mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
CM 2019: Mikkel Hansen aura une pancarte dans le dos
CM 2019: Mikkel Hansen aura une pancarte dans le dos
24 Janvier 2019 | International > Mondial
C'est son Mondial et il entend bien parvenir au bout de son rêve, la finale dimanche, sur la terre danoise à Herning. Avant cela, le Parisien Mikkel Hansen, meilleur buteur de la compétition avec 53 réalisations devra passer avec le Danemark, l'obstacle français.

par Yves MICHEL


Choyé à Copenhague puis à Herning où quel que soit l’issue de la demi-finale face à la France, il retournera dimanche, Mikkel Hansen doit user de tous les stratagèmes pour ne pas se laisser envahir. Dans ce Mondial, chacune de ses apparitions provoque un attroupement et à chaque but inscrit, une véritable frénésie s’empare de l’arène. Et les supporteurs danois ont de quoi être ravis. Depuis l’ouverture de la compétition, la réussite du Parisien force le respect. 53 réalisations en 8 rencontres, 27 passes décisives, il n’est plus très loin de son propre record de 68 buts lors du championnat du Monde en Suède en 2011. « C’est un buteur oui, mais c’est aussi le maître à jouer d’une équipe qui se repose sur lui, souligne Jérôme Fernandez. » Il y a un an, l’ambiance était morose. L’intéressé avait même failli annuler sa participation à l’Euro croate à cause de ce genou droit récalcitrant qui le tracasse depuis longtemps et qui l’a souvent freiné en pleine ascension. Mais depuis l’été, la métamorphose a opéré. « L’arrivée de Raul Gonzalez à Paris est pour lui… capitale. A sa façon, le coach l’a remis en selle, il l’a responsabilisé et lui a redonné beaucoup de temps de jeu surtout quand Niko s’est blessé. Il a fortement contribué aux bons résultats du PSG en ce début de saison. Ça le change des dernières années où il n’était pas au mieux. » La confiance revenue, le travailleur acharné qu’il a toujours été, a repris goût à l’effort. Et même si les cartilages sont usés et si la douleur se réveille parfois, le plaisir de jouer ravive la flamme. « Je fais partie de ceux qui pensent que la dimension athlétique n’est pas forcément la plus importante, poursuit l’ancien capitaine des Bleus désormais entraîneur d’Aix. On peut compenser beaucoup de choses par l’expérience, la vision du jeu, le sens tactique et c’est ce qui valorise Mikkel. Il est quand même un des meilleurs attaquants au monde dans la prise de décision. Que ce soit pour le shoot ou la passe. Il n’a pas besoin d’être à 100% pour apporter quelque chose. » Omniprésent et charismatique. A la veille du match d’ouverture face au Chili, une chaîne danoise de restauration a proposé d’offrir à sa clientèle, une bière à chaque fois qu’il marquerait. Ce soir-là, il a inscrit 7 buts, la pression a coulé à flots mais l’opération n’a pas été renouvelée. Tant mieux pour la prévention de l’alcoolisme au Danemark car le buteur ne s’est pas arrêté.


                          A 160 km de la frontière avec le Danemark, Hambourg sera... danois

Lors du dernier match de la phase préliminaire, la Norvège et Sander Sagosen n’ont pu que constater les dégâts et encore, malgré les 14 réalisations du Danois, ils les ont limités en ne s’inclinant que de quatre longueurs. Mais la réussite de Mikkel Hansen n’est pas une garantie du succès. En 2014 lors de la finale de l’Euro à la maison, il inscrit 9 buts mais au final, c’est la France qui décroche le gros lot. « C’est le bémol. Le hand reste un sport collectif et un joueur à lui seul ne peut pas gagner un match. Si autour, ça ne suit pas, c’est problématique. Il y a de très bons joueurs mais on sait depuis quelques années que le poste d’arrière droit n’est pas très fourni. C’est plus facile pour les grosses équipes de trouver des solutions quand elles savent que le danger vient essentiellement du côté gauche.» Le problème étant identifié, se pose alors la question sur l’opportunité et le bien fondé d’isoler le Danois, de sacrifier un défenseur qui l’empêcherait de s’exprimer. « Je ne suis pas sûr que ce soit utile, répond Jérôme Fernandez, parce que si tu le prends en stricte et que tu te retrouves à défendre à 5 contre 5, il faut que les Lauge, Olsen ou Mensah n'en profitent pas pour tirer leur épingle du jeu. Surtout que la parade peut être trouvée en sortant le gardien et en rajoutant un joueur de champ. Et le Danemark maîtrise parfaitement ce 7 contre 6. » Mais tous les arguments sur la tentation de neutraliser Hansen aussi divergents qu’ils soient, peuvent être entendus. « Je me souviens de la finale des JO (en août 2016), argumente François-Xavier Houlet, le consultant de beIN Sports. Ce jour-là, j’ai l’impression que si on l’avait sorti du jeu, si on l’avait un peu moins laissé faire, pour les autres à côté cela n’aurait pas été du tout pareil et la France aurait vécu un autre épilogue. Certes il y a des qualités chez Lauge Schmidt et les autres mais quand il est comme ça, c’est vraiment un joueur tellement déterminant que pourquoi ne pas y aller à l’ancienne !  Faire une stricte même sur lui ne doit pas être accueilli comme un aveu de faiblesse.» Ce vendredi soir, la question a été évoquée. Mikkel Hansen a fait tout simplement savoir aux médias danois, qu’il était « heureux d’entendre ça mais (que) ça ne change pas grand-chose. Il faudra bien jouer collectivement. Si la défense et les gardiens fonctionnent bien, nous nous faciliterons la tâche. Il faudra également qu’on soit très discipliné en attaque. » C’est quand même simple le handball, non ? 



Veillée d'armes à Hambourg où Guillaume Gille a satisfait en compagnie de Cyril Dumoulin à la traditionnelle conférence de presse d'avant demi-finales. A leurs côtés, Nicolaj Jacobsen (à droite sur la photo) et Mads Mensah, respectivement entraîneur et demi-centre du Danemark. Guillaume revenait dans un environnement qui lui est familier puisqu'il a porté les couleurs du HSV pendant dix saisons entre 2002 et 2012. L'ambiance était plutôt détendue même si ce vendredi à 17h30, la tension sera présente entre deux équipes qui ont l'habitude de s'affronter. «Nous savons que tous les spectateurs attendent une finale Allemagne-Danemark et nous allons essayer de déjouer ce pronostic. Ce sera difficile car nous nous connaissons parfaitement, les deux équipes sont très proches. C'est très excitant pour nous d'être là et d'essayer d'atteindre la finale. » L'autre demi-finale opposera dans cette même Barclaybank Arena de Hambourg (20h30), l'Allemagne à la Norvège.



La Norvège n'aura rien à perdre face à l'Allemagne favorite

Pour les partenaires de Sander Sagosen, cette demie contre l’Allemagne, c’est avant tout une revanche de l’Euro 2016. Et ce à double titre. Il y a trois ans, la Mannschaft avait écarté très difficilement son adversaire de la route vers le Graal après une prolongation arrachée quasiment sur le buzzer grâce à un but de Dahmke (34-33). Cette rencontre avait suscité la polémique puisqu’à 3 secondes de la fin, un 8ème joueur allemand (le 2ème gardien Lichtlein) était entré sur le parquet. Les Norvégiens avaient adressé une protestation à l’EHF, le surnombre après visionnage des images avait été constaté mais aucune sanction n’avait été prononcée. Depuis 2016, Euro et Mondial confondus, la Norvège a atteint la demi-finale 3 fois sur 4 et une fois la finale au Mondial français. Ce qui fait dire au plus ancien de l’équipe, le pivot Bjarte Myrhol, « maintenant, c’est l’or que nous visons. » L'Allemagne elle, a été championne d'Europe et bronzée aux JO de Rio mais n'a plus eu de résultats probants, depuis.

Par ailleurs, si comme le critiquent les joueurs suédois, le match pour la 5ème place qu’ils doivent disputer samedi (20h30) face à la Croatie n’a pas trop de sens puisque les deux équipes sont assurées de jouer un Tournoi de Qualification Olympique, celui qui aura lieu juste avant (17h30) pour déterminer la 7ème place entre l’Espagne et l’Egypte est très important puisque le vainqueur obtiendra le droit de participer à un TQO.

Le champion du Monde est qualifié directement pour les Jeux de Tokyo et les équipes classées de la 2ème à la 7éme place sont invitées à participer à trois TQO qui auront lieu du 16 au 19 avril 2020.
© Yves Michel
Partager
Premier et dernier obstacle
emmanuel clerc | Vendredi 25 Janvier 2019 (13h42)
Hansen a été en difficulté contre les Suédois, en tout cas pendant une petite vingtaine de minutes, ratant même un, puis deux il me semble, jets de 7m... L'atout français, c'est que Nikola et Luka Karabatic, Nedim Remili, Luc Abalo deux derniers concernés par le coté droit de la défense, connaissent parfaitement leur coéquipier de club... Et on peut imaginer que Nikola K. ne défendra pas sur l'aile gauche et que Luka défendra aussi au poste 4-5...
Maintenant une indiv ponctuelle peut être une bonne option... Reste à voir le niveau de forme de Lauge, deux deniers matchs pas terribles, Mensah, assez lisible quand même et limité, Olsen, peu de temps de jeu... Hansen est aussi un passeur hors-pair, et les Danois possèdent de très bons ailiers, que Vincent Gérard et Cyril Dumoulin auront bon goût à dominer dès le début de match, histoire de semer le trouble dans les têtes danoises...
Reste l'inconnue du très connu Landin, auteur de belles prestations mais jamais à l'abri (un peu le lot des gardiens mais plus spécialement lui) de sorties de match quand les arrêts se font attendre...
Le Danemark a tout gagné dans ce championnat, pas forcément bon signe... Lorsqu'on entame une compétition, on attend toujours, même inconsciemment, le truc qui va se mettre en travers... Le truc pourrait s'appeler EdF...
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités