mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
LSL: L'US Ivry et Sunjic matent Montpellier
LSL: L'US Ivry et Sunjic matent Montpellier
21 Mars 2019 | France > LNH
Ceux qui avaient misé sur une victoire d'Ivry à Montpellier vont toucher un joli pactole. Les tortues héraultaises ont réagi bien trop tard pour remonter un handicap que les Franciliens ont su construire et préserver durant toute la 2ème période. Ce revers du MHB, trois jours après celui en finale de la coupe de la Ligue est plutôt encombrant. Surtout si ce jeudi, le PSG parvient à s'imposer à Chambéry et que samedi, Nantes en fasse autant contre Pontault. Cette soirée est fertile en enseignements. Elle confirme les difficultés de St Raphaël et la descente aux enfers de Cesson.  

par Yves MICHEL


La veille du match, dans le traditionnel entretien qu'il accorde au site du club, Patrice Canayer avait fait du rendez-vous face à Ivry, "un match de transition, pour se remettre dans le coup, pour nous permettre de nous transcender afin de maintenir notre rang." Un peu plus de 24h après, le coach du MHB doit se rendre à l'évidence. Ses joueurs ont été incapables de relever le défi qui leur était proposé voire même imposé. Face à un adversaire très mal classé qui comme eux avait participé au carré final de la Coupe de la Ligue et qui se déplaçait à Bougnol dans l'espoir de limiter la casse. Avec toutefois une arrière pensée car depuis le début de la saison, le champion d'Europe en titre a perdu de sa splendeur et voit les occasions de gagner un trophée, lui claquer au fur et à mesure entre les doigts. Les Ivryens n'avaient rien à perdre. Et en mettant très intelligemment en place une stratégie de dissuasion, ils ont commencé à faire douter les locataires de Bougnol, puis ont assis leur mainmise en menant de six longueurs au plus fort de la 2ème période (16-22 à la 42ème). Il faudra certainement un peu plus de recul pour expliquer la contre-performance montpelliéraine. Mais elle ne doit en aucun cas, occulter l'exploit réalisé par l'US Ivry. Au niveau statistique, le constat est simple. Les Franciliens ne s'étaient jusque-là, jamais imposés dans l'Hérault et aucune raison objective n'existait pour que cela change. Et pourtant. «Même si on galère depuis le début de la saison, on savait qu’à un moment, on pourrait accrocher un gros, assure Mate Sunjic, le portier ivryen (notre photo de tête). Samedi, malgré l’élimination en coupe de la Ligue face à Paris, on avait pris un peu de confiance. Notamment sur ce qu’on a montré en 2ème mi-temps. Peut-être aussi que Montpellier pensait que contre nous ce serait plus facile. En tout cas, nous, on ne s’est pas posé trop de questions, on s’est bien battu et ce qui m’a plu, c’est qu’on l’a fait pendant 60 minutes. Sincèrement, on a mérité notre victoire car on peut dire qu’on a maîtrisé le match. » Le Croate revenu en France l’été dernier après un passage par Bucarest en oublierait presque sa performance individuelle. Quinze parades mettant surtout en relief le manque de réussite de Nikola Portner (3 arrêts) et de Vincent Gérard (2). Pour Montpellier, il y a bien eu ce sursaut tout relatif à l’entame du dernier quart d’heure (21-23), ce temps fort fugace où Bougnol a bien cru que la tendance pourrait s’inverser. Malgré les treize ballons perdus, contre 5 pour le MHB, l'US Ivry a tenu jusqu'au bout (30-32). « On était vraiment dans un bon jour, les jeunes se sont bien battus, chacun dans l’équipe s’est mis au service du collectif. Mais si on n’avait pas maîtrisé le match comme on l’a fait, l’issue n’aurait pas été la même. On a mis de l’intensité et on leur a fait perdre confiance. Ils ne s’attendaient pas à ce genre d’opposition.» Ejecté de la Ligue des Champions, battu en finale de la Coupe de la Ligue, largué en championnat même si mathématiquement, rien n’est définitif, Montpellier accuse le coup. Mais à ceux qui mettent en avant l’argument de la fatigue, Patrice Canayer a une réponse toute trouvée et sans ambiguïté. « Quand on voit l’énergie déployée dans les 20 dernières minutes, on ne peut pas dire qu’on perd à cause de la fatigue physique. Ivry a mis la barre haute au niveau de l’engagement et on n’a pas su répondre. » Le pourcentage de réussite au tir est lui aussi éloquent. 48% à la pause, 60% sur l’ensemble, et le patron du MHB de rajouter, « dans le dernier quart d’heure, on doit être à 90%. L’argument de la fatigue n’est pas recevable. » En quelques jours, les joueurs montpelliérains ont connu des sensations aussi diverses que variées. Il ne leur reste plus qu’à espérer un succès de Chambéry ce jeudi face au PSG pour que l’écart sur les Parisiens ne devienne pas, à la longue... abyssal. Pour Ivry, si ce succès (certainement pas programmé) est un vrai ballon d’oxygène, il va falloir encore trouver des ressources pour se mettre définitivement à l’abri. « C’est ce genre de match qui nous donne encore un peu plus envie de nous battre, lâche Mate Sunjic. La bagarre pour le maintien s’annonce rude. On va recevoir Aix la semaine prochaine, il faut qu’on se remette au travail. Il faut s'en sortir par nous-mêmes et ne pas compter sur les autres. » D’autant que ce mercredi, Istres a suivi la même idée en alignant son 3ème succès d’affilée.



Après Aix et Cesson, Dunkerque a fait à son tour la mauvaise expérience du climat d'euphorie dans lequel se trouve Istres. Si les Nordistes ont tenté d'emballer la rencontre dans les cinq 1ères minutes, ils ont du vite déchanter. La neutralisation, de part et d'autre d'ailleurs, est venue des deux gardiens. Et dans le mano a mano, c'est le taulier Robin Cappelle (17 parades) qui a pris le meilleur sur son vis-à-vis russe Oleg Grams (9). A égalité à la pause, Istres a vraiment creusé l'écart dès la reprise (15-12 à la 34ème) pour ne plus lâcher les commandes jusqu'au terme de la partie (27-23). Grâce à ce nouveau succès, les Provençaux engrangent des points sans pour autant quitter le statut de relégué. Mais ils sont désormais au coude à coude avec Cesson. 



Pour les Bretons, il ne faudrait pas que la nouvelle Arena de plus de 4000 places qui leur a été livrée la semaine dernière soit un cadeau empoisonné et serve la saison prochaine, à accueillir des matches de Proligue. La tendance dans la banlieue rennaise n'est pas à l'euphorie. Il y a eu donc le camouflet face à Istres jeudi dernier pour l'inauguration du bâtiment suivi d'un déplacement en Seine St Denis qui rajoute à la grisaille ambiante. Tremblay a tué le match en dix minutes, obligeant son adversaire à courir après un écart de 4-5 buts. Sauf qu'en 2ème période, le fossé s'est encore un peu plus creusé, atteignant même une différence de douze buts à l'entame du dernier quart d'heure. Elle sera réduite de moitié (32-26) au moment de libérer tous les acteurs d'une pièce qui a par moment ressemblé à un monologue. Bien orchestré par le duo Henrik Olsson (photo ci-dessus) et l'inusable Erwan Siakam (respectivement 6 et 5 buts).

Le hold up de la soirée est à mettre à l'actif de Toulouse qui dans sa salle face à Nîmes n'a jamais fait la course en tête, qui était distancé de quatre buts à dix minutes de la conclusion et qui a réussi à se remettre en selle en infligeant aux Gardois un efficace 4-0. Un pénalty de Ferran Sole et un ultime arrêt de Yassine Idrissi sur un tir d'Elohim Prandi permettront au Fenix d'arracher le nul (29-29) et surtout son 13ème point lors des huit dernières rencontres. 

Du côté de ceux qui espèrent empocher le dernier billet pour une coupe d'Europe, la tendance est en faveur de Pays d'Aix qui est allé s'imposer à Saint Raphaël (24-28). Après une 1ère période où personne n'a imposé son tempo malgré une légère domination aixoise, les hommes de Jérôme Fernandez ont mis un peu plus d'intensité et fait preuve d'un peu plus de maîtrise par rapport aux locataires des lieux dès le retour des vestiaires. De la gestion en bon père de famille avec à la baguette un Aymeric Minne (6 buts) dont la cote ne cesse d'augmenter et que les multiples sollicitations ne semblent pas atteindre. Son équipe qui avait mal négocié son escapade à Istres et face à Montpellier, se redonne une marge (+2 pts) et surtout augmente sa différence de buts (+6) par rapport à ce qui devient son éternel rival pour la 6ème place. Saint-Raphaël a encore un fer au feu. Et il est de taille. L'équation est très simple. Il reste deux matches dans la phase de poule (réception de Berlin, ce samedi et déplacement à Logroño, une semaine plus tard). Pour se qualifier pour les quarts de cette coupe EHF, les Varois doivent gagner au moins un match. Ils peuvent même terminer en tête du groupe A et hériter d'un quart retour à la maison.

Deux matches de la 18ème journée restent donc à jouer. Les enjeux sont conséquents. En cas de succès à Chambéry, Paris augmenterait son avance sur Montpellier et compterait 6 points d'avance sur les Héraultais. Dans le cas inverse, un succès permettrait aux Savoyards de se maintenir au contact du podium. Pour Nantes qui rentre de Mannheim avec le sentiment d'avoir limité largement la casse en 8ème aller de LDC face à Rhein Neckar Löwen (34-32), il faudra passer l'obstacle Pontault-Combault. Et quand on se remémore ce qui est arrivé à Montpellier face à Ivry, il y a tout lieu de se méfier.

LSL | Journée 18
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMTStats
IstresDunkerque272312-12>>
MontpellierIvry303212-14>>
ToulouseNîmes292915-19>>
TremblayCesson322617-13>>
St RaphaelAix en Provence242811-14>>
ChambéryParisà jouer 21/0320h45 
NantesPontault-Combaultà jouer 23/0317h30 
classement  
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris3317160154143113 
2Montpellier29181431512464-1 
3Nantes28171430515463-15
4Nîmes281813325244920-5
5Chambéry251712414744232 
6Aix en Provence18189904944631 
7St Raphael1618792518504-1 
8Toulouse15186935315220 
9Tremblay14185944905311 
10Dunkerque12185112435458-3 
11Ivry101841224424981 
12Cesson8183132422494-41
13Istres81831324575193-1
14Pontault-Combau.4172150414507-5 
© Yves Michel
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités