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Coupe LNH: Paris fort en coupe, Paris fort en tout ?
Coupe LNH: Paris fort en coupe, Paris fort en tout ?
14 Décembre 2018 | France > Coupe LNH
Tenant du trophée, le PSG s'est qualifié pour le carré final de la Coupe de la Ligue en battant Nantes (34-30). Les Parisiens ont joué avec le feu durant les vingt 1ères minutes mais ont fini par venir à bout d'un adversaire qui a manqué de rigueur aux plus mauvais moments. En fin de 1ère et de seconde période. Paris retrouvera Montpellier, St Raphaël et Ivry les 16 et 17 mars 2019 au Mans. 

par Yves MICHEL 

C'était le 3ème épisode d'un duel que le PSG et Nantes auront encore à renouveler plusieurs fois jusqu'à la fin de la saison. Mais à Coubertin, le PSG préserve son périmètre. Cela avait été déjà le cas début octobre en poule de Ligue des Champions (succès 35-34) et ce jeudi donc pour ce qualifier pour le dernier carré de la coupe de la Ligue (34-30). Et l'ascenseur émotionnel a fonctionné des deux côtés. Les Nantais ont frôlé l'exploit et tenteront de déterminer ce qui leur a manqué peu avant la pause. Ils n'auront pas trop le temps de gamberger puisque jeudi prochain, ils retrouveront le même adversaire, cette fois chez eux.

Avec sept buts d'avance au bout d'une vingtaine de minutes, le "H" fonctionnait tellement bien qu'il aurait pu marcher sur l'eau. Jusque-là, Nicolas Claire baguette en main et ses partenaires avaient réalisé une de leurs meilleures entames. Pour Paris, l'affaire était très mal embarquée, à la limite de l'humiliation. Seuls Sander Sagosen et Luka Karabatic avaient pu prendre en défaut une défense nantaise peu à même de faire des cadeaux et dans ses cages, Thierry Omeyer s'était interposé, limitant une addition déjà importante. Paris ne pouvait pas jouer plus mal. On était loin du visage affiché par exemple, une semaine plus tôt à Montpellier. On venait d'assister à la prestation d'une formation désorganisée, apathique et maladroite (7 ballons perdus en un rien de temps). Le jeu du "H" était fluide, les gamins (Delecroix-Pechmalbec-Guillo) assuraient en défense et Arnaud Siffert assurait le SAV sur sa ligne. Et puis, sans prévenir, le trou noir ! Un manque de réussite total pour ceux qui étaient aux commandes et une équipe parisienne métamorphosée. Une fin de 1er acte à sens unique sanctionné par un cinglant 8-2 en 9 minutes. Le vrai Paris faisait enfin surface, réduisait son handicap et même passait devant (21-20 à la 35è). « On a montré que tout était possible avec cette entame idyllique et 5’ de trou face au PSG, ça suffit pour tout saborder, regrette Arnaud Siffert. On le savait, on se fait encore avoir. Contre eux, tu paies cash la moindre baisse de rythme. Quand ils ont accéléré, on a été surpris.»  Dès lors, Nantes aurait pu prendre un sacré coup au moral et totalement s'écrouler. Le PSG aurait très bien pu enfoncer le clou et passer à +3 si par deux fois, Gensheimer avait eu plus de réussite à 7 m. Le cumul des fautes et maladresses en tous genres était des deux côtés mais le "H" va montrer deux facettes. La 1ère opportuniste (28-30 à la 52è), la seconde plus laxiste, encaissant dans le money-time, un 5-0 sans appel. « On a réussi à les tenir dans un 1er temps, poursuit le portier du "H", mais ils ont ce plus qui fait la différence. Ils savent serrer le jeu dans les moments importants où ils ne sont pas spécialement à leur avantage et trouver les ingrédients nécessaires pour bien terminer. Nous, on a eu trop tendance à s’éparpiller. » Paris vainqueur (34-30) et tenant de la Coupe de la Ligue, remettra son titre en jeu à la mi-mars au Mans.

Le diaporama photos de PSG-Nantes par Lorie Couvillers


Si l'entame catastrophique a mis épisodiquement le doute dans le camp parisien, la réaction sur les deux fins de mi-temps a rassuré et plu à Raul Gonzalez qui s'est déjà projeté sur ce qui suit. Il y a bien-sûr un déplacement à Dijon dimanche en coupe de France mais surtout jeudi prochain, pour la fin de la phase aller du championnat d'élite et une soirée de gala à Nantes pour cette confrontation qui décidera du leadership avant la trêve. « Comme d'habitude, assure l'entraîneur parisien, on ira pour gagner. Mais il faut être conscient que si on veut réaliser une bonne performance là-bas, il faudra être plus réguliers sur 60 minutes et mieux jouer. Mais pour le moment, par rapport à ce qu'on réalise depuis le début de la saison, je suis satisfait. C'est important de se qualifier en coupe. Si tu perds, derrière, tu ne peux pas te rattraper. En championnat, on a perdu seulement un point. Je ne sais pas si le match à Nantes sera décisif. On verra bien. »



Faut-il parler d'essoufflement ? Chambéry est arrivé à une période où les temps sont plus durs. Les Savoyards ont épaté toute la galerie en restant invaincus durant dix journées de championnat mais marquent le pas depuis trois matches. Trois confrontations, face à des grosses cylindrées, Montpellier, Paris et donc Saint Raphaël mercredi en quarts de finale de la coupe de la Ligue. Dans le sillage de l'incontournable Raphaël Caucheteux (8/10) et d'un excellent Arthur Vigneron (notre photo - 5/6), les Varois ont vraiment fait la différence dans les dix dernières minutes malgré l'exclusion définitive (3x2') de leur pivot Lynggaard. En s'imposant (33-29), ils retrouvent le carré final qu'ils avaient déserté la saison dernière. 

Montpellier qui détient le record de victoires (10) en coupe de la Ligue s'est qualifié pour le carré final. Cela ne lui était pas arrivé depuis 2016, dernière année où les Héraultais avaient soulevé le Trophée. Pour parvenir à leurs fins, ils ont écarté Toulouse en prenant très rapidement de l'avance (5-2 à la 6è) et en ne relâchant jamais la pression. Neuf buts d'écart au terme des 60 minutes (36-27), l'addition est très salée. Montpellier a construit son succès sur l'assurance de Nikola Portner en 1ère période (7 de ses 9 arrêts) qui a une nouvelle fois de plus éclipsé Vincent Gérard (0/11), du bras de l'incontournable Melvyn Richardson (7/9) et de la montée en puissance de Jonas Truchanovicius (6/8). Pour le Fénix, cette élimination peut être un mal pour un bien. Avec un seul objectif, le championnat et un match crucial, mercredi face à Pontault. 

Face à Ivry, Pontault qui avait mené une grande partie de la rencontre, y a cru très longtemps puisque la prolongation a été nécessaire pour départager les deux équipes. 21-20 pour les Pontellois à 34" du terme, Steve Marie-Joseph perd le ballon, Yosdany Rios égalise et Ludwig Appolinaire se fait contrer, les Ivryens sont revenus de loin. D'autant qu'ils ont vite pris l'ascendant dans le temps supplémentaire pour se qualifier (23-26) pour la 1ère fois depuis 2007 en demi-finale de l'épreuve. 

Le carré final de la 18ème édition de la coupe de la Ligue se déroulera les 16 et 17 mars 2019, salle Antarès au Mans. 

Quarts de finale de la Coupe de la Ligue 2018-2019
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreM.TStats
St RaphaelChambéry332916-15>> 
MontpellierToulouse362719-13>> 
Pontault-CombaultIvry232612-9>> 
ParisNantes34            3018-19>>
© Yves Michel
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