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CM 2019: Ce sera donc le Danemark !
CM 2019: Ce sera donc le Danemark !
24 Janvier 2019 | International > Mondial

La calculette n'a pas été utile pour déterminer les demi-finales du Mondial 2019. Ce vendredi à Hambourg, la France retrouvera le Danemark (17h30), l'Allemagne sera opposée à la Norvège (20h30). Les Danois sont les seuls à l'issue des deux tours de compétition à avoir réalisé un sans faute et gagné leurs huit matches.

par Yves MICHEL

Culturellement le handball danois répond à ses propres exigences. Celles d’un jeu qui repose sur la précision, sur la qualité de sa mise en route et sur le talent de ceux qui l’animent. Et dès que la puissante machine rouge est sur les rails et que son adversaire commence à donner des signes de vulnérabilité, l’étendue des dommages peut être importante et du coup, rédhibitoire. C’est en gros le traitement qu’a subi ce mercredi la Suède dans le match décisif à la qualification en demi-finale. Développant sensiblement les mêmes vertus, les "gilets jaunes" ont opposé une résistance durant 38 bonnes minutes. Le jeu virevoltait et si en apparence aucune des deux formations ne semblait prendre l’ascendant, le Danemark tissait sa toile. Le Suédois Andreas Palicka n’avait de son côté rien à se reprocher en donnant le change à son vis-à-vis Niklas Landin (ils termineront à 13 arrêts chacun). Mais c’est surtout sur deux de leurs points forts que les champions olympiques ont fait la différence. Tout d’abord, le chef d’orchestre Mikkel Hansen. Le Parisien a produit du déchet (autant de ratés que de tirs réussis) mais il a réussi à hisser ses partenaires vers le haut. Autre satisfaction, la défense. Lorsque René Toft Hansen (le frère ainé d'Henrik le Parisien) s’est blessé à la cuisse la semaine dernière et qu’il a du déclarer forfait (on sait depuis que sa saison est terminée), les solutions n’étaient pas nombreuses pour proposer une réplique identique. Henrik Mollgaard s’y est collé et a relevé le défi. L’alternance entre la 6-0 et la 5-1 a très bien fonctionné avec un Magnus Landin (le petit frère du gardien) aux "cannes" de feu en position avancée. L’ailier de Kiel a été le plus régulier de l’équipe et surtout avec Lasse Svan a passé quasiment une heure sur le parquet sans que la fatigue ne l'use. A l’entame du dernier quart d’heure, la Suède pouvait encore y croire mais Mikkel Hansen qui avait un peu mieux réglé la mire et Rasmus Lauge (notre photo de tête) enfin retrouvé vont faire en sorte de sceller le destin (30-26).



En 23 participations, le Danemark disputera ce vendredi à Hambourg, sa 11ème demi-finale mondiale. La 2ème face à la France après celle de Zagreb en 2009. «Affronter un tel adversaire à ce moment de la compétition, c’est logique, conçoit Valentin Porte. Nous ne les avons pas trop suivis depuis le début de la compétition mais on sait qu’ils sont en pleine confiance. Ce sera compliqué car le Danemark est une équipe talentueuse. Quitte à les affronter, c’est mieux de les jouer à Hambourg, sur terrain neutre. » 160 kilomètres séparent Hambourg de la frontière danoise et une marée rouge va envahir la Barclaycard Arena. Investis d’une mission depuis qu’ils ont accepté la co-organisation du Mondial, les Danois ont traversé l’épreuve sans encombre (8 matches – 8 victoires), ne négligeant aucun détail notamment lorsqu’il a fallu écarter la Norvège et ce mercredi la Suède, citées parmi les favoris de l’épreuve. L’apothéose programmée à Herning attendra. Il leur faut avant tout franchir l’obstacle des demies face à un adversaire qui ces dernières années, excepté en finale olympique, leur a posé bien des problèmes. « Dans un dernier carré d’un Mondial, quel que soit l’adversaire, il est à craindre, confirme Nikola Karabatic. Toute équipe présente à ce stade le mérite et est dangereuse. Ils sont costauds et en confiance. Ce sera un adversaire difficile à jouer mais nous avons toutes les clefs et l’équipe pour les faire douter et les battre. C’est une grande affiche, un match magique entre deux très grandes équipes avec de grands joueurs. C’est génial de vivre ces moments-là. »  Aussi curieux que cela puisse paraître, dans leur histoire, les Danois n’ont jamais pu décrocher un titre mondial. Alors qu'ils soient en Allemagne ou dans leur royaume, ils n'attachent en fait guère d'importance à la géographie. «Je ne suis pas sûr que jouer les Danois en Allemagne et éventuellement les Allemands au Danemark soit un avantage, tempère François-Xavier Houlet. C'est sûr qu’en co-organisant le Mondial, ils se sont mis dans les meilleures conditions pour en arriver là. Mais quand les Danois récitent, on les regarde et on applaudit. Pour espérer quelque chose face à eux, il faut les déranger dans leur petit confort. Pour eux, ce qui compte, c’est le jeu avant tout. Il n’y a pas l’intensité d’un France – Allemagne. Là, c’était un vrai combat. Il fallait essayer d’abord de faire déjouer l’adversaire puis durcir le match et voir ce qui se passait ensuite. On n’a pas encore vu le Danemark confronté à ce type de situation. Ce n’est pas une équipe capable de changer complètement  son jeu pour rendre le match extrêmement physique. » Depuis le 10 janvier, le Danemark a traversé le Mondial à sa main et n’a jamais été mis en difficulté. Et pour Niklas Landin (photo ci-dessus) et les siens, retrouver les Français dès les demi-finales, n’est pas forcément un cadeau. 



                           Points forts et points faibles du Danemark

Up

- Dynamique avec un sans-faute complet depuis le début du Mondial 
- Perspective de disputer une finale à la maison devant un public tout acquis
- Remporter pour la 1ère fois de son histoire, un titre mondial
- Bénéficier de l'apport de Mikkel Hansen au top de sa forme (même si... voir + bas)
- L'entente du joueur du PSG avec Rasmus Lauge sur la base arrière 
- La complémentarité de la paire de gardiens (Jannick Green et Niklas Landin)
- Le retour d’Henrik Toft Hansen remis de ses douleurs à l’aine. 7’ contre l’Egypte, 30’ et 2x2’ contre la Suède  (avec un 2/2 au tir et 3 contres), le timing est parfait pour le pivot du PSG. 

Down 

- La récurrence d’un côté droit en souffrance. Lindberg blessé, a quitté le tournoi et l’arrière Niclas Kirkelokke a été victime d'une déchirure du ligament croisé postérieur du genou, bien avant la préparation. 

- La gestion des cadres par Nicolaj Jacobsen qui n’a pas hésité à les solliciter sur des matches où il n’y avait pas grand danger. Les deux ailiers Lasse Svan et Magnus Landin ont passé 5h42 et 6h06 sur le parquet, Lauge 5h17, Niklas Landin 5h, Mikkel Hansen et Mollgaard tournent autour de 4h30. Par comparaison, chez les Français, seuls Vincent Gérard et Ludo Fabregas dépassent les 5h. 

Up and Down 

- Le côté imprévisible de certains cadres… exemple avec Niklas Landin : au top en début de tournoi face à des adversaires relativement modestes (Chili, Tunisie, Arabie S., Autriche), le gardien de Kiel est totalement passé au travers face à la Hongrie (0/6 en 14’) et contre l’Egypte (3 arrêts). Contre la Norvège mais surtout ce mercredi contre la Suède, à 35%, il a été le X Factor de l’entame. 

- Mikkel Hansen et Rasmus Lauge croisent, glissent et mettent en place la partition. Tous les deux buteurs et passeurs, ils peuvent connaître quelques flottements. C’est rare mais cela arrive. Contre l’Egypte, le joueur de Flensburg a vécu sa plus mauvaise soirée du Mondial. Contre la Suède, "Mikki" a ouvert sur un 0/4 (dont un 7 m) avant de corriger le tir au bout de 17’. Il reste quand même le meilleur buteur de l’équipe et du Mondial avec 53 réalisations. 



les surprises 

- L’aménagement défensif suite au retrait de René Toft Hansen lors de la confrontation face à la Norvège avec l’obligation pour Henrik Mollgaard d’être plus mobile et d’anticiper les croisés entre Sagosen et cie.  Le retour d’Henrik Toft (photo ci-dessus) et l’apport par intermittence de Simon Hald dans ce secteur.

- Montée en puissance et confirmation de Magnus Landin. Le fait d’avoir rejoint son frère aîné à Kiel l’été dernier, lui a fait un énorme bien. Buteur, inlassable n° 3 haut sur la 1-5, Jacobsen ne tarit pas d'éloges à son sujet.

                      Les confrontations (source: FFHB)

- Bilan pour la France : 55 rencontres... 28 victoires - 4 nuls - 23 défaites
© Yves Michel
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