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CDF F : Wendy Lawson, le bon choix de Rochechouart
CDF F : Wendy Lawson, le bon choix de Rochechouart
21 Février 2019 | France > Coupe de France
Après les qualifications de Brest et de Metz, mercredi, les huitièmes de finale de la Coupe de France continuent de vendredi à dimanche. L’affiche la plus inattendue verra Saint-Maur (D2) rendre visite à Rochechouart/Saint-Junien (N1), le club de Wendy Lawson depuis cette saison. Par son caractère, son expérience et son efficacité, l’arrière gauche internationale fait l’unanimité dans le Limousin, où elle a retrouvé un plaisir du jeu dilué à Nantes…


A son arrivée sur place, l’été dernier, Wendy Lawson a vite été mise au parfum. A Rochechouart/Saint-Junien, la culture de la Coupe de France est prégnante. « J’ai bien compris que c’était quelque chose d’extraordinaire. Le club a eu la chance de recevoir l’OGC Nice (29-46, le 23 janvier 2016) et Fleury-les-Aubrais (20-30, le 4 janvier 2017). » Ce samedi, contre Saint-Maur (qualifié pour la poule haute de D2), le dernier pensionnaire de Nationale 1 en compétition disputera son troisième huitième de finale en quatre ans. « C’est la récompense du travail que l’on fait tous les jours. »

Même en la « jouant sans la jouer », parce que « l’objectif, c’est le championnat » et l’accession en D2, le ROC-ASSJ a passé cinq tours de coupe cette saison, et déjà éliminé une formation de l’étage supérieur (Aunis, 40-35, en 32ème de finale). Un parcours qui donne raison à l’arrière gauche d’avoir quitté la côte Atlantique pour la Haute-Vienne. Un choix de vie, clairement, avant d’être un choix sportif.

« J’étais en fin de contrat à Nantes, qui ne m’avait pas conservé », rappelle-t-elle. Après deux dernières saisons en pointillé, entrecoupées par la naissance d’une fille en 2017, « je voulais carrément arrêter le hand, qui ne m’intéressait plus et ne m’apportait plus de satisfaction. Après plusieurs semaines de réflexion, avec mon mari, je me suis dit que ce n’étaient pas les présidents ou les entraîneurs qui allaient décider de ma fin de carrière. A 27 ans, j’étais encore apte à jouer. »

« Une dimension physique et technique »


Oui, mais pas n’importe où. Là où sa famille serait la plus « heureuse et épanouie ». Là où elle retrouverait « la joie, la passion et le sourire sur le terrain ». A 25 minutes de Limoges, loin des codes de la LFH, trop contraignants à son goût, la Troyenne a trouvé un petit coin de paradis. Rochechouart/Saint-Junien, alors en quête d’une remplaçante à Aline Varinot, l’a accueillie à bras ouverts. « Le courant est passé très vite, acquiesce Nicolas Paquier, l’entraîneur limousin. Wendy a rapidement pris ses marques. Elle s’est fondue dans les systèmes existants, a amené une dimension physique et technique. »

« C’est une fille qui aime l’exigence, avec qui on peut communiquer facilement », encense Marion Arrighino (ex-Nice), avec qui l’internationale française (5 sélections A en 2014, pour la fin des qualifications pour l'Euro et des amicaux) a noué en très peu de temps une solide relation arrière-pivot. « Très sympa et très sérieuse » pour Laura Fau, l’ailière gauche du ROC-ASSJ révélée à Yutz, Lawson « apporte une certaine idée de la rigueur et une expérience qui avaient pu nous manquer la saison dernière », observe son coach.

Deuxième meilleure buteuse actuelle de la division, tous groupes confondus (7,5 buts de moyenne), la double championne de France (N1 en 2009 avec la réserve de Besançon, D2 en 2013 avec Nantes) n’a pas complètement renié son âme de compétitrice. « Le projet de monter en D2 m’a séduit. Le club a une vraie volonté de passer à l’échelon supérieur. » Et sa numéro 91, celle de terminer « probablement » sa carrière à Saint-Junien, où elle vient de rempiler jusqu’en 2022, parce que « je ne fais pas déplacer ma famille pour un an ! » Franche et spontanée jusqu’au dernier mot, Wendy Lawson…

Metz et Brest y sont déjà


De vendredi à dimanche, six billets seront attribués pour les quarts de finale. Deux tomberont, à coup sûr, dans l’escarcelle des divisions inférieures. Outre Rochechouart – Saint-Maur, un avant-goût de la poule haute de D2 mettra aux prises Celles-sur-Belle et Le Havre.

Les deux derniers vainqueurs ont d’ores et déjà validé leur présence au prochain tour. Lauréates en 2017, les Messines ont distancé Besançon dans le dernier tiers-temps (15-14, 41’ puis 16-22, 52’ et 21-29, 60’), grâce à Laura Glauser (15 arrêts) et Méline Nocandy (6 buts).

Brest, tenant du trophée, a aussi souffert à Chambray-les-Tours, mais s’est imposé 23-24. « On a voulu mettre du rythme, mais elles n’ont rien lâché, notamment grâce à la belle prestation de Linda (Pradel, 18 parades), commente Constance Mauny, l’ailière gauche du BBH (photo ci-dessus). Nous sommes passées devant dans le money time. Un dernier arrêt d’Agathe (Quiniou) nous a permis de rester à +1 à la fin du match. »

Mosellanes (à Rostov) et Finistériennes (contre Odense) retrouveront quant à elles la Ligue des Champions samedi et dimanche, pour la quatrième journée du tour principal. 

Résultats et programme des huitièmes de finale


Mercredi 20 février :
BESANCON - METZ 21-29
CHAMBRAY-LES-TOURS - BREST 23-24.

Vendredi 22 février :
DIJON - NANTES
(20h30, Palais des sports J.-M.-Geoffroy)
PARIS 92 - TOULON/SAINT-CYR (20h30, Palais des sports d'Issy).

Samedi 23 février :
FLEURY-LES-AUBRAIS - NICE
(20h30, à Montargis)
CELLES-SUR-BELLE (D2) - LE HAVRE (D2) (20h45, Salle jaune) 
ROCHECHOUART/SAINT-JUNIEN (N1) - SAINT-MAUR (D2)
(20h45, Palais des sports de Saint-Junien).

Dimanche 24 février :
SAINT-AMAND-LES-EAUX
- BOURG-DE-PEAGE (16 h, salle Maurice-Hugot).

Clubs de LFH, sauf mention contraire.

© Laurent Hoppe
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