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LSL: Et si c'était le soir de Nantes ?
LSL: Et si c'était le soir de Nantes ?
6 Mars 2019 | France > LNH

Il n'y a plus que Nantes pour faire bouger les lignes à l'issue de cette 17ème journée de l'élite masculine. Ce jeudi, le "H" se déplace à Coubertin avec l'intention de mettre le doute dans les têtes parisiennes. La contre-performance la plus notable de la soirée est venue de Dunkerque où à domicile, les Nordistes se sont inclinés face à Toulouse.

par Yves MICHEL


« C’est une semaine chargée qui n’est pas plus dure que les autres car depuis début février, on a pris l’habitude d’enchaîner les matches importants. » Comme ses partenaires, Romaric Guillo (notre photo de tête) n’est pas homme à se laisser déstabiliser. Même quand il faut négocier un déplacement à Paris lourd de conséquences pour la tête du classement de l’élite et que trois jours plus tard, c’est à Chambéry que se jouera une place en demi-finale de la coupe de France. « Il faut constamment se projeter, on sait qu’on a une pancarte dans le dos et un statut à défendre. Le rythme est soutenu, parfois éprouvant mais excitant. On est engagé sur plusieurs tableaux et on a envie d’aller le plus loin possible. Même en Ligue des Champions. » Qui aurait pronostiqué la saison dernière que Nantes atteigne la finale de l’épreuve européenne ? Pas grand monde. Et preuve de régularité, l’équipe de Loire-Atlantique vient de se qualifier en 8èmes de finale pour la 3ème année consécutive après un nul à Flensburg qui a laissé quelques regrets. « Forcément qu’on est un peu déçu car en gagnant là-bas, on aurait pu obtenir un meilleur classement (3ème plutôt que 4ème). Parti comme c’était parti, on aurait très bien pu terminer 6ème, je pense qu’on est à notre place. On hérite de Rhein Neckar Löwen (au lieu des Ukrainiens de Brest), c’est un gros morceau mais à ce niveau de la compétition, il n’y a que des gros calibres. » Et le "H" en est un. Mais avant de se déplacer en Allemagne dans deux semaines, c’est donc sur le sol national que le club devra faire ses preuves. A commencer par ce déplacement à Paris. Une victoire du "H" préserverait ses espoirs de décrocher le trophée national, une défaite creuserait encore un peu plus l’écart sur le PSG. « Dans ce dernier cas, on ne serait plus maîtres de notre destin. Il faudrait tout gagner jusqu’à la fin de la saison, on en est capable mais Paris devrait commettre au moins trois faux-pas (en 9 matches). » Juste avant la trêve, l’épilogue du match aller est encore dans toutes les têtes. Alors que les deux formations étaient à égalité, Mikkel Hansen a attendu la dernière seconde pour crucifier la défense et le gardien nantais. « Encore une déception, relève le pivot du "H" car si on avait tenu le nul, la donne ne serait pas la même.  On s’est fait avoir par Hansen, il ne faudra pas retomber dans le piège. » Romaric Guillo sait se montrer patient. Lui qui pourtant passe plus de temps sur le banc que sur le parquet, barré par l’incontournable Nicolas Tournat et par Dragan Pechmalbec à qui Thierry Anti fait de plus en plus confiance. « En venant ici, je savais que la concurrence serait rude et que ce n’était pas le monde des Bisounours ! A Flensburg, j’ai pourtant passé plus de 30 minutes sur le terrain. Cela signifie donc que le coach compte sur moi, non ? Je ne me pose pas de questions. Il me faut être prêt à entrer à tout moment. Sans faiblesse, en apportant quelque chose, en faisant le même boulot que celui qui vient de sortir. » L’ancien cessonnais élevé au biberon du handball breton du côté de Cléguérec en plein cœur du Morbihan est à 27 ans conscient du chemin parcouru. Du haut de ses 2.07 m pour un quintal bien pesé, il n’a pas fini de grandir. « J’ai encore envie de progresser, d’avoir ma place à part entière dans une grande équipe comme Nantes. J’ai plus de deux saisons pour atteindre cet objectif (il est sous contrat jusqu’en juin 2021) et même si je ne devais pas rester, ce ne serait pas un échec, encore moins une régression. Ce n’est pas donné à tout le monde de participer à une finale de Ligue des Champions. » C’est à une affiche de ce niveau que Nantes est aussi convié ce jeudi à Coubertin, face au PSG.



Cette affiche étant diffusée sur beIN sports, il devrait y avoir du monde devant le petit écran. Notamment du côté des équipes qui lorgnent vers le podium. Elles ont bien négocié le virage qui leur était proposé. A commencer par Montpellier qui se remet lentement de son élimination en Ligue des Champions. A Aix, les Héraultais ont du rester vigilants de bout en bout, manquant d'efficacité notamment en 1ère période sur les montées de balle et les contre-attaques. Les deux défenses se sont longtemps neutralisées, Vincent Gérard (15 arrêts) prenant toutefois le dessus sur l'Aixois Wesley Pardin (7 parades). Malgré un nombre plus important de pertes de balle, Montpellier qui a dominé de la tête et des épaules le second acte, a fait la différence dans le dernier quart d'heure grâce notamment aux 8 réalisations de Melvyn Richardson, l'homme en forme du moment.  

A Nîmes, la situation face à Tremblay ne s'est débloquée que dans les vingt dernières minutes. Car jusque-là, les Franciliens avaient tenu le choc (23-23) et ils avaient même eu le culot de mener au Parnasse (11-14 à la 20è). Pedro Portela avait fait quantité de misères à la défense gardoise (le Portugais terminera meilleur réalisateur avec un 9/9), l'USAM ne s'était pas montré discipliné, perdant de nombreux ballons (13 au total) malgré la réussite d'Obrian Nyateu (photo ci-dessus). Et donc à l'amorce du dernier tiers temps, l'instant de grâce. Douze minutes pendant lesquelles Tremblay aussi maladroit qu'apathique s'est fait véritablement marcher dessus, encaissant un rédhibitoire 8-0. Nîmes notamment porté par Rémi Salou ne sera plus rejoint et s'imposera le plus logiquement du monde, signant au passage son 4ème succès d'affilée.  

Le diaporama du match Ivry-Chambéry par Lorie Couvillers


Les Nîmois sont suivis comme leur ombre par Chambéry. Les Savoyards restaient sur une séance de ball-trap face à Pontault-Combault. A Ivry, ils n'ont jamais été menés. Déjà, c'est la prestation des gardiens qui a fait la différence. Le tandem val-de-marnais Sunjic-Gervelas (6 arrêts à eux deux) s'est fait voler la vedette par le seul Yann Genty (16 parades). Magnifique, plus vert que jamais, le portier chambérien qui avait tenu la baraque pendant les trente premières minutes, s'est montré d'une constance exemplaire. Pourtant à la pause, rien n'était acquis. Chambéry va prendre le large en moins de 5 minutes en tout début du second acte (13-19 à la 37è). Ivry ne va jamais s'en remettre et traînera longtemps un handicap de six longueurs, notamment martyrisé par un très remuant Arthur Anquetil sur son aile et un étincelant Alex Costoya. L'addition va même atteindre des proportions frisant l'humiliation dans un Delaune qui n'a plus assisté à un succès des siens depuis... le 21 novembre face à Istres. 

Ivry conserve toujours une marge de confort (4 points) sur ses deux poursuivants. Istres compte un match en moins qui sera disputé la semaine prochaine à Cesson en raison de l'inauguration de la nouvelle Arena. Quant à Pontault, les semaines se suivent et se ressemblent... A la pause, en n'ayant perdu moitié moins de ballons que St Raphaël, les Seine et Marnais avaient refait un handicap de cinq buts (7-12) pour finalement prendre les commandes (16-14). Et puis, tout a été remis en question dès la reprise, lorsque les Varois sous l'impulsion d'Adrien Dipanda et sécurisés par Miha Popescu dans les cages, sont repassés devant pour ne plus être rattrapés. 



Dites docteur, c'est grave pour Dunkerque ? 

Cette saison, Dunkerque est trop inconstant pour prétendre à quoi que ce soit. Capables de dominer St Raphaël, de titiller Nîmes au Parnasse mais de perdre des points face à Pontault ou Tremblay, les Nordistes ont encore une fois montré leurs limites ce mercredi en accueillant Toulouse. Ils ont mal débuté, perdant très rapidement leur arrière Kader Rahim, exclu définitivement au bout de 10 minutes (2ème rouge à domicile en deux semaines !). Le Fenix en a profité avant de se faire rejoindre et dépasser peu avant la pause. « On était en supériorité numérique à ce moment-là et on n'en profite pas (d'une situation de +1, l'USDK aurait pu passer à +3), peste Patrick Cazal. On a eu ensuite la capacité de rester concerné collectivement sur un aspect offensif mais c'est en défense qu'on se relâche totalement. C'est triste car dans ce secteur, on aurait pu montrer autre chose. Il n'y a aucune entraide, c'était chacun pour soi. Ce qui nous manque, c'est quelqu'un capable de mettre de l'ordre en permanence.» C'est en fait, ce manque évident de lucidité qui a perturbé les Dunkerquois en fin de rencontre. Butant régulièrement sur Yassine Idrissi, oubliant souvent la balle en cours de route, ils ont donné à Toulouse l'occasion de briller. Et dans ce domaine, Przybylski, Alvaro Ruiz et Olsson ne se sont pas fait prier. Le money-time a ressemblé au chant du cygne et le Fenix qui venait d'inscrire cinq buts sans rien encaisser, a pu conclure de la meilleure des façons qui soit. Et dire qu'en octobre, cette même équipe était à l'agonie en queue de classement !  Les rôles sont un peu inversés car du côté du staff nordiste, on évoque maintenant l'urgence à... assurer le maintien. Dans ses rêves les plus fous et même s'il n'y a aucun emballement, Toulouse peut lorgner vers la 6ème place, distante désormais de deux longueurs. « On est dans la dynamique de ce qu'on fait depuis début décembre, se satisfait Philippe Gardent. On a commencé par bouffer du pain noir et c'est très bien qu'il en soit autrement. On a perdu des gars mais on l'a vu, même dans les moments difficiles, le groupe ne s'est pas désuni. Ce qui me fait rire maintenant c'est qu'on passe d'une "équipe de Bourvil" (sourires) à un prétendant à la dernière place européenne. On verra bien car on a un calendrier difficile. On nous avait condamnés et ce qui me plait c'est qu'on est en train de mettre le bordel au classement. Comme invité de dernière minute. »  Les tests à venir seront déterminants car jusqu'à la mi-avril, les Toulousains vont se frotter à Nîmes, St Raphaël, Montpellier et Nantes. 

LSL | Journée 17
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
DunkerqueToulouse222814-13>>
NîmesTremblay322617-16>>
IvryChambéry223211-12>>
Pontault-CombaultSt Raphael273216-14>>
Aix en ProvenceMontpellier19239-11>>
ParisNantesà jouer 07/0320h45 
CessonIstresà jouer 14/0320h30 

Classement

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris3116150150740212 
2Montpellier291714214824328 
3Nantes281614204864293 
4Nîmes271713314954634 
5Chambéry251712414744232 
6Aix en Provence1617890466439-22
7St Raphael16177824944761-2
8Toulouse14176925024932 
9Dunkerque12175102412431-2 
-Tremblay1217494458505-4 
11Cesson8163112376439-23
12Ivry8173122410468-2-3
13Pontault-Combau.4172150414507-57
14Istres41611324074761-7


© Yves Michel
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