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Euro F : Toutes ensemble
Euro F : Toutes ensemble
15 Décembre 2018 | International > Euro

Au sortir d’un match maîtrisé de bout en bout, les Bleues et leur coach n’avaient que des mots positifs à envoyer aux médias et surtout louer la cohésion d'un groupe qui joue réellement à 16. Un sourire collectif qui est tout sauf de la béatitude et le sentiment du devoir déjà fait. Plutôt une assurance que tout sera mis en œuvre avec les atouts déjà montrés dans cet Euro pour gravir la plus haute marche d’une compétition qui reste encore et toujours la plus difficile au monde.

Elle est celle qui fait le moins de bruit sans doute à la sortie des matches, mais elle est celle qui est devenue en l’espace de cet Euro, une pièce plus qu’indispensable au bon équilibre des Bleues. Que ce soit en attaque sur l’aile droite, en défense ou même sur un poste d’arrière droit qu’elle occupe avec gourmandise dès qu’Olivier Krumbholz lui en donne l’occasion, Laura Flippes, l’Alsacienne d’Achenheim reste en plus d’une lucidité à toute épreuve tout en savourant tous les instants de cette fabuleuse histoire : « On est là où on voulait être, face à cette Russie qui nous avait battue au premier match, mais on est plus au début du championnat, on a pris confiance tout au long de cette compétition, on a de quoi les attendre de pied ferme ! On a vraiment progressé dans cet Euro, on a pris de la confiance dans notre collectif et cette médaille d’or on la veut à tout prix. On sait qu’en face c’est très fort, il n’y a pas que Vyakhereva, elles ont un très beau collectif, mais comparé au notre il semble moins étoffé, moins complet, il va falloir les user comme on a su le faire face aux Néerlandaises ce soir. On voyait bien en fin de match qu’elles ne tenaient plus… On a un collectif incroyable, avec 16 joueuses toutes au même niveau, on peut mettre n’importe qui sur le terrain, cela ne fait aucune différence, il n’y a aucune instabilité, il suffit de s’adapter sur les enclenchements en fonction de qui est sur le terrain. En plus moi je suis super contente de faire mes 5 à 7 minutes sur le poste d’arrière droit, c’est ma petite cerise sur le gâteau, ça égaye encore plus mon match. Je n’ai pas le même jeu que Camille ou Alexandra, mais pouvoir apporter sur les deux postes, cela me donne un plaisir pas possible ! »

En termes de demi-centre cet Euro a montré ce qui se fait de mieux au monde. Entre Nicke Groot, Stine Oftedal, Bella Gullden et autre Iveta Luzumova, les ténors du poste ont brillé pendant 15 jours. Mais que dire d’une Grâce Zaadi patronne du jeu offensif tricolore et qui même quand elle ne brille pas de mille feux, reste le point d’équilibre absolu de cette attaque devenue au fil de cet Euro un point fort des Bleues : « Là, on a juste envie de savourer, faire un peu la fête, profiter. A la fin du match au fil des minutes on se rendait bien compte que l’on était qualifiées ! L’équipe de France c’est 16 joueuses totalement interchangeables, c’est une force qui va nous aider en finale, il faut que l’on arrive très fraiches pour pouvoir faire un match plein. Comme ce soir où Gnonsiane (Niombla) est rentrée, a fait son match, on a fait un match très abouti ce soir. Être remplacée, cela ne gène absolument pas, je sais que celle qui va entrer à ma place va faire le boulot avec en plus de la fraîcheur. Maintenant on est revanchardes après le match d’ouverture. Si on veut le titre il faut battre ces Russes et on sait où on a pêché, et ce sera un match totalement différent ! »

Grand ordonnateur de cette équipe, Olivier Krumbholz se transforme de plus en plus en sage absolu du jeu, capable de dédramatiser ou déminer une situation en une pirouette, un bon mot ou même un regard. Il est en plus devenu le protecteur de ses joueuses, capable de faire le tampon entre elles et les observateurs. Il a ce sens de l’analyse du jeu et du match à chaud qui sied aux plus grands entraîneurs, là où il s’assoie maintenant en compagnie d’autres légendes du jeu à 7 « On est constamment dans la sérénité, on travaille bien, on a une attaque qui est de plus en plus performante, le travail mental paye, cela se voit ! On a fait beaucoup de chemin depuis la finale des JO, on va retrouver cette équipe de Russie en finale avec un sentiment de revanche à prendre, avec en plus ce qu’elles ont fait face à la Suède que l’on a pas du tout apprécié. Il va falloir trouver une clef pour les battre mais j’ai confiance, on va trouver les solutions pour les contrer. On sait qu’on a fait un match moyen au début de l’Euro et depuis on a fait du chemin. On a un groupe de 16 joueuses en bonne santé, même une fille comme Béatrice Edwige qui joue énormément à encore du jus, elle va le prouver en finale. On a en plus cette qualité de travail qui constamment nous permet de progresser, d’exprimer toutes nos qualités. L’équipe de France est devenue une équipe stable qui vient de faire 3 finales en 4 compétitions, accéder au dernier carré systématiquement, elle devient bonne dans tous les compartiments du jeu, elle est prête pour relever le défi russe même si c’est une très grosse équipe. Mais quand l’équipe de France joue à son meilleur niveau comme aujourd’hui face aux Pays-Bas, elle peut battre n’importe qui. Je crois que les Russes sont prévenues ! »

© François Dasriaux
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