certainement pas, j’y pense beaucoup. Cela m’a énormément frustré de ne pas être sur la dernière liste des Bleus. Je suis en sélection depuis presque dix ans et hors blessures, c’est le 1er stage où je ne suis pas appelé. Lorsque j’ai pris la décision de partir de Veszprém, je l’ai prise aussi par rapport à l’équipe de France parce qu’il me fallait du temps de jeu, notamment en Ligue des Champions. Et aujourd’hui, à Celjé, je dois montrer que je suis toujours là.

Comment te sens-tu ?
De mieux en mieux. Ce que j’ai eu au tendon est derrière moi, je n’y pense même pas.

Le Mondial 2019 est-il dans le domaine du possible ?
Cela ne dépend pas de moi, même si j’y pense et que je me tiens prêt.

Pour William Accambray, l’avenir immédiat est programmé samedi avec un déplacement important à Zagreb en Ligue des Champions. Les Slovènes occupent actuellement la 6ème place qualificative du groupe B avec 4 points (Nantes est 3ème avec 6 points, le PSG en tête avec 12) et les Croates sont 7èmes avec 3 points.

© Yves Michel
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