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EDF Masc: Michaël Guigou, entre plaisir et frustration
EDF Masc: Michaël Guigou, entre plaisir et frustration
28 Décembre 2018 | International > Mondial

En l'absence de Nikola Karabatic, Michaël Guigou est le plus capé des vingt joueurs que Didier Dinart a retenus pour préparer le championnat du Monde qui pour les Français, débute en Allemagne le 11 janvier prochain face au Brésil. 260 sélections, une constellation de titres et de trophées, 20 saisons de fidélité à un seul club, Montpellier et pourtant, un avenir dans l'Hérault qui reste incertain.

par Yves MICHEL

Depuis 2002 et son baptême chez les Bleus face au Japon, Michaël Guigou a été dans tous les bons coups. La somme des trophées remportés est le reflet de l'histoire de l'équipe de France à travers ces 17 dernières années. Seule la médaille de bronze en 2003 au Mondial portugais lui a échappé. Et pour cause, il n'y avait pas été convié.

A bientôt 37 ans (il les aura le 28 janvier prochain), l'Aptésien de naissance et Montpelliérain d'adoption savoure ses derniers moments privilégiés au plus haut niveau. Avec comme objectif immédiat le championnat du Monde en Allemagne et 18 mois plus tard, si la France est qualifiée, les Jeux de Tokyo. 2002-2020, la boucle serait bouclée et "Mika" pourrait tirer sa révérence avec le sentiment, légitime, du devoir accompli. L'homme serait totalement comblé si sa trajectoire en club était tracée jusqu'à l'échéance. En fin de contrat, il n'a toujours pas trouvé de terrain d'entente avec Montpellier où il est arrivé en août 1999.

(Entretien réalisé en pool)
 
Cela fait plaisir de te retrouver chez les Bleus puisque tu étais absent du dernier stage…
J’étais quand même passé les voir… à Aix… il y avait quelques photos à faire mais je suis très content de les retrouver… surtout dans cette maison du handball… tout le monde l’espérait, cela a été long mais c’est une belle récompense et un bel outil.

Fais-tu partie des convalescents ?
Pas du tout. Je me sens bien, en pleine forme et ce stage va justement me permettre de tout redynamiser. On a eu pour une fois quasiment une semaine entre le dernier match et le début de cette prépa et cela ne peut aller qu’en s’améliorant.

En club, tu joues avec parcimonie. Manques-tu de compétition ?
J’ai joué avec parcimonie un ou deux matches. Ce n’est pas parce qu’on m’a fait faire une heure de banc à un moment que… voilà… J’ai été écarté sur un ou deux matches. J’ai le rythme et cela ne se perd pas comme ça.

Sur ces matches, on a peut-être voulu te ménager...
(sourire goguenard) Je ne sais pas, il faudrait poser la question à l’entraîneur. Je ne pense pas. Après… peu importe… En tout cas, à chaque fois qu’on a fait appel à moi, j’ai répondu présent, notamment sur le dernier match contre Nîmes où j’ai évolué sur un poste de demi-centre. Je le redis… ça dépend de l’entraîneur.

Les questions sur ton avenir, est ce que ça pèse ?
Ça fait partie de ce qui peut arriver à un joueur de haut niveau. Quand ici (en équipe de France) j’en discute avec certains, je me rends compte que peu sont dans le même cas. Avec Montpellier, cela fait 3-4 ans qu’on est en discussion et c’est toujours un peu compliqué. Aujourd’hui la situation est simple. Je veux continuer à jouer à Montpellier, ça fait 20 ans que j’y suis et j’ai toujours envie de porter ces couleurs. Mais pour le moment, mon agent (Andrej Golic) n’a que des retours négatifs en ce qui concerne l’avenir.

Pourrais-tu aller ailleurs ?
Aujourd'hui, je suis en contact avec d’autres clubs (selon nos informations, Nîmes et Nantes) et forcément je les écoute par rapport à ce qui va se passer. Je pense que je peux apporter énormément à une équipe comme je l’ai montré sur cette 1ère partie de saison. Bien-sûr que cela serait beaucoup plus facile si les choses étaient fixées… L’année dernière, j’ai eu une réponse vers le 1er avril… En tout cas, je suis concentré à prendre du plaisir sur le terrain, à retrouver mes potes en équipe de France comme Luc Abalo, ça... c’est le plus important. 


                         Guigou-Abalo, chez les Bleus... une complicité indéfectible 

Cette situation t’agace-t-elle ?
Ça use… surtout lorsque tu viens de gagner la Ligue des Champions et que tu as été un artisan majeur de cette victoire.

En 2002, 1ère sélection au Japon, 2020, J.O au Japon, ce serait un beau clin d’œil…
C’est vrai, j’y ai pensé en plus. Ça serait sympa mais d’ici là, il va se passer beaucoup de choses et je veux rester surtout sur le présent. On parle des Jeux parce que notre génération avec Abalo, Sorhaindo, Karabatic a Tokyo comme objectif mais l’important c’est de jouer au handball et de penser à autre chose.

Ce Mondial en Allemagne, c’est aussi d'autres souvenirs...
C’est fou tout ça… il y a douze ans… le temps passe vite… Cela reste une fierté lorsque du coup, on se penche sur ce qu’on a fait depuis cet échec en Allemagne. Comment on s’en est servi et comment on a su rebondir et gagner.

L'Allemagne chez elle dans la même poule, c'est un challenge...
Déjà, si on se qualifie en demi-finale, ce ne sera pas contre l’Allemagne (rires) et ça ne sera pas à Cologne. Par contre après, cela peut nous faire basculer sur un autre souvenir, un Danemark-France en finale à… Herning (Euro 2014 et victoire des Bleus). En 2007, on avait beaucoup parlé de ce match face à l’Allemagne mais juste avant, cela ne s’était pas très bien passé avec une des plus grosses raclées jamais prises contre l’Islande, je m’en rappelle très bien. Je suis content qu’on soit à Berlin dans un autre contexte.

Pour Cologne, tu as réglé les comptes avec Montpellier...
(sourires) Oui, c’est vrai. J’ai tout balayé dernièrement.

Quand on est là depuis autant de temps, comment ne pas se dire que sa place est acquise ?
Je crois que c’est par la concurrence que tu parviens à tout donner. Je suis très respectueux des joueurs qui sont avec moi, de mes concurrents et je sais ce dont je suis capable de faire et apporter. J’ai toujours envie d’aller chercher un titre avec cette équipe de France. Tout sportif arrive à se transcender par la concurrence. Aujourd’hui, on est quelques ailiers sur ce côté-là, donc c’est très bien.

La compétition change mais l'envie doit rester la même
Mais c’est toujours différent ! Par rapport au contexte, à ce qu’on vit en club, à ce qu’on a traversé dernièrement avec l’équipe nationale. L’année dernière, on a montré à tout le monde qu’on était capable de gagner un titre et au final, on ne l’a pas fait.  On a été en échec sur seulement un match (à l'Euro croate contre l’Espagne en demi-finale) avec des blessés. Aujourd’hui, Nikola n’est pas là mais il y a tellement de possibilités que ma motivation est de tenter d’amener ce groupe à être champion du Monde. Peu importe le nombre d’étoiles et de titres déjà acquis.

© Yves Michel
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