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CM2019 : La route s’est ouverte !
CM2019 : La route s’est ouverte !
19 Janvier 2019 | International > Mondial

Malgré un Arpad Sterbik qui a failli être encore une fois un cauchemar pour les Bleus... Malgré une Espagne qui s’est battue jusqu’à la 60°... Malgré un arbitrage bizarre pour les deux équipes... Malgré une Lanxess Arena clairement anti Bleus... Les Français ont dominé l’Espagne 33 à 30 et s’ouvrent le chemin vers Herning et une place dans le dernier carré. Dans le sillage d’un duo Mem – Richardson intenable en seconde période, les Tricolores, comme face à l'Allemagne, ont de nouveau proposé un match plein, solide mentalement quand Arpad Sterbik faisait son show. Une victoire qui ne se conteste pas autant dans la forme qu’au score et qui remet sans doute les Bleus dans une position de favoris pour le titre. Pas les favoris ultimes, mais de beaux favoris tout de même !

+3 en n’ayant jamais été menés, voilà le genre de match abouti qui réconforte après les petits doutes nés lors du tour préliminaire. Qui réconforte et qui réinstalle les bleus au sommet de la hiérarchie. Mais il va falloir enchaîner dès demain face à une Islande qui joue son avenir dans la foulée face à l’Allemagne. En cas de victoire de la Mannschaft, les espoirs fous de retours de l’Islande pour entrer dans le dernier carré seraient mort dans l’œuf. Avant de penser à ce match dominical, les Bleus peuvent au moins savourer un peu leur performance face aux Ibères. Car sans un show Sterbik sur les duels, les Bleus auraient pu mettre une vraie volée de bois vert à une Espagne a court d’arguments offensifs sur jeu placé. Mais les arrêts de la légende hispano-serbe ont sans cesse retardé une prise de pouvoir totale de la France sur ce match. Il a fallu faire avec, mais au lieu de plonger mentalement avec cette succession d’échecs, les bleus se sont remobilisés. D’abord en défense, notamment en première période, là où seul un Ferran Sole Sala réussissait le show, mais quel show. L’ailier toulousain n’a raté qu’n tir dans son match, un 7 mètres face à Cyril Dumoulin qu’il a mis sur la barre. Sinon du 100% de partout, à l’aile droite comme en contre- attaque. Mais cela ne suffisait pas à contrer la France. Enfin sure de ses forces offensives, avec un trio Mem – N’Guessan – Remili enfin dangereux de loin. Au point de faire sortir du match un certain Gonzalo Perez de Vargas qui va accoucher d’un 1/13 l’envoyant sur le banc pour se faire remplacer par ce diable d’Arpad Sterbik. C’est l’entrée du gardien de 39 ans qui va provoquer le retour au contact des Espagnols. Ludovic Fabrégas ne trouvait pas la clé, alors que face à son compagnon d’entrainement au Barca, il avait fait un énorme show en pivot.

Un peu en difficulté sur les dernières minutes de la première période, les Bleus allaient en remettre une bonne couche dès le retour des vestiaires avec un choix bizarre de Jordi Ribera. Sur deux exclusions pour l’Espagne, le coach espagnol laissait Arpad Sterbik faire le changement attaque défense, ce qui allait permettre aux Bleus de marquer par 3 fois dans le but vide. Il faut dire que question gazelle, on en connaît de plus rapides… Et ces buts là vont plus que du bien, car cela va permettre aux Bleus de ne jamais se faire trop peur. Certes, les coups de chauds d’Alex Dujshebaev, la malice de Dani Sarmiento, la justesse de jeu de Raul Entrerrios, permettaient par moment à l’Espagne de trouver quelques failles dans une défense bleue pourtant plus que solide. Mais ces rapprochés qui faisaient un peu trembler les supporters étaient vite effacés par la performance d’un duo de gauchers un peu « In the zone » en la personne de Dika Mem et Melvyn Richardson. Ces deux-là, les Morros, Guardiola, Canellas, cherchent encore comment on peut arriver à les stopper. Si on y ajoute un certain Ludovic Fabrégas, dont les échecs face à Sterbik passent en solde de tout compte, ce match pourrait bien être le moment de passation de pouvoir à cette fameuse génération 96-97 si souvent victorieuse chez les jeunes. Il reste encore du beau monde chez les anciens. Michael Guigou a toujours une vista hors norme et capable de trouver des solutions là où tout le monde ne voit que du noir. Nikola Karabatic qui n’a pas eu beaucoup de temps de jeu mais dont le début de match à prouvé qu’il serait là et bien là dans quelques matches. Vincent Gérard qui certes a souvent subit les tirs des ailiers espagnols, mais a, par ailleurs, réussi quelques miracles qui ont fait plus que du bien. Tout cela a donné un match où l’équipe de France semble avoir grimpé une marche dans sa production, une marche qui pourrait bien les amener vite à franchir la frontière germano-danoise.

A Cologne, Lanxess Arena
Le samedi 19 janiver 2019 à 18h00
France - Espagne : 33 - 30 (Mi-temps : 17-15)

17 000 spectateurs
Arbitres : MM Jorum Lars et Kleven Havard (Norvège)

Évolution du score : 4-2 5°, 7-4 10°, 10-9 15°, 14-12 20°, 17-12 25°, 17-15 MT - 20-18 35°, 23-19 40°, 26-22 45°, 29-25 50°, 31-28 55°, 33-30 FT.

Le diaporama photos de Stéphane Pillaud - FFHB

Les réactions d'après-match 

Didier Dinart (entraîneur de l'EDF): "Les joueurs avaient à cœur d’effacer l’affront de janvier 2018 à l’Euro. Au moins sur l’engagement, je savais qu’on n’allait pas pêcher. Les deux tours jumelles au centre de la défense nous ont stabilisés pendant une heure. Quand ils nous ont rejoints en deuxième mi-temps, on ne s’est pas affolé et on a su prendre les devants sur les supériorités numériques. Melvyn Richardson a été exceptionnel.

Ludovic Fabregas (pivot de l'EDF): L’objectif était d’aller les défier, de mettre du rythme pour que les espaces s’ouvrent. J’ai eu pas mal de ballons mais j’en ai raté pas mal aussi mais on a respecté le plan de jeu qu’on s’était donné. On s’est donné les moyens de gagner ce match-là. C’était compliqué d’autant qu’on restait sur une défaite face à eux.

Nikola Karabatic (arrière de l'EDF) : "On ne voyait pas ça comme une revanche mais comme une étape dans la course aux demi-finales. C'est la seule équipe qui nous a battus depuis eux ans, mais ce n'est pas ça qu'on avait dans la tête. On voulait faire un gros match, un match-référence, et c'est ce qu'on a fait.On a très, très bien joué au hand. En attaque, c'est ce qu'on a produit de mieux depuis très longtemps. On a juste eu le problème de Sterbik qui nous a fermé la cage. Mais malgré ça on a réussi à gagner. Il y a eu la manière et aussi l'état d'esprit. Il y a eu la manière et aussi l'état d'esprit. Quand les Espagnols sont revenus, on n'a pas baissé les bras. On aurait pu s'affoler et paniquer un petit peu mais on a joué avec beaucoup d'expérience et on a très bien géré les moments-clefs. Ce match peut nous donner beaucoup de confiance."  

Melvyn Richardson (arrière droit de l'EDF) : Qui n’est pas impatient de jouer un match de championnat du monde face à l’Espagne à Cologne ? Normal qu’on soit excité de jouer. C’est une autre compétition, c’est ma première et c’est extraordinaire. Je vis un rêve, mais il ne faut pas s’arrêter à ça.

Jordi Ribera (entraîneur de l'Espagne) "Par moments, nous avons un peu manqué d'intensité défensive. Il y a eu de la précipitation et trop de pertes de balle dans des moments-clé. A la mi-temps, on avait toutes nos chances. La preuve, nous sommes revenus à 18-18. Malgré Arpad Sterbik qui a fait des arrêts très importants, nous n'avons pas pu les passer. Je dois reconnaître que la France est une grande équipe, elle a très bien joué aujourd'hui. Je ne peux pas blâmer mes joueurs qui se sont battus jusqu'au bout. La meilleure façon de compenser cette frustration, est de gagner le prochain match  (contre le Brésil)."

FranceFrance
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
M.RICHARDSON4/40/04/431000420
L.FABREGAS6/110/06/1131100619
D.MEM6/80/06/821110618
M.GUIGOU1/33/44/721000413
N.REMILI2/50/02/531000211
K.MAHÉ2/52/24/72020049
L.ABALO2/30/02/30000025
M.GREBILLE2/30/02/30000025
N.KARABATIC1/10/01/12001015
T.N'GUESSAN2/30/02/31010025
A.DIPANDA0/00/00/00000000
L.KARABATIC0/00/00/00202000
R.LAGARDE0/00/00/00000000
V.PORTE0/00/00/00000000
Total28/465/633/5218754033110
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
V.GERARD11/310/311/340000002
C.DUMOULIN2/80/12/9000000-2
Total13/390/413/4318754033110
EspagneEspagne
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
F.SOLE SALA8/83/411/12000001130
A.DUJSHEBAEV DOVICHEBAEVA3/50/03/541000317
R.ENTRERRIOS RODRIGUEZ5/90/05/950400513
D.SARMIENTO MELIAN4/60/04/650500410
A.FIGUERAS TREJO2/31/13/40000038
E.GURBINDO MARTINEZ1/10/01/13010017
G.GUARDIOLA VILAPLANA1/20/01/20201014
J.AGUINAGALDE AKIZU1/10/01/11010013
A.FERNANDEZ PEREZ0/00/00/01000002
A.ARINO BENGOECHEA1/30/01/30000011
A.GOMEZ ABELLO0/00/00/00000000
I.GOÑI LEOZ0/10/00/1000000-1
J.CAÑELLAS REIXACH0/00/00/0001000-2
V.MORROS DE ARGILA0/00/00/0000200-4
Total26/394/530/4419312303088
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
A.STERBIK11/250/311/280000008
G.PEREZ DE VARGAS1/130/21/15100000-12
Total12/380/512/4320312303084
Dernière Journée | Journée 4
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
FranceEspagne333019/01>>
AllemagneIslande241919/01 
Prochaine Journée | Journée 5
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
BrésilCroatie 20/01 
IslandeFrance 20/01 
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Allemagne5320183651 
-France5320182771 
3Croatie4220054462 
4Espagne231208181-2 
5Brésil020204358-2 
-Islande030307187-3 
© François Dasriaux
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Didier Dinart et le temps vivant
emmanuel clerc | Dimanche 20 Janvier 2019 (09h59)
On a bien cru, pendant 58mn et quelques miettes, que les coachs français avaient parié au jeu du match à zéro temps mort... Par deux fois, une à chaque mi-temps, on s'est demandé pourquoi D.Dinart ne soulageait pas ses joueurs, quelque peu déboussolés par les arrêts du géant serbo-ibère et le grignotage au score des hommes de Dur-Dur Ribera... Un +5 en première mi-temps qui devient +2 par manque de circulation offensive, des échecs au shoot, des ballons perdus... La même en seconde période, où il aura fallut, en palliatif à ce manque d'idées, de ressources, et de recadrage des coachs, s'en remettre aux 1 contre 1 dévastateurs de Melvyn-Bip-Bip Richardson et de Dika-Jordan Mem... Des solutions individuelles donc...
Et si l'EdF a su aussi reprendre le fil collectif, on est en droit de s'interroger sur ce coaching surprenant, le même qui laisse sur le parquet un N'Guessan en dedans, timide, maladroit et souvent en retard en défense, tandis que Romain Lagarde finira seul cireur de banc...
Quand bien même, les Bleus ont montré qu'ils étaient capables de hisser leur niveau de jeu là où se joueront les matchs qui décideront du podium de ce Championnat du Monde... L'Allemagne a eu raison de l'Islande, sur la durée et en misant sur l'extinction des feux nordiques, avec un Palmarsson mains sur les genoux dès la première période, et le Danemark a dû batailler pour se débarrasser d'une surprenante Hongrie, limite renouvelée... De bonne augure pour les Bleus...
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