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Le nouveau coup d'éclat d'Ornella Dos Reis
Le nouveau coup d'éclat d'Ornella Dos Reis
18 Janvier 2019 | France > Division 2F

Après quatre saisons passées au centre de formation de Metz, récemment décrété nouveau temple du handball français et mondial, Ornella Dos Reis a rejoint le Sambre Avesnois, pensionnaire de Ligue 2. Inconnue du grand public la joueuse originaire de Vigneulles-lès-Hattonchâtel faisait juste figure d'espoir au côté des grands noms recrutés à l'instar de Rehab Gomaa ou encore Sabrina Abdellahi.

Après des débuts en dents de scie mais néanmoins prometteurs, le public nordiste est rapidement subjugué par l'adresse et les qualités athlétiques hors-norme de la défenseur mangeuse d'espace. On découvre alors une joueuse aérienne aux appuis impressionnants qui semble littéralement être montée sur ressort. Quelques mois après son arrivée, l'ex-internationale cadette et junior semble s'être acclimatée à merveille au cadre sambrien. Auteur de 10 buts (sur 39 en 10 matchs) à Noisy le week-end dernier, elle est une des artisanes de la victoire, marquant le second succès successif à l'extérieur de la saison pour la team aulnésienne. Aujourd'hui la nouvelle arrière gauche du SAHB revient sur son parcours et sur les objectifs qu'elle s'est fixée à court et moyen terme.

Ornella, il semble que vous évoluez dans un cadre sportif depuis toute petite...
Oui, on peut effectivement dire que je suis issue d'une famille de sportifs. Ma mère était basketteuse amateur. Mon père, Louis Dos Reis est un ancien footballeur, international togolais. Il est par ailleurs coach en Ligue 2 féminine. Ma sœur Manuella pratique aussi le handball au plus haut niveau. Elle est en outre championne d'Europe junior 2017. Egalement issue du centre de formation de Metz elle fait quelques apparitions avec l'équipe fanion. Pour ma part, le club phare de Lorraine me détecte à la suite de sélections régionales. Je resterai sept ans chez les Dragonnes. En parallèle j'évolue dans les équipes de France jeune. Je participe à deux championnats du monde et un championnat d'Europe.

Après quatre ans passés en Nationale 1 sous l'égide de Yacine Messaoudi, un des meilleurs formateurs français actuel, vous préférez quitter le club de votre cœur.
Oui j'ai eu la chance de côtoyer Yacine Messaoudi. Il a toujours su m'écouter et me conseiller. Je reçois plusieurs propositions notamment en D2. Je m'engage alors au SAHB en D2 pour m'aguerrir et profiter d'un temps de jeu conséquent. Durant mes ultimes années, la Lorraine a vu l'éclosion d'Orlane Kanor, venue des Antilles et précocement devenue championne du monde et d'Europe. Je la rencontre tout d'abord lors des regroupements avec l'équipe de France junior. Puis elle est arrivée au centre de formation avec sa sœur jumelle. C'est donc naturellement que nous soyons aujourd'hui de très bonnes amies.J'entends souvent dire que j'ai été barrée par Orlane à Metz mais je ne partage pas forcément cet avis. Nous avons toutefois le même âge, nous présentons également un profil similaire même si cette dernière possède une percussion et une force physique hors du commun. La comparaison avec elle ne me gêne pas du tout car c'est une amie. De plus c'est assez flatteur. Elle est sûrement une des meilleures joueuses de la planète à son poste.

Comment se déroule vos débuts dans la vallée de la Sambre. Vos rapports avec le coach macédonien Ivan Markovski, réputé pour son caractère volcanique, se passe bien ?
Je commence plutôt fort. Mais c'est vrai qu'après quelques journées j'ai une petite baisse de régime. Je dois dire que c'est la première fois que je quitte ma région natale. De plus je découvre la D2 et un nouvel environnement géographique. Je rencontre donc quelques difficultés d'adaptation mais franchement rien d'alarmant. C'est donc normal qu'à cette période mon temps de jeu diminue. Toutefois le coach Ivan Markovski continue de me soutenir et me met dans des conditions optimales pour progresser. J'ai parfois dû subir les remontrances de l'entraîneur macédonien. Mais naturellement j'ai conscience que c'est pour mon bien. Je sais pertinemment que je dois être plus constante.

Vous semblez dorénavant vous être bien adaptée à votre nouveau cadre de vie ?
Je me plais dans le Nord. Le peuple ch'ti est vraiment unique. J'ai découvert un nouvel esprit une nouvelle ambiance que je ne connaissais pas à Metz. Ici les spectateurs se joignent et communient avec nous après chaque match. C'est humainement exceptionnel. La plupart des spectateurs sont issus du milieu ouvrier et il est facile de ressentir la chaleur de ces gens. On m'initie d'ailleurs au ch'ti. Peut-être que je maîtriserai le patois d'ici la fin de l'année (rire), Mais cela me paraît apriori un peu compliqué. .

Le week-end dernier vous avez réalisé votre meilleur match, en inscrivant notamment 10 buts, ce qui vous a permis d'enchaîner votre seconde victoire (de rang) à l'extérieur.
Déjà, le coach m'a accordé sa confiance puisque j'ai joué presque tout le match alors que je m y attendais pas forcément. Oui ce match reste un magnifique souvenir d'autant plus que j'avais de la famille dans le public. Je pense que le profil de l'équipe de Noisy me correspond et me permet de m'exprimer (17 buts sur les deux matchs). J'ai peut-être davantage de mal contre les défenses plus compactes comme celle de Lomme. Avant le match en Seine-Saint-Denis Ivan m'a motivé et incité à prendre mes responsabilités. Il est vrai qu'au début j'avais l'impression que le coach ne me connaissait pas aussi bien. Le coach est rationnel et insiste pour qu'on soit patiente. Et c'est vrai que pour exprimer mon jeu explosif, j'ai besoin d'une certaine liberté. Je fais le maximum aussi bien en match qu'aux entraînements pour que le coach m'accorde sa confiance. Et ce dernier me le rend bien.

Quels sont vos objectifs à court et long terme?
Je ne me projette pas. Ni en D1 ni dans un avenir trop lointain. Je n'ai que 22 ans je veux prendre le temps de progresser. Sur le plan personnel je souhaite être plus constante. Montrer plus d'agressivité en défense et être plus performante dans ma lecture de jeu, notamment dans ma relation avec le pivot. Le nombre de buts ne m'obsède pas mais c'est sur que marquer me ravit toujours. Maintenant la priorité immédiate demeure la victoire contre Vaulx-en-Velin ce samedi 19 janvier. On a une revanche à prendre par rapport au match aller (42-27). L'équipe de la banlieue lyonnaise est un peu la bête noire du club. On doit absolument l'emporter pour se rapprocher de notre objectif à moyen terme qui est l'accès au play-off, synonyme de maintien en Ligue 2. Cela nous permettrait également de travailler dans la sérénité et avec une pression moindre durant la fin de l'exercice actuel.

© Hamide Allem
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