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LSL: Le PSG pousse Nantes dans les cordes et au-delà...
LSL: Le PSG pousse Nantes dans les cordes et au-delà...
8 Mars 2019 | France > LNH

On ne s'attendait pas à une telle démonstration parisienne face au dauphin nantais (34-29). Et encore, l'écart aurait pu être plus lourd si sur la fin, le PSG ne s'était pas désuni. Au cours d'un match qui a vite tourné à l'avantage des locataires de Coubertin, Nantes n'a jamais été en mesure de rivaliser, tombant sur un adversaire déterminé, un Titi en acier inoxydable et un Luka Stepancic en pleine réussite. Ce week-end, il y aura la coupe de France pour se changer les idées avec un explosif Montpellier-Paris.

par Yves MICHEL, à Coubertin

Le PSG avait bien préparé son coup et surtout s’attendait à ce que Nantes impose son rythme d’entrée. Les visiteurs ont donné le change pendant les cinq premières minutes, profitant de quelques pertes de balle adverses et d’un bon Kévin Bonnefoi dans les cages. Pas plus de deux longueurs d’avance dans ce laps de temps et un orage vite dompté par les Parisiens, Thierry Omeyer se chargeant de réchauffer l’ambiance d’un Coubertin qui n’attendait que ça. Scandez quelques "Titi, Titi" et l’homme répondra à l’appel à sa manière. « Quand ils ont pris de l’avance, on ne s’est pas affolé. On a défendu encore plus dur, encore plus fort. On a trouvé de bonnes solutions pour les empêcher de nous contrer notamment en attaque placée et on a commencé à avoir des situations de but facile sur montée de balle. » Et c’est Paris qui à son tour, a réalisé le break. Ce dont les Nantais ne se doutaient pas, c’est que non seulement ils ne reviendraient plus mais surtout qu’ils prendraient l’eau de toutes parts. Sagosen profitait des difficultés défensives de Gurbindo et Luka Stepancic, après avoir réglé la mire, amorçait son festival. Comme il l’avait fait quatre jours plus tôt face à Zaporozhye en Ligue des Champions (9 buts sur chaque match). Le Croate qui quittera le club en juin profite du temps de jeu qui lui est donné et de la nécessité de faire souffler Nédim Rémili.

Pourtant habitué à ce type de match de haut vol, Nantes n’arrivait plus à trouver le bon tempo. La défense montrait quelques bonnes dispositions mais c’est en attaque que les automatismes avaient du mal à fonctionner. Si encore une fois, Kévin Bonnefoi parvenait à s’illustrer, le "H" ne créait aucun danger. Trop de précipitation et une certaine imprécision dans les intentions à l’image d’un Valero Rivera ou d’un Nicolas Claire peu en vue. Le PSG va rapidement tuer le match en inscrivant six buts sans rien encaisser (10-6 à la 15ème). En face, les Nantais éprouvaient toujours les mêmes difficultés en attaque placée. La relation base arrière – Tournat qui jusque-là n’avait pas été couronnée de succès, donnait quelques résultats mais le score restait largement en faveur des Parisiens. Il va même s’aggraver grâce à une mine de Stepancic et la vista de Thierry Omeyer. Le portier venait d’intercepter un tir de Lazarov et depuis sa ligne avait remarqué que la cage adverse était vide. « C’est bien de l’avoir mis car à 20 secondes de la mi-temps, ce n’était pas la meilleure option de tirer. Je l’ai bien senti, j’étais parfaitement dans l’axe, le ballon est entré, tant mieux. » Six longueurs de retard (19-13) à la pause, l’addition commençait à gonfler.

La reprise n’offrira pas le moindre répit aux Nantais. Toujours sous pression et sans agressivité. « On avait de la marge, poursuit le gardien parisien donc on pouvait jouer plus libérés. On a continué à mettre plus d’engagement et plus d’intensité. » Ce dont allait profiter à plusieurs reprises les deux Luka... Karabatic qui dans son rôle de pivot, allait gagner de multiples duels à l'arrache dans le central et… Stepancic qui sur son côté droit ou même hors secteur, catapultait des missiles qui laissaient les Nantais sans réaction. Sur le bord du terrain, Thierry Anti s’arrachait les cheveux et restait sans trop de solutions pour stopper l'hémorragie. Avec un handicap de 11 buts à dix minutes du terme, le mal était fait. En face, son homologue Raul Gonzalez puisait sur la profondeur de son banc. Comme il a désormais l’habitude de le faire, l’entraîneur espagnol lançait les espoirs du club. Les deux ailiers Nahi et Keita ne vont pas connaître la réussite escomptée, le dernier héritant même d’un carton rouge totalement justifié pour une faute sur David Balaguer. Dans ces ultimes instants, le PSG va donc être un peu moins économe et donner au "H" l’occasion de réduire son retard. « Cela n’a aucune importance, coupe court Gonzalez, je suis satisfait d’avoir gagné, peu importe le score. » Paris s’impose face au finaliste de la dernière Ligue des Champions de cinq buts (34-29).

Cinq points d’avance sur Nantes à 9 journées de la fin, quatre sur Montpellier et chaque fois une différence de buts particulière favorable, si l’écart établi est loin d’être une assurance tous risques, le PSG peut avancer un peu plus tranquillement. « Il y a encore beaucoup de possibilités de perdre des points, fait remarquer Nikola Karabatic. Cela ne sert à rien si à la fin, on ne gagne rien. On ne s’emballe pas, on sait que le plus dur commence. On a beau bien jouer, si dans les moments décisifs, il nous manque des forces et de la réussite, tout peut s’écrouler. On est content de ce qu’on fait mais ce n’est pas suffisant. » A quelques hectomètres du Parc des Princes antre d’un autre PSG, ces mots ont un sens. « L’épisode d’hier (mercredi) nous montre que rien n’est acquis et que tout peut aller vite. Dans un sens comme dans l’autre. Manchester a juste eu de la chance, n’a rien prouvé et j’avoue que je n’avais pas envisagé un tel scénario. C’est sans doute ce qui fait l’incertitude et la beauté du sport. Cette expérience (élimination prématurée des footballeurs du PSG de la Ligue des Champions) doit servir à tout le monde. »

Thierry Anti : "Le PSG fera un très beau champion"

Côté nantais, l'aveu de faiblesse était dans tous les discours. Il y a comme un ressort cassé au sein de cette équipe et Thierry Anti devra trouver les meilleurs ingrédients pour faire repartir une machine qui paraissait bien huilée. L'annonce du départ de Nicolas Claire (en principe en 2020) pour Aix mais surtout son désir de devancer la date du transfert à juillet prochain a provoqué un trouble.

Thierry, Nantes doit-il faire un aveu d'impuissance ?
Pourtant on est bien entré dans le match avec une bonne activité défensive, ensuite on a trop précipité le mouvement surtout lorsqu'on a du courir après les premiers écarts. Sur la fin de la 1ère mi-temps, ce qui m'a gêné, c'est notre manque d'agressivité en défense. En prenant 19 buts à la pause, on savait qu'on ne pourrait pas gagner ici.

Le PSG était trop fort ce jeudi soir ?
On n'avait pas les armes pour lutter. J'aurais vraiment aimé qu'on reste plus longtemps dans le match. Paris est plus fort que nous et fera un très beau champion... de France même si la compétition n'est pas terminée, ni pour eux, ni pour nous.

L'ambiance dans ton groupe n'est plus ce qu'elle était...
C'est vrai, c'est tendu et je pense que cela se voit sur le terrain.

Le départ peut-être imminent de Nicolas Claire n'arrange pas les choses...
Cela fait partie des choses de la vie et j'ai quand même un âge qui fait que je peux m'adapter à beaucoup de situations. On n'est pas, c'est vrai dans l'euphorie de l'année dernière, c'est un peu tendu, c'est un peu triste. Il faut vraiment qu'on se concentre sur ce qu'il nous reste à faire. L'équipe est quand même derrière moi, il faut juste qu'ils ne commencent pas à se déchirer entre eux. Il faut être vigilant car quand ça commence à aller mal, cela peut partir dans tous les sens.


Le diaporama du match PSG-Nantes par Lorie Couvillers

A Paris, stade Pierre de Coubertin
PSG Handball - HBC Nantes   34 - 29  (mi-temps: 19-13)

Arbitres: Julie et Charlotte Bonaventura
Spectateurs: 2909

Les stats de la rencontre 


               Le Montpelliérain Vincent Gérard aura un défi à relever face au PSG, son futur club

Ce week-end, place aux quarts de coupe de France

Les quarts de finale de la coupe de France clôtureront donc la semaine avec à l’affiche, une apothéose avant l’heure entre Montpellier et le PSG. Le club recordman de victoires dans l’épreuve (13) contre celui qui n’est pas encore prêt à égaler cette performance (4). Deux équipes qui ont l’habitude de rivaliser sur le sol national et cette année plus que jamais, la confrontation aura un goût de revanche tant lors du match aller de championnat, dans l’Hérault, le MHB avait été humilié par son adversaire. Paris avait pris son envol au bout de 10 minutes et Montpellier n’avait plus existé, s’inclinant assez lourdement (24-32). 

Un autre vainqueur de l’épreuve, Dunkerque en 2014 ouvrira la série dès samedi en accueillant Pays d’Aix. Les Nordistes ne sont pas au mieux en championnat et peuvent trouver dans la coupe de quoi se changer les idées. Les Provençaux ont de leur côté un coup à jouer, eux qui sont plutôt fâchés avec l’épreuve, même s’ils ont atteint une fois la finale, c’était il y a…12 ans. 

Autre choc en perspective entre Chambéry (qui détient le triste record de 5 finales perdues) et Nantes (le vainqueur en 2017). Tout peut arriver dans cette confrontation et les deux derniers rendez-vous entre les deux équipes n’apportent aucune indication fiable puisque chacune était allée s’imposer à l’extérieur. De 4 unités pour les Savoyards en Loire-Atlantique en novembre, de deux pour le H au Phare. 

Ce dont on est sûr c’est qu’il y aura un représentant de la Proligue en demi-finales puisque Nancy accueille Saran. Et en matière de repères, cela tombe plutôt bien puisque vendredi dernier, les Lorrains sont allés s’imposer dans le Loiret (30-33). Est-ce à dire qu’ils auront avec le terrain, l’avantage du pronostic ? Ils sont en tous cas mieux placés que leur adversaire pour la montée à l’étage supérieur. Alors que Nancy est 2ème, Saran n’est actuellement même pas concerné par les barrages. 

Quarts de finale de la Coupe de France masculine 
Equipe ReceveuseEquipe Visiteuse
Datehoraire
DunkerqueAix en Provence 09/0320h00 
NancySaran 10/0317h00 
ChambéryNantes 10/0318h00 
MontpellierParis 10/0319h30 


© Yves Michel
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