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LSL: Nîmes n'a rien à envier aux plus fortunés
LSL: Nîmes n'a rien à envier aux plus fortunés
4 Décembre 2018 | France > LNH

Cette saison, Nîmes aspire à intégrer le peloton très prisé des clubs européens. Comme l'an passé, les Gardois sont en avance sur leur tableau de marche. C'est dans la 2ème partie de championnat que tout se gâte. Le rendez-vous ce mercredi face à Nantes est capital. Comme le sera celui dans 15 jours à Montpellier. Plusieurs autres affiches viendront ponctuer cette 12ème journée de l'élite masculine. Notamment PSG-Chambéry et Montpellier-St Raphaël.

par Yves MICHEL


Ce mercredi soir, Nîmes et Paris peuvent prendre les commandes du championnat de France. Il leur suffit tout simplement de battre Nantes et Chambéry, leur adversaire respectif et à la faveur du match en retard qu’ils auront à disputer dimanche à Montpellier, les Parisiens peuvent entamer le suspens pour la suite. Nous n’en sommes pas encore là mais voir par exemple les Gardois en si bonne posture, avec le 10ème budget et la 10ème masse salariale de l’élite, est plutôt encourageant. Comme quoi, l'argent ne fait pas tout. A Nîmes, depuis quelques saisons, on sait soigner l’entame, c’est ensuite que cela se gâte. C’est ce qui s’est passé lors de l’exercice précédent. Neuf succès en 10 rencontres et le 11ème rendez-vous… à Nantes a marqué la dégringolade. D’où désormais une certaine prudence dans la gestion du jour d’après. « Bien-sûr qu’on doit rester mesuré et ne pas s’enflammer si tôt, conçoit Rémi Desbonnet (notre photo de tête), le championnat est dense, personne n’est à l’abri, nous les 1ers. Mais il y a beaucoup de confiance au sein du groupe. On a accumulé 19 points sur 22 possibles, certains aimeraient être dans notre position. » Il y a eu un coup d’arrêt avec le succès de Chambéry au Parnasse mais derrière, face à des adversaires largement à sa portée, l’USAM a parfaitement réagi, alignant cinq succès consécutifs. « On est sur une certaine régularité, il n’y a pas la même euphorie que par le passé. On est en train de gagner de l’expérience et franchir un cap. Mais il faudra plutôt faire un diagnostic après les deux gros obstacles qu’il nous reste à franchir. » Pour en effet, terminer l’année civile, les Nîmois devront accueillir Nantes ce mercredi et se déplacer à l’Arena de Montpellier dans deux semaines (il y aura entre temps les ¼ de finale de coupe de la Ligue pour lesquels ils ne sont pas qualifiés). « On va quand même jouer le vainqueur et le finaliste de la Ligue des Champions. Il faut avoir beaucoup d’humilité à leur égard. On peut se dire qu’on a fait le boulot avant, contre d’autres équipes importantes, pour aborder ces deux oppositions un peu plu sereinement. Cela ne nous empêchera pas d’avoir de l’ambition. » Il n’y a pas si longtemps (moins de deux mois), la venue de Nantes au Parnasse avait été cuisante. Ce jour-là en coupe de la Ligue, les hommes de Franck Maurice n’avaient pas existé. Sept buts d’écart avaient sanctionné leur manque d’implication. C’est justement après cette gifle qu’ils avaient relevé la tête. Accueillir à nouveau le "H" ce mercredi, pourrait avoir valeur de rachat. « Je trouve le terme un peu fort, s’agace le gardien de buts. Il nous manquait des joueurs majeurs à ce moment-là. Depuis, Nantes n’a pas fléchi et on a conscience de son potentiel. Son parcours depuis quelques années peut et  doit nous servir d’exemple. » L’objectif est avancé. L’USAM entend renouer avec son passé lointain de coupe d’Europe. Lorsqu’à l’époque les Gardent, Stoecklin, Volle et consorts enflammaient la salle mythique Pablo Neruda ou les arènes couvertes. Depuis son arrivée à la présidence (il y a un peu plus de 6 ans), David Tebib qui depuis son enfance s'abreuve à la potion verte, n’a eu de cesse de renforcer le groupe et les structures du club avec les moyens qui étaient à sa disposition. Il n’a pas eu tout le temps la main heureuse mais cette saison, l'ensemble parait plus homogène. « Notre jeu offensif s’est progressivement bonifié par la présence d’arrières latéraux shooteurs parmi les meilleurs du championnat, acquiesce Rémi Desbonnet. Globalement, on a dans cette équipe des jeunes mais aussi des éléments qui ont entre 25 et 30 ans dans la force de l’âge. Ce potentiel nous permet de mettre le ballon sous le maillot quand on est devant et de ne pas s’affoler quand au contraire, ça se passe moins bien. Et puis, il y a aussi le fait d’utiliser 13-14 joueurs à tous les matches. Tout le monde est concerné, il y a une vraie émulation car chacun va avoir son moment. » Le bémol pourrait être mis sur le rendement défensif. En se classant 8ème de l’élite, le bloc nîmois répond-il à ses devoirs et n’est-il pas quelquefois... laxiste ? « Je ne suis pas d’accord avec ça. Ce classement peut être interprété de multiples façons. Nos temps d’attaque sont restreints de par des solutions de tirs vite trouvées et notre jeu rapide. Dunkerque par exemple, passe énormément de temps en attaque mais c’est vrai, prend peu de buts*. »  Nantes qui reste sur un nul en Ligue des Champions en Slovénie face à Celje mais qui à la faveur de son éclatant succès à St Raphaël, la semaine dernière, a pris la tête du classement, espère également surfer sur une bonne dynamique. Avant d’accueillir Paris, dans 15 jours pour un choc XXL, les hommes de Thierry Anti n’ont concédé en championnat, qu’un seul revers. Comme Nîmes, à domicile, face à Chambéry. 

* Dunkerque a la meilleure défense de l'élite avec 24 buts de moyenne encaissés (Nîmes 27). L'attaque nordiste pointe en avant-dernière position avec 23,8 buts/moy (l'USAM est 4ème avec 29,45).


             Sylvain Hochet (Cesson) face à Aymeric Minne (Aix), la saison dernière à La Valette.

Pour le reste de cette avant-dernière journée de la phase aller, Cesson accueille pour la dernière fois en championnat au palais des sports de la Valette, Pays d’Aix. En février, la réception de Nîmes s’effectuera au Liberty à Rennes, avant d’investir début mars (contre Istres), la nouvelle salle "Glaz Arena" de 4500 places. Au-delà de l’histoire, les Bretons ont un bon coup à jouer face aux Provençaux qu’ils talonnent d’un seul point au classement.

Les lignes vont-elles bouger dans le marigot des quatre mal-classés qui se tiennent en deux points ? On suivra tout particulièrement le déplacement de Toulouse à Istres. Après leur succès (le 1er de la saison) contre Ivry, les joueurs de Philippe Gardent peuvent s’offrir une nouvelle bulle d’air. Une victoire, c’est notamment ce qui manque aux Istréens. Pontault-Combault tentera de son côté de surprendre Dunkerque qui vient de prendre trois costauds. Ivry accueillera Tremblay. Il est d’ailleurs dommage que ce derby francilien se déroule en même temps que PSG-Chambéry à Coubertin. Le scénario de la saison dernière va-t-il se renouveler ? Chacune des deux équipes s’était imposée à l’extérieur. Un succès tremblaysien aggraverait en l’état, la situation ivryenne.

La 12ème journée prendra fin ce jeudi avec l’affiche Montpellier-St Raphaël. Si les Héraultais sont moribonds en Ligue des Champions, ils gardent le cap en championnat. St Raphaël est donc leur 1er obstacle de la semaine, quatre jours avant d'accueillir Paris. Les Varois eux, se sont inclinés face à Nantes après une belle série de 7 matches sans défaite. 

12ème Journée - LSL
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDatehoraire
NîmesNantes 05/1220h00 
IstresToulouse 05/1220h00 
CessonAix en Provence 05/1220h15 
IvryTremblay 05/1220h30 
Pontault-CombaultDunkerque 05/1220h30 
ParisChambéry 05/1220h45 
MontpellierSt Raphael 06/1220h45 
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© Yves Michel
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