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La coupe de la Ligue, un bain de jouvence pour Johan Boisedu
La coupe de la Ligue, un bain de jouvence pour Johan Boisedu
15 Mars 2019 | France > Coupe LNH
A 39 ans, l'Ivryen Johan Boisedu dispute ce week-end le Final Four de la coupe de la Ligue masculine. Arrivé à la trêve dans le Val-de-Marne après une décennie passée à l'étranger, il relève un de ses ultimes défis. Ce samedi au Mans, en demi-finale, l'US Ivry sera opposée au Paris St Germain tandis que Montpellier affrontera St Raphaël. 

par Yves MICHEL

Courant décembre, Johan Boisedu ne s’imaginait pas franchir les Pyrénées et surtout, dix ans après un passage à St Raphaël puis à Dunkerque, terminer la saison à l’US Ivry. Le club espagnol de Cangas avait fait appel à ses services pour une pige de deux semaines et trois matches à disputer en Liga Asobal. « C’était le contrat initial. Ils voulaient que je les aide à prendre des points, c’est ce qu’on a fait (4 sur 6 possibles) mais comme leurs moyens étaient limités, je ne suis pas allé au-delà. » Sans contrat depuis l’été, le Réunionnais avait choisi de se préparer dans son coin. Il était revenu en Espagne du côté de Puerto Sagunto après sept années passées dans le Golfe. « Je suis un joueur qui ne fait pas les choses comme les autres. C’est vrai, j’ai évolué dans plusieurs clubs (deux en Allemagne, deux en Espagne, six en France, un au Qatar et Emirats Arabes Unis) mais je réfute le terme de mercenaire. Si Puerto Sagunto n’était pas descendu en D2 peut-être que j’y serais resté. J’ai toujours su très vite m’adapter à l’environnement dans lequel je me trouvais. Et puis, mon côté exotique attire la curiosité A 39 ans (depuis le 14 décembre dernier), le natif de Saint Denis comme un certain Daniel Narcisse (les deux hommes ont deux jours de différence) ne s’est pas fixé de limite et surtout pas de frontière. « La tête et le corps vont bien, la passion est encore là et je reste ouvert à tout. Mais il faudra que ce soit quelque chose qui me fasse vibrer. » Comme cet appel du pied d’Ivry pendant la trêve. Un bail de quatre mois et demi pour étoffer l’effectif peu épargné par les pépins de toute sorte et pallier le départ de l’arrière cubain Yosdany Rios. « Ce n’était pas dans mes tuyaux de revenir en France mais j’ai vite été convaincu. Les deux coaches sont d’anciens coéquipiers (Quintallet à Pontault et Créteil et Peyrabout à Créteil), nous avons fait une partie de notre… préhistoire ensemble (rires)Avec le duo sous les couleurs cristoliennes, il a même remporté la coupe de la Ligue, il y a tout juste, seize ans. « Là aussi, ce qui m’a plu, c’est le challenge. Un contrat limité dans le temps avec un objectif majeur, assurer le maintien. Au complet, on peut y arriver, il y a de la qualité dans le groupe. Mais pour moi, cela a été un dépaysement. Mon dernier match en D1 française remontait à 2010 (il avait commencé la saison à St Raphaël pour la  terminer à Dunkerque). Beaucoup de choses ont changé mais comme je ne suis pas quelqu’un de compliqué, je m’adapte partout. Je fais en sorte qu’il n’y ait aucune distance surtout avec les jeunes qui voient débarquer un ancien. » Quatre matches de championnat disputés et un bilan mitigé. Deux défaites face à Nantes et Chambéry, un succès d’un souffle à Pontault et un nul face à Cesson. Johan Boisedu lui, a inscrit 14 buts. « Je ne peux pas être totalement satisfait. Après, c’est vrai que certaines personnes sont surprises de me retrouver là. Ils pensaient me voir débarquer en déambulateur (rires), je suis en forme et je veux me battre jusqu’au bout. » Ce samedi, il foulera le parquet du Mans pour la 1ère demi-finale de la coupe de la Ligue.

Un bonus dans le programme de l’US Ivry qui n’avait pas atteint pareil niveau depuis 2007, l’année de son dernier titre de champion de France. « Quand j’ai signé en janvier, je n’ai réalisé qu’après, que le club était encore qualifié dans cette compétition. C’est aussi la seule que j’ai remportée en France avec Créteil (aux dépens de Montpellier en février 2003). Donc pour moi, c’est un peu particulier.» Le souvenir est tenace. A l’époque, Michaël Guigou commençait à construire sa légende sous les couleurs héraultaises et… Thierry Omeyer défendait les cages du MHB. Un sacré clin d’œil puisque ce samedi en demie, Johan Boisedu risque de retrouver "Titi" sur la trajectoire de ses shoots. Le tirage au sort en a décidé ainsi, Ivry hérite ni plus ni moins du tenant du trophée, le Paris St Germain. « On a autant de chances de les battre que Manchester en avait en Ligue des Champions de foot, non ? lance-t-il d'un ton badin. Plus sérieusement, on sait qu’on est le petit Poucet, on y va sans pression. On va affronter une équipe qui gravite dans une autre dimension. Sur un match sec, on peut quand même les embêter. Ce qui me plairait, quel que soit le résultat, c’est qu’on se dise qu’on s’est bien battu et que pour la suite du championnat, il y ait du positif à retirer. Si en même temps, il y a un coup à jouer, on ira à fond.» Sauf que dimanche dernier, Montpellier, un des autres invités de ce carré final de coupe de la Ligue, a sorti le PSG de la Coupe de France. Et moins d’une semaine après, les Parisiens pourraient passer leurs nerfs sur le voisin val-de-marnais. 



Une revanche PSG-Montpellier en finale ? 

La leçon infligée par Montpellier à St Raphaël en championnat, il y a deux semaines et demie dans le Var (défaite 24-32) est encore dans toutes les têtes et ce samedi, le pronostic va encore une fois pencher en faveur des Héraultais. Leur côte a fait un bond supplémentaire dimanche dernier après avoir écarté le PSG de la Coupe de France. Laminé en Ligue des champions, le tenant du trophée est en train de se refaire une virginité sur le sol national. D’où le pronostic d’une finale de coupe de la Ligue, dimanche face au PSG. Les Parisiens eux, sont déterminés à ne pas se laisser piéger une 2ème fois en l’espace de quelques jours. La saison dernière, ils avaient tout raflé sur le sol national (le titre et les deux coupes), ils sont déjà en deçà de cet objectif. Régner sans ne rien partager peut attirer quelques rancœurs, c’est ce qui a permis à Montpellier de s’imposer d’une longueur, le week-end dernier. Il y avait l’avantage d'évoluer à Bougnol, cette fois-ci ce sera en terrain neutre. Au Mans, dans une salle de 8000 places. Pour St Raphaël, à moins de trois mois du baisser de rideau, toutes compétitions confondues, la situation n’est pas désespérée. Même si la communication a parfois du mal à passer entre l’entraîneur Joël Da Silva et ses joueurs, l’équipe varoise qui n’a jamais remporté le moindre titre depuis celui de D2 voilà 12 ans, peut encore sauver sa saison. Il y a la coupe de la Ligue mais également l’EHF où sauf effondrement dans les deux derniers matches qu’il reste à disputer (face à Berlin et Logroño), la qualification pour les quarts de finale est bien engagée. Côté effectif, si Dani Sarmiento est toujours blessé (cuisse gauche), Xavier Barachet fait son retour. 



Les demi-finales de la coupe de la Ligue masculine, ce samedi au Mans

16h00

US Ivry HB

PSG Handball

18h30

Montpellier HB

St Raphaël VHB


La finale aura lieu dimanche à 16h00 entre les vainqueurs des matches de samedi. Le tout sera retransmis sur beIN Sports 3.
© Yves Michel
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