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LDC M: Le PSG a repris le sens de la bonne marche
LDC M: Le PSG a repris le sens de la bonne marche
1 Décembre 2018 | Europe > Champion's League

A l'issue d'un match sérieux autant en attaque qu'en défense avec un Thierry Omeyer des grands jours, le Paris St Germain a repris sa marche en avant en Ligue des Champions en corrigeant les Danois de Skjern (38-28). En février 2019, les Parisiens aborderont la dernière étape de la phase de groupe avec une confortable avance de 3 points sur les Hongrois de Szeged, leurs suivants immédiats.

par Yves MICHEL à Coubertin


Douze arrêts officiellement recensés sur les tablettes de l’EHF, le battage de Thierry Omeyer est au final bien plus important. Le portier tricolore n’a pas attendu très longtemps (à peine 4 minutes) pour successivement mettre en échec les intensions du très expérimenté Danois Mogensen et de son partenaire suédois Konradsson. Il fallait bien tout le brio de "Titi" pour maintenir le PSG en tête tant Sander Sagosen s’était jusque-là retrouvé en difficulté. Par la suite et heureusement pour les siens, le Norvégien corrigera le tir et contribuera à bonifier le rendement de sa formation. Dans ce 1er quart d’heure, même si Paris a toujours mené au score, Skjern n’a rien lâché et a gardé le contact. Le duel entre les deux blocs défensifs promettait d’être âpre. Il le sera durant ce laps de temps. Face au trio Mogensen-Steinbäcken-Jakobsen, les Parisiens, au terme de longues séquences, vont toujours trouver de bonnes solutions. La confiance aidant, ils vont même tenter de prendre Skjern à son propre jeu du 7 contre 6. Pas toujours avec la réussite escomptée, exemple ce ballon récupéré par Benoit Kounkoud en défense et un tir mal cadré de l’ailier vers une cage nordique désertée par son gardien. Raul Gonzalez dodelinera de la tête et n’approuvera pas ce choix mais oubliera vite l’épisode, son jeune joueur se rattrapant quelques secondes plus tard en servant pratiquement dans la même position, Uwe Gensheimer. L’Allemand omniprésent dans le jeu rapide et très efficace à 7 mètres (3/3), terminera comme souvent meilleur buteur de la rencontre avec 9 réalisations. « On savait qu’ils allaient jouer à 7 contre 6, explique Sander Sagosen. On a été très appliqué en défense et comme Titi était dans un grand jour, on a fait l’écart rapidement. On s’est souvenu qu’à l’aller, Skjern nous avait fait souffrir. Il ne fallait pas leur laisser l’espoir de revenir. »

Avec six longueurs d’avance à la pause (19-13), le PSG revenait sur le parquet de Coubertin avec de claires intentions. Poursuivre sur la même lancée. Du côté de Skjern, Emil Nielsen, le rondouillard blondinet avait laissé sa place dans les cages à l’Islandais à la longue crinière Gustavsson alors que Omeyer lui, restait en place et n’avait pas l’intention de s’éclipser. Si le PSG va oublier quelques ballons en route, donnant la possibilité à son adversaire de réduire l’écart,  "Titi" va se remettre au charbon et se détendre de tout son long. En bas, en haut, à longue et moyenne portée, à 6 mètres, l’Alsacien sera dans tous les bons coups et surtout, permettra à ses partenaires de gagner des balles de contre-attaque. Si bien qu’après dix petites minutes dans ce second acte, Skjern était totalement et irrémédiablement largué. Sur le banc parisien, les rotations s’enchaînaient et si sur la fin, le gaucher norvégien Eivind Tangen va montrer une partie de son talent notamment de loin, le PSG va toujours garder une avance confortable et terminer sous les applaudissements de Coubertin (38-28).

Sous le regard de Nikola Karabatic (notre photo) en convalescence après son opération au pied gauche le 19 octobre dernier, l’équipe parisienne a soigné en Ligue des Champions, son capital offensif en inscrivant son meilleur total depuis le début de la saison.  Le dernier carton remonte à mars 2017, lorsque les joueurs de la capitale avaient infligé un 42-24 aux Allemands de Kiel.

Au niveau du classement du groupe B, ils vont confortablement attendre la reprise, début février en se rendant à Nantes. Ils comptent désormais 3 pts d’avance sur Szeged et 8 sur Flensburg. Ce samedi, les Croates de Zagreb ont difficilement battu les Ukrainiens de Zaporozhye (27-25) et ce dimanche, tous les Français suivront le déplacement de Nantes en Slovénie à Celje, l’équipe des Français William Accambray et Igor Anic. En cas de succès, le "H" a la possibilité de conforter sa 4ème place et mettre deux longueurs d’écart sur Zagreb. Dans l’autre groupe, Montpellier qui est pour l’instant dernier avec trois petits points, doit réaliser un exploit en Hongrie à Veszprém pour espérer accrocher le wagon des 6 qualifiés.

Le diaporama du match PSG - Skjern par Lorie Couvillers


A Paris, stade Pierre de Coubertin, samedi 1er décembre 2018 à 17h30
10ème journée du groupe B de Ligue des Champions

Paris St Germain HB - Skjern Handbold (Dan)     38 - 28  (MT: 19-13)

Arbitres: Slave Nikolov & Gjorgji Nachevski (Macédoine)
Spectateurs: 2887

Les buteurs...

PSG: Gensheimer 9, Sagosen 8, Hansen 4, Remili 4, Stepancic 3, Toft Hansen 3, Kounkoud 2, Luka Karabatic 2, Abalo 1, Morros 1, Keita 1

Skjern: Tangen 6, Eggert 5, Mogensen 4, Augustinussen 3, Konradsson 3, Grebenc 3, Mikkelsen 3, Jakobsen 1

Evolution du score: 2-1 (2) 3-1 (5) 5-4 (9) 8-5 (12) 9-8 (15) 12-9 (18) 14-10 (21) 16-10 (25) 19-13 (MT) 23-16 (36) 24-19 (40) 27-19 (42) 29-20 (45) 31-21 (47) 34-26 (53) 37-27 (57) 38-28 (FIN)



Trois questions à Nedim Remili....

Que retiens-tu de cette victoire à 38 buts ?
Tout repose sur l’excellent travail de la défense. On a un peu relâché l’emprise sur la fin mais je trouve qu’on a fait un match très appliqué. On a aimé aller au duel, continuer à attaquer et on a mis beaucoup d’intensité. On peut vraiment être satisfait de notre prestation. Au classement, l’horizon s’éclaircit mais il faudra maintenir la pression à la reprise.

D’ici là jusqu’au 19 décembre, votre programme est chargé…
On y est habitué. Cela fait trois ans qu’on est gâté (sourires). La semaine prochaine, on affronte Chambéry et Montpellier en championnat et ensuite deux fois Nantes, en coupe de la Ligue et en championnat. Sans oublier un match de coupe de France. On reste serein. Je trouve qu’on affiche une belle régularité dans nos prestations. Dans la combativité, nous sommes toujours là, on trouve des solutions quand on est en difficulté. L’état d’esprit est très bon.

Le championnat peut-il se jouer sur les trois matches de décembre ?
Cela va être important mais je pense que rien ne sera définitif. La saison passée, à la même période, on n’avait pas très bien terminé l’année. Cela ne nous avait pas empêché de décrocher le titre au final. Il peut y avoir encore beaucoup de surprises.

© Yves Michel
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