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CM 2019 : Mangés, broyés, dominés ! Les Bleus perdent leur titre
CM 2019 : Mangés, broyés, dominés ! Les Bleus perdent leur titre
25 Janvier 2019 | International > Mondial

Les Bleus ont chuté et plus que lourdement 30 à 38. Face au Danemark d’un Mikkel Hansen absolument phénoménal auteur de 12 buts et d’encore plus de passes décisives, la France n’a jamais été à la bataille pour accéder à la finale de dimanche. Rien à redire sur la défaite, la défense a été aux abonnées absentes pendant 60 minutes et si l’attaque a fait de belles choses notamment avec Melvyn Richardson en meneur, jamais elle n’a pu contrebalancer la faillite défensive. Le Danemark a imposé son rythme, la façon dont il voulait que ce match se joue. Il va falloir trouver les ressorts pour jouer la petite finale dimanche pour une médaille qui ne sera qu’une consolation.

La défaite est cuisante, sévère, le Danemark avait connu cela en 2014 sur ses terres face à ces mêmes Bleus en finale de l’Euro. Raison de plus pour garder confiance dans cette équipe. Malgré quelques cadres, elle est jeune, très jeune même sur ses forces du jour. Il lui faut du temps pour savoir gérer ce genre de moments cruciaux, la fantastique équipe qui a tout gagné entre 2006 et 2015 a perdu avant de tout détruire sur son passage. On dit toujours qu’une compétition est réussie quand on est dans le dernier carré. C’est là que tout se joue en très haute altitude et jouer ce genre de match, même si la vérité du jour est dure, très dure…

On n’a pas attendu longtemps pour savoir comment le Danemark avait l’intention de mener le match. Nikolaj Jakobsen avait prévu de ne pas faire trop de rotations, donc il fallait économiser ses tauliers et en premier un Mikkel Hansen plus patron que jamais de cette équipe danoise. Au point que pas moins de 5 joueurs sur ses 16 ne vont même pas fouler le terrain 1 seconde. Une préparation d’attaque loin de la défense bleue au petit trop et des accélérations mises soit par Mikkel Hansen, soit par Rasmus Lauge Schmidt. Et avec une efficacité diabolique au tir, rapidement un écart va commencer à se creuser. Pourtant offensivement, les Bleus n’étaient pas si mal que cela, ils trouvaient les solutions, mais pas avec suffisamment d’efficacité pour qu’ils puissent coller au score et ainsi faire douter la machine nordique. Le toit de la Barclay Arena va vraiment tomber sur les têtes bleues sur deux exclusions logiques subies par les Français et par 3 fois, le Danemark va mettre la balle dans le but vide, dont deux fois par Niklas Landin qui se rattrapait ainsi du peu d’arrêts effectués. Et ce trou, la défense tricolore, sur qui tout le monde comptait dans ce match, ne va pas le boucher. Au abois, sans vraiment d’agressivité et laissant Mikkel Hansen faire tout ce dont il avait envie, le bloc tricolore et ses gardiens ne vont quasiment faire aucun stop en première période. Alors même si les Bleus vont marquer 15 buts en première mi-temps ils vont en encaisser 21 ! Quasiment autant que dans le tour préliminaire mais sur 60 minutes.

Le diaporama du match par S. Pillaud / FFHB


Sans sa défense, la France ne pouvait pas s’en sortir et le début de seconde période va la prouver au grand dam des supporters bleus… Même si Melvyn Richardson amenait de la variété en attaque, du mouvement et du danger. En vrai demi-centre, il va permettre à la France d’avoir un certain lustre offensivement, avec l’aide d’un Kentin Mahé parfait dans un mode percuteur. Mais côté défense et gardiens, cela ne s’arrangeait guère. Mikkel Hansen marquait quand il voulait, comme il voulait et quand il ne trouvait pas la solution il trouvait la passe juste pour Olsen, Svan Hansen ou Landin, Magnus de son prénom. Bref, un calvaire qui ne va se stopper que sur la toute fin de match, quand le Danemark va commencer à dérouler et prendre un peu ses aises, permettant à Cyril Dumoulin de faire quelques arrêts bien inutiles pour la finalité du match.

Il va falloir savoir rebondir dimanche. Heureusement il va y avoir cette journée de repos pour remettre les têtes d’aplomb. Ce ne sera pas de trop pour aller chercher une nouvelle médaille qui validerait un Mondial jusque là réussi.

A Hambourg, Barclaycard Arena
Le vendredi 25 janvier 2019 à 17h30
Demi-finale mondiale
Danemark - France : 38 - 30 (Mi-temps : 21-15)

12 500 spectateurs
Arbitres : MM Matija Gubica et Boris Milosevic (Croatie)

Evolution du score : 5-3 5°, 6-4 10°, 9-6 15°, 14-9 20°, 18-13 25°, 21-15 MT - 25-18 35°, 28-20 40°, 32-23 45°, 34-26 50°, 36-29 55°, 38-30 FT.

Les réactions...

Luka Karabatic (pivot de l'EDF): "Une après-midi cauchemar pour nous, parfaite pour eux. Ils jouent avec beaucoup de confiance depuis le début, ils ont beaucoup de réussite. On n'a pas réussi à les faire déjouer. On est passé un peu à travers. C'est en grande partie de la faute des Danois qui ont joué à un très haut niveau. C'était très compliqué de défendre contre eux. On a tenté des choses, mais chaque fois on a pris des coups de massue derrière la tête. Quand on est face à des joueurs qui déclenchent très rapidement, qui marquent des buts de très loin, c'est difficile".                   

Cyril Dumoulin (gardien de l'EDF): "On a la sensation de ne pas en avoir fait assez. Ils ont fait un match quasi parfait, avec de l'intensité défensive, de la solidarité. Ils ont mis tous les éléments qu'il fallait. En défense, on n'a pas réussi à les contenir. Il y a eu un show Mikkel Hansen, qui a encore une fois démontré qu'il était le meilleur joueur du monde. On a manqué d'un peu de justesse, d'un peu de réussite, d'un peu de beaucoup de choses. Les Danois ont rapidement pris le match en main et à force de rigueur ils nous ont enterrés petit à petit." 

Ludovic Fabregas (pivot de l'EDF): "Ils ont mérité leur victoire, ils ont été très, très bons. C'est notre pire match en défense. On a pas réussi à les toucher à temps. On avait de la bonne volonté mais on avait ce dixième de seconde de retard qui fait la différence. On n'a pas été assez présent physiquement sur l'homme. Quand des joueurs tirent à douze mètres et que ça rentre en pleine lucarne, c'est difficile. Quand ce n'était pas des fléchettes, c'était des passes décisives. Quand on a décidé de sortir un peu plus ils ont trouvé les passes. Quand on était trop bas ils nous attaquaient sur les duels ou ils nous fusillaient de loin. Il faut savoir reconnaître que le résultat est logique."

FranceFrance
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
M.RICHARDSON4/52/26/760000629
K.MAHÉ6/82/28/1010000824
T.N'GUESSAN4/50/04/550010419
R.LAGARDE3/50/03/51010037
N.REMILI2/40/02/41110026
L.ABALO1/20/01/21110014
L.FABREGAS3/40/03/40011034
M.GUIGOU0/01/11/10000013
A.DIPANDA0/00/00/00000000
L.KARABATIC1/20/01/20001010
N.KARABATIC0/00/00/01001000
M.GREBILLE0/10/00/1000000-1
V.PORTE0/10/00/1001000-3
D.MEM1/60/01/6001001-4
Total25/435/530/481626403088
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
C.DUMOULIN4/230/14/24000000-10
V.GERARD0/130/30/16000000-16
Total4/360/44/401626403062
DanemarkDanemark
JoueursTcPeTtPdInBp2mnRgeButEva
M.HANSEN8/114/412/15601001243
R.SCHMIDT-LAUGE6/100/06/1051200622
A.ZACHARIASSEN5/50/05/520010517
M.OLSEN5/60/05/610100514
L.SVAN HANSEN4/40/04/400000412
M.LANDIN JACOBSEN3/30/03/301000311
H.TOFT-HANSEN1/20/01/20000012
M.LARSEN0/10/00/10100001
S.HALD JENSEN0/00/00/00000000
J.HANSEN APLOGV0/00/00/00000000
N.MARKUSSEN0/00/00/00000000
C.MORTENSEN0/00/00/00000000
N.NIELSEN0/00/00/00000000
H.MOLLGAARD JENSEN0/00/00/0000200-4
Total32/424/436/4614343036118
GardiensAcApArrPdInBp2mnRgeButEva
J.GREEN KREJBERG9/240/39/270000002
N.LANDIN JACOBSEN2/120/12/130000020
Total11/360/411/4014343038120



© François Dasriaux
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Mer calme, pas agitée
emmanuel clerc | Samedi 26 Janvier 2019 (11h22)
L'article résume bien le factuel de la déroute. Mais le badage sur Hansen (les commentateurs de beIN en pleine extase mystique !) et les courbettes devant le "merveilleux jeu Danois"procèdent autant d'un ressenti en partie réel que d'une volonté, ou d'un instinct, de vouloir mettre le couvercle sur plusieurs dysfonctionnements.
Et si les prémices de la taule d'hier se trouvaient déjà dans le match contre l'Allemagne en phase de poules ?.. Un nul salué par les commentateurs pour de bonnes et de mauvaises raisons, les pires étant ce handicap que les Français traîneront jusqu'à la balayette croate et l'aveu d'un manque criant de maîtrise des rythmes, face à une équipe si peu inspirée, brutale et colérique, que les Norvégiens ont su faire taire avec un flow aussi incisif que stylé...
Et que dire de l'égarement croate, truqué en "tête ailleurs" par certains joueurs et le staff des "déjà qualifiés" ?...
Et si le souci de cette EdF résidait aussi dans son coaching ?... Puisque les 20 premières minutes de cette demi ont suffit aux Danois pour dessiner les plans, monter les cloisons à leur goût, prendre leurs distances, imposer à la rencontre un rythme à la Croate, rompu par une accélération, sur la passe, la course, le tir... On voyait bien alors que rien n'allait côté Bleus : ni le schéma défensif, ni les hommes... Mika Mem à 5 échecs au tir reste sur le parquet. Mahé, idem, dépassé par les propositions danoises en défense. Pourquoi Dinart et Gilles ont-ils laissé faire ?... Ni temps mort, ni changement de défense, ni individuelle ou semi sur Hansen, ni changements, quand la patte Dinart trempait jusqu'alors dans un bain remuant de rotations...
Car comme il est dit plus haut, c'est bien cette montée progressive au score, +2, 3, 4, qui a décidé du sort du match. Jusqu'au +6 rhédibitoire de la mi-temps. On est donc en droit de s'interroger sur cette passivité de la gestion tactique et humaine.
Le plus triste, et ce qui laissera hélas sans doute des regrets lancinants dans la tête des joueurs, c'est cette acceptation, cette soumission aux plan Danois. Si peu d'entraide en défense, des Bleus toujours en retard, même pour plonger sur un ballon qui traîne. Pas de volonté d'aller toucher les tireurs, de "faire mal" en défense. Et pourquoi Di Panda sur le banc jusqu'à la 46ème ?...
On ne sait encore rien des coulisses de la vie de ce groupe... Trop tôt encore pour analyser les possibles erreurs dans la préparation. Car comment expliquer qu'après deux jours de coupure, les Bleus aient rendu deux copies aussi ternes et tristes, Croatie et Danemark en suivant ?...
Les Danois n'ont longtemps eu qu'une seule exclusion. Et les Bleus finissent à quatre. La destruction du drakkar n'a pas eu lieu. Pire, les Danois ont remis de l'huile. Mer calme.
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