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LDC Masc: Paris et Nantes viseront le quatuor de l'excellence
LDC Masc: Paris et Nantes viseront le quatuor de l'excellence
31 Mars 2019 | Europe > Champion's League

Deux clubs français, le PSG et le HBC Nantes, deux Hongrois et un Espagnol dont c'est le triple grand retour, un Allemand, un Polonais et un Macédonien, l'Europe du handball a désigné ses huit représentants qui participeront à la fin du mois d'avril à la phase aller des quarts de finale de la Ligue des Champions. Du côté tricolore, chacun affûte ses armes et à Nantes, Thierry Anti savoure sans doute sur la scène européenne, ses derniers instants sous les couleurs du "H".

par Yves MICHEL

Même si Montpellier manque à l'appel et n'est pas parvenu à sortir de la phase de groupe, le handball français a réussi à se hisser au niveau de la performance que seuls les Hongrois de Pick Szeged et Veszprém ont égalé, être deux équipes de même nationalité à se qualifier pour les quarts de finale de la Ligue des Champions. Et ce, à deux matches du Final Four de Cologne où il y a un an, consécration suprême, trois de nos représentants avaient fait le siège du Vardar Skopje. Cette saison, le contexte a changé et le niveau est monté d'un cran puisque les trois équipes tricolores étaient issues des deux poules hautes. Le MHB tenant du titre recalé bien trop tôt, le PSG qualifié directement pour les quarts, il ne restait plus à Nantes qu'à réussir son dernier examen d'admission. C'est véritablement un authentique exploit que les hommes de Thierry Anti ont réalisé samedi face aux Allemands de Rhein Neckar Löwen qui forts de leur avance de deux unités acquise à l'aller, venaient en Loire-Atlantique pour valider leur progression. «Le "H" a montré que c'était une équipe aux nerfs d'acier, s'enthousiasme François-Xavier Houlet. Notamment à la fin où sur la moindre erreur, tout pouvait basculer en sa défaveur. C'est vrai que Thierry a été obligé de tirer sur les mêmes joueurs mais cela a parfaitement fonctionné. » Ces derniers temps, Nantes n'a pu éviter quelques soubresauts. L'annonce du transfert de Nicolas Claire à Aix et la demande de l'intéressé de devancer l'appel d'un an, la non prolongation du coach à la tête de l'équipe 1ère en 2020 au-delà de son bail de dix saisons (il était arrivé en avril 2009) ont semblé un temps, semer le trouble dans la maison violette. Et puis, chacun a fait (momentanément) fi de la crise qui pouvait couver. La Ligue des Champions a chez certains des vertus apesantes insoupçonnées. « Anti attache une grande importance à cette compétition, témoigne l'ancien international devenu consultant sur beIN Sports. On a joué notre 1ère finale de coupe d'Europe, ensemble, lui en tant que coach, moi, comme joueur (avec Créteil en coupe des coupes en 1989 contre les Allemands d'Essen). Il a failli plusieurs fois soulever le trophée, pour lui, c'est un peu le nirvana. Et dans le contexte qu'il est en train de vivre, c'est assez particulier. Surtout si c'est sa dernière tournée avec Nantes.» Car depuis que le divorce a été prononcé par le président Gaël Pelletier, la question brûle toutes les lèvres.



Suivi comme son ombre par Alberto Entrerrios (assis à gauche), son adjoint qui devrait lui succéder et impuissant face à un exode programmé de ses meilleurs joueurs, le technicien ira-t-il au terme de son bail en juin 2020 ? Rien n'est moins sûr. Depuis une quinzaine, l'intéressé esquive l'allusion et use de tous les stratagèmes pour ne pas paraître agacé devant tant de verbiage. Dernièrement, certains l'ont même vu débarquer du côté de Saint Raphaël puisque la place est vacante. « Ce n'est pas évident, appuie Daniel Costantini. Ne pas se sentir impliqué dans le nouveau projet qui va démarrer à Nantes, tout en ayant encore un an à tirer, certains peuvent penser qu'il serait plus judicieux de partir avant. Mais je ne suis pas dans sa tête. C'est un grand professionnel, il n'a pas écumé énormément de clubs et partout où il est passé, il a laissé son empreinte. Comme c'est quelqu'un qui a pris l'habitude de s'inscrire sur du long terme, on ne voit pas quelle peut être sa marge de manoeuvre. Et en plus, il n'a pas peur de se remettre en question et à Nantes, il n'a plus de perspectives.» Samedi soir, après le succès sur Rhein Neckar et la qualif pour les quarts, l'ancien patron des Bleus, double champion du Monde en 95 et 2001 n'a pas failli à la tradition du petit message de félicitations. Cette fois-ci, trois mots ont resumé la pensée. "Anti über alles" Les germanophones auront compris, "Anti par dessus-tout". « La victoire de samedi n'est pas seulement la sienne mais elle prend toute sa signification dans le contexte actuel.» Tout comme cette phrase sibylline lancée au débotté face caméra, "merci à tout le monde et à bientôt, je suis encore là." Thierry Anti est un des derniers d'une race d'entraîneur en voie d'extinction. Il est aussi attachant que parfois désespérant. « Il a confiance en lui et sait surtout ce dont il est capable, poursuit Daniel Costantini. Je regretterai toujours qu'il n'ait pas l'opportunité de finir entraîneur de l'Equipe de France A. Sa carrière plaide en sa faveur.» Et pour le "H", Rock Feliho et les siens, les supporters "jaune et violet", Anti et son staff, l'aventure européenne va se poursuivre au moins un mois. Le temps de se mesurer à "UN" sinon "LE" monstre sacré du handball planétaire, le FC Barcelone, sa constellation de stars et son armoire à trophées (9 Ligues des Champions entassées) qu'il a fallu régulièrement agrandir. La confrontation en quarts s'annonce majuscule. La plus française des formations espagnoles face à la plus espagnole des cohortes françaises. « Barcelone sera favori, appuie F-X Houlet. Même si Nantes est sur une trajectoire euphorique, il ne faut pas oublier que le retour est en Catalogne et on a pu mesurer samedi, l'importance d'être à domicile si ça doit se jouer à pas grand-chose. Mais il y a quand même des motifs d'espoir pour Nantes. Si deux équipes se connaissent bien, ce sont bien ces deux-là.» Et le "Barça" qui vient de rafler son 9ème titre national d'affilée alors qu'il restait sept journées de Liga Asobal encore à disputer, veut pouvoir déambuler dans les coursives de la Lanxess Arena, trophée à bout de bras. Les partenaires de Cédric Sorhaindo n'ont plus revu Cologne depuis 2017 et fêté le titre depuis 4 ans.


                           L'Espagnol Julen Aguinagalde (Kielce) retrouvera la route des Parisiens

Comme prévu, le PSG rejoindra Nantes parmi les huit meileures équipes du hand européen. Pour la 6ème fois de suite depuis que le club est passé sous contrôle qatari. Dans la même veine que Barcelone puisque Thierry Omeyer et consorts ont terminé en tête de leur groupe. Ils héritent d'un des anciens vainqueurs de l'épreuve, Kielce qui en 2016 après avoir sorti les Parisiens en demie, avait à jamais marqué la finale, au terme d'un spectaculaire renversement de situation face aux Hongrois de Veszprém. La saison dernière, les deux futurs adversaires se sont reniflés à quatre reprises: en phase de groupe et en quarts de finale et le PSG a triomphé à chaque fois. « On attend désormais des Parisiens qu'ils soient au moins en quarts et presque toujours au Final Four, insiste le consultant de beIN. Ce qui ne veut pas dire que pour Nantes, c'est anecdotique. Le fait de réitérer une nouvelle participation en quarts prouve que c'est un travail de fond et non un "one shot". Avec un jeu consistant, une vraie équipe, des supporters fabuleux et spontanés.» La ferveur spontanée d'un vrai public, c'est certainement ce qui manque le plus à l'attirail parisien et comme pour mettre un peu de piment au quotidien des locataires de Coubertin, il y a quelques jours, un journal sportif s'est alarmé qu'après la non prolongation contractuelle d'Uwe Gensheimer qui en juillet réintègrera les Rhein Neckar Löwen, Sander Sagosen n'aille pas plus loin que 2020 et réponde aux espèces sonnantes et trébuchantes de Kiel. « Tout ça est quand même bien géré, tempère F-X Houlet. Pour Sagosen, le rapprochement avec sa copine (qui va évoluer au Danemark) a aussi compté. Si on prend le problème à l'envers, on peut s'étonner que Mikkel Hansen ait signé un bail aussi long. Il va faire 10 ans au PSG et il s'agit du meilleur joueur du Monde de ces dernières années.» Avis partagé par celui qui fut son mentor au cours des 64 matches que "Zouzou" a disputés en Bleu. En épicurien du jeu et de la stratégie, Daniel Costantini se régale déjà à l'idée qu'un quatuor de techniciens hors pair s'invite à cette double opposition. « C'est le carré d'as idéal. Ils ont une telle expérience qu'ils sont aussi parvenus à avoir un effectif au niveau de leur propre compétence. Ce sont aussi des personnes qui évoluent. Xavi Pascual, par exemple, est capable de faire des changements en défense avec Barcelone alors qu'il n'était pas habitué à ça. Anti est devenu la force tranquille. Une équipe qui vient d'éliminer Rhein Neckar n'a pas besoin de prouver sa valeur. De l'autre côté (entre Raul du PSG et Talant de Kielce), c'est un peu l'élève face au maître (le 1er était l'adjoint de l'autre à Ciudad Real entre 2005 et 2013). On sait qu'on ne se souviendra de Raul Gonzalez que s'il gagne la Ligue des Champions. Talant Dujshebaev lui, l'a déjà fait.»

Alors peut-on se mettre à rêver et envisager une double représentation tricolore au-delà des quarts, sur les rives du Rhin, les 1er et 2 juin prochains ? « Quand on a pris goût au Final Four, ça galvanise. Le PSG est capable de verrouiller le match à Kielce, c'est d'ailleurs souvent à l'extérieur que les Parisiens ont forgé leur qualif, remarque Costantini. Quant à Nantes, avec ce supplément d'âme et de confiance acquis avec la victoire de samedi, tout est permis. Mais le "H" ne devra pas aller à Barcelone en ayant gagné 32-30 dans sa salle. Ce serait sans doute trop juste.» On en oublierait presque que les deux invités restants pour déterminer le carré final de Cologne seront connus à l'issue de deux autres quarts. Et les deux derniers matches dominicaux n'ont engendré aucune surprise. Déjà vainqueurs à l'aller chez les Biélorusses de Meshkov Brest (28-30), les Allemands de Flensburg n'ont pas fait de détail à l'occasion du retour en s'imposant à la Flens Arena, 30 à 20. Ils retrouveront les Hongrois de Veszprém où évolue un certain Kentin Mahé (photo ci-dessus) déjà tout excité à affronter ses anciens coéquipiers des bords de la Baltique. Confirmation également pour l'autre club magyar, Pick Szeged qui a accru son avance acquise en Pologne à Plock (20-22) pour triompher à domicile (23-16). Et les Macédoniens de Skopje l'attendront avec détermination.

La phase aller des quarts aura lieu le week-end des 27 et 28 avril (sur le terrain du 1er cité) et celle retour, une semaine plus tard, les 4 et 5 mai 2019.

FLENSBURG (ALL)

VESZPREM (HON)

VARDAR SKOPJE (MAC)

SZEGED (HON)

NANTES (FRA)

BARCELONE (ESP)

KIELCE (POL)

PARIS SG (FRA)


© Yves Michel
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