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LSL: Ô Toulouse ! Ô Toulouse !
LSL: Ô Toulouse ! Ô Toulouse !
28 Mars 2019 | France > LNH
Si c'est le statu quo en tête du classement de l'élite puisque les équipes du Top 6 sont sorties victorieuses de la 19ème journée, la performance la plus notable est à mettre au crédit de Toulouse qui est allé s'imposer à St Raphaël. Le Fenix n'a connu qu'une seule défaite (face à Paris) sur ses neuf dernières rencontres. Les hommes de Philippe Gardent lorgnent désormais vers le wagon européen. 

par Yves MICHEL 


C’est une des "remontada" parmi les plus spectaculaires du championnat de France. Le 21 novembre dernier, au soir de la 10ème journée et d’une défaite à Nantes, Toulouse était au plus mal en queue de classement sans la moindre victoire à se mettre sous la dent. Quatre mois et neuf matches plus tard, le Fenix a inscrit 15 nouveaux points, n’a perdu que face à Paris et n’est plus très loin des accessits à l’Europe. Ce mercredi, le déplacement à St Raphaël pouvait s’avérer intéressant puisque au coup d’envoi, les Varois étaient juste devant. Si les locaux ont réussi à tenir le score une bonne partie de la 1ère période après un départ canon (7-4 à la 13ème), les Toulousains ne se sont jamais désunis et ont même pris les commandes peu avant la pause (14-15). « On savait qu’ils allaient mettre une grosse pression d’entrée, pour nous, l’essentiel était de ne pas exploser, analyse Pierrick Chelle (notre photo de tête). On y est parvenu dans cette 1ère mi-temps grâce surtout à une bonne défense parce que de son côté, notre attaque n’a pas trouvé de solutions franches. On ne s’est pas affolé car c’était en 2ème qu’il fallait maîtriser. » Si le mano a mano va durer dix minutes après le retour des vestiaires, le Fenix va accroître son avance malgré la perte sur blessure de son pivot norvégien Jakobsen (21-26 à la 45ème). A ce moment-là, la roue aurait pu tourner en faveur des Varois qui ne vont pas profiter de la situation, pénalisés par de trop nombreuses maladresses et surtout en face, par la réussite (désormais habituelle) de Yassine Idrissi (12 arrêts au total). « Ils sont revenus (à deux buts) non pas parce qu’ils ont mieux joué mais parce qu’on leur a donné des ballons qu’ils ont bien exploités en contre-attaque poursuit l’ailier du Fenix. Mais on est resté lucides. Et je n’oublie pas bien-sûr la perf’ de "Yass" qui depuis quelques matches, est décisif. En plus, ce sont des grosses parades qu'il réalise, des tirs importants qu’il arrête. » Avec un effectif qui à la trêve avait perdu son meilleur buteur Nemanja Ilic et son 2ème gardien Kévin Bonnefoi, respectivement partis vers Barcelone et Nantes, Toulouse a donc fait face à l’adversité, n’hésitant pas à lâcher dans le combat des jeunes qui venaient de quitter leurs nourrices, aux côtés de tauliers comme Ferran Solé qui depuis le Mondial, a retrouvé un second souffle (encore 9 buts ce mercredi soir). « C’est assez agréable en ce moment, avoue Pierrick Chelle. L’état d’esprit est remarquable par rapport à ce mois de janvier qu’on a traversé avec les incertitudes liées deux départs. On a réagi à notre manière en se disant qu’on ne voulait pas être l’équipe qui allait être celle de la descente. On s’était trop cherché d’excuses jusque-là. Il fallait juste remettre de l’ordre, que chacun soit présent pour l’autre et c’est ce qu’on a fait.» Si la relégation n’est plus (a priori) qu’une histoire ancienne, c’est finalement un bon coup, sans se mettre une inutile pression que le Fénix va pouvoir et même devoir jouer jusqu’au 5 juin. Lors de cette ultime levée de la saison, un certain Toulouse-Aix en Provence les attend et peut se révéler capital pour désigner qui terminera 6ème et sans doute accrochera un billet pour l’EHF. « Notre objectif, c’est surtout d’évoluer à notre niveau, ne pas avoir de regrets, on est parti de très loin c’est vrai mais maintenant il y a une belle perspective de haut de tableau qui se présente. Et ça, on ne veut pas le galvauder. » Toulouse aura un mois d’avril assez compliqué avec un déplacement à Montpellier et la venue de Nantes, avant de se lancer sur une dernière ligne droite et des oppositions peut-être plus abordables. « Le plus important, c’est d’avoir trouvé un état d’esprit, à s’éclater ensemble et à prendre du plaisir à aller chercher des gros morceaux comme St Raphaël. » La question est de savoir où en est St Raphaël, capable de battre Berlin et passer en quarts de finale de l'EHF et enchaîner des contre-performances sur les compétitions nationales. 

Les six équipes qui étaient en tête avant cette 19ème journée, ont traversé l'obstacle sans trop d'encombres. Chacune s'est imposée et à ce niveau, le classement est inchangé. 



On passera très vite sur la promenade de santé que s'est offert Paris, le leader face à Istres, l'avant-dernier (44-29). Les Provençaux n'ont tenu que dix minutes avant de passer sous le rouleau-compresseur. Avec cinq longueurs à la pause, c'est en seconde période que le PSG s'est montré impitoyable, menant au plus fort de l'orage de seize longueurs (42-26 à la 53ème). Et parmi tous les Parisiens, c'est Mikkel Hansen qui s'est le plus amusé en inscrivant neuf buts.  

De son côté, Nantes repassé dauphin du PSG depuis la semaine dernière, a tout de même mis une mi-temps avant de prendre véritablement son envol. La nouvelle Arena ne porte toujours pas chance à Cesson. Les hommes de Christian Gaudin avaient pourtant bien négocié le 1er acte, en montrant plus d'envie, plus d'agressivité en défense. Faluvegi et Acquevillo avaient trouvé des solutions, en face Tournat (photo ci-dessus), Rivera et son compère Balaguer n'étaient pas en reste. Après avoir mené parfois de deux buts, Cesson avait cafouillé quelques ballons et rallié la pause en retrait (16-17). Le retour des vestiaires va être fatal. Trois pertes consécutives, des tirs sur le poteau ou sur Siffert, les locaux vont perdre le fil du match et surtout se laisser marcher dessus. Le "H" avait trouvé le parfait tempo et avec un Nicolas Tournat omniprésent, ne rencontrait plus aucun obstacle. L'écart au score va vite gonfler... les Cessonais encaissant un 1-8 en 14'. Au quart d'heure, il n'y avait plus rien à faire. La cohérence les avait depuis longtemps abandonnés. Et comme un symbole, c'est Romaric Guillo, l'enfant du coin passé depuis deux saisons sous les couleurs nantaises qui va porter par deux fois l'estocade avant que Rock Feliho n'ajoute le dernier but (23-34). L'addition est très lourde pour Cesson qui va devoir se serrer les coudes et lutter pour éviter la descente. Pour Nantes, si le contrat du soir est rempli, celui qui attend ce samedi, les protégés de Thierry Anti sera d'un tout autre niveau. Le "H" joue tout simplement sa qualification pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Et pour y parvenir, il faudra éliminer les Allemands de Rhein Neckar Löwen qui à l'aller, se sont imposés de deux longueurs (34-32). « Je reste confiant, soutient Nicolas Tournat au micro de beIN Sports. On va avoir le public derrière nous, il nous faudra mettre une belle intensité et se charger de Kolhbacher et Schmid qui nous ont mis presque dix buts chacun (11 pour le pivot allemand, 8 pour le demi-centre suisse). Même si on était concentré sur le match à Cesson, on a parlé des 8èmes entre nous car on sait que cela va être compliqué mais on peut le faire.» 


Sylvain Hochet et ses partenaires cessonnais n'ont rien pu faire pour arrêter Nantes

Si Nantes surfe sur une belle vague en ce moment, ce n’était plus le cas pour Montpellier qui en quinze jours a perdu une grande partie de ses illusions. La digestion avait été difficile après l’élimination en finale de coupe de la Ligue, certains ont frisé l’étouffement après l’humiliation subie quelques jours plus tard à domicile face à Ivry. Le déplacement à Dunkerque ne ressemblait pas à un pèlerinage mais plutôt à la recherche d’une rédemption. Les Héraultais s’attendaient à une véritable opposition… ils ont été servis puisqu’ils n’ont fait la différence au tableau d’affichage que dans le dernier quart d’heure. Auparavant, la 1ère période avait été assez brouillonne, Bellahcène côté nordiste et Gérard son vis-à-vis se livrant une vraie guerre d’intimidation. Saucissonnée par des coups de sifflets intempestifs et souvent peu inspirés d’un duo arbitral manquant d’expérience à ce niveau, la rencontre aurait pu tourner en faveur des Dunkerquois en double supériorité numérique après  l’exclusion définitive de Vincent Gérard (jeu dangereux sur Billant) et temporaire de Mamdouh (17-16 à la 40ème). Sauf que Nikola Portner qui avait investi les cages du MHB, va s’interposer et surtout Melvyn Richardson va bénéficier en contre-attaque de plusieurs ballons abandonnés par la défense nordiste (18-21 à la 50ème). Malgré un sursaut d’orgueil dans le money-time,  aidé en cela par les parades de Bellahcène, Dunkerque ne va pas avoir l’opportunité de renverser la tendance, échouant à une seule longueur (22-23). « Même si le score est serré, cela suffit à mon bonheur, souffle Patrice Canayer. Je suis satisfait de l’état d’esprit des joueurs et de la manière dont on a évolué. A moments donnés, j’ai craint que certains sortent du match. Ils se faisaient sanctionner et étaient moins en contrôle. On a réussi à se reprendre. » Côté nordiste, même si la situation n’est pas critique par rapport à la menace qui arrive dans le rétroviseur, un bon résultat face à Montpellier aurait été le bienvenu.  «On n’a pas à être frustrés. La défaite est logique mais encourageante, reconnaît Patrick Cazal. L'équipe est pleine de volonté mais rien ne se construit dans la facilité. D'autant plus que les éléments paraissent contre nous,  ce qui devient vraiment agaçant. On souffre aussi du peu de moyen qu'il nous reste. On voit des belles choses par moment contre les gros. On doit réagir dès notre prochain déplacement à Cesson. On est conscient de notre situation comptable. Mais les joueurs doivent aussi avoir confiance en leurs qualités et aborder tous les matchs de la même façon peu importe l'adversaire.» Les deux équipes ont encore une opportunité de briller puisqu'elles sont encore qualifiées pour les demi-finales de la coupe de France.
                                                                                  propos recueillis à Dunkerque par Hamide Allem

Le diaporama de la rencontre Montpellier - Dunkerque par Lorie Couvillers


Pays d'Aix à Ivry et Chambéry à domicile face à Tremblay ont passé une belle soirée. Même si l'entame pour chacune des deux équipes n'a pas été à son avantage. Dans le Val-de-Marne, les joueurs de Sébastien Quintallet auraient bien voulu rester sur la dynamique de leur succès à Montpellier. Ils ont cru en être capables puisque ils étaient largement en tête au quart d'heure (8-3) bénéficiant de la réussite de leur gardien Mate Sunjic et surtout de l'efficacité au tir du Cubain Cuni. Et puis, des ballons rendus, des arrêts de Wesley Pardin ont permis aux Provençaux de revenir et même de passer devant à la pause (11-12). Dominé dès la reprise, Ivry va céder du terrain à son adversaire (14-18 à la 41ème), Aymeric Minne se montrant irrésistible à 7 mètres et à la mène (8 buts). Et puis Yoel Cuni va ressortir ses meilleures cartouches. Cinq en 1ère période, quatre par la suite. A huit minutes du terme, tout était à refaire ou presque pour les Aixois (20-21). Mais un pénalty arrêté par le gardien Lynge Hansen va leur permettre de remettre la distance nécessaire pour l'emporter (23-25).

Chambéry a mis dix minutes pour prendre la mesure de Tremblay (4-8) avant que Yann Genty ne sorte les essuie-glaces (9 arrêts en 30') et ses partenaires n'inscrivent un 6-0 qui fera mal aux joueurs franciliens qui vont craquer une nouvelle fois juste avant la pause (18-14). A la reprise, les Savoyards grâce notamment à Quentin Minel (9 buts au total) vont maintenir la pression et augmenter leur avance (34-26 à la 52ème). L'entrée de Patrice Annonay va rendre la note moins salée, le portier tremblaysien réalisant cinq parades suivies instantanément d'une situation de but (34-31, score final). Avec un 0-5 encaissé en 8 minutes, Chambéry devra se poser des questions sur l'homogénéité de son banc. Même s'il est vrai que le gain du match, à ce moment-là ne pouvait guère lui échapper.

S'il est une équipe qui a du mal à s'en sortir mais qui se battra jusqu'au bout, c'est bien Pontault. A Nîmes, les Franciliens n'ont jamais renoncé. Et même s'ils n'ont jamais été devant, ils ont obligé les Gardois à rester vigilants. L'USAM s'est contenté du minimum face au dernier de la classe. Sanad (5/6) et Prandi (3/4) et Desbonnet (7 arrêts) s'étaient montrés à leur avantage mais Marie-Joseph (4/4), Appolinaire (5/6) et Cantegrel (5 arrêts) leur avaient rendu le change. Les pertes de balle et les approximations au tir de Kablouti (1/5) avaient plus lourdement pénalisé les Pontellois. Pour autant, ils ne vont pas baisser la tête, mettre le doute dans celle des Nîmois et revenir à une longueur (25-24). Il restait quatorze minutes et tout était encore possible. L'USAM va remettre un coup d'accélérateur, butant toutefois sur le gardien portugais de Pontault, Moniz. Mais comme en face Desbonnet restait vigilant, le suspense ne va pas durer trop longtemps, l'USAM signant là son 6ème match d'affilée sans défaite (34-30) et surtout son 11ème point (sur 12) récolté. Les trois points qui séparent Nîmes de Chambéry, le 5ème ne seront pas un luxe surtout si on se penche sur la fin de calendrier. En cinq journées, les Nîmois devront affronter les cinq autres équipes du Top 6 dont Aix, Nantes, Paris et Chambéry à l'extérieur, seul Montpellier se rendant au Parnasse.

LSL  |  Journée 19
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreMT
DunkerqueMontpellier222310-10 
NîmesPontault-Combault343018-14 
St RaphaelToulouse303314-15 
ChambéryTremblay343118-14 
IvryAix en Provence232511-12 
ParisIstres442921-16 
CessonNantes233422-23 
Classement
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris3719180161548115 
2Nantes321916305835102 
3Montpellier311915315354861 
4Nîmes301914325585221 
5Chambéry271913515294841 
6Aix en Provence201910905194862 
7Toulouse17197935645521 
8St Raphael16197102548537-2 
9Tremblay14195104521565-1 
10Dunkerque12195122457482-4 
11Ivry10194132465523-1 
12Cesson8193142445528-51
13Istres8193142487563-1-1
14Pontault-Combau.4192170468575-7 
© Yves Michel
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