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LSL: Christian Gaudin et Cesson , le dos au mur
LSL: Christian Gaudin et Cesson , le dos au mur
2 Avril 2019 | France > LSL

Le trait est obligatoirement forcé mais en accueillant Dunkerque ce mercredi soir dans sa nouvelle Arena, Cesson joue une partie de son avenir au sein de l’élite. Cette 20ème journée peut encore réserver quelques surprises. Ivry par exemple n’est pas sorti d’affaire, l’état d’Istres s’est amélioré mais reste précaire. En tête, Paris navigue en eaux claires alors que derrière, Nantes, Montpellier, Nîmes et pourquoi pas Chambéry vont se bagarrer pour les deux autres places sur le podium. 

Par Yves MICHEL

Sans tomber dans le mélodrame, à Cesson, l’heure est grave et même si Christian Gaudin fait à juste raison remarquer que « si le championnat s’arrêtait aujourd’hui, le club resterait parmi l’élite la saison prochaine » la situation ne tient qu’à un fil. Ou plutôt à un but d’écart acquis lors de la phase aller à Istres lorsque les Bretons étaient en meilleure posture. Au classement, les deux formations sont au coude à coude (8 points chacune) et le goal average particulier est donc en faveur des banlieusards rennais (+1). Et pour pimenter le contexte, l’histoire glisse sur le domaine familial puisque le coach cessonnais n’est autre que le beau-frère de Gilles Derot, son homologue provençal. Pour autant, si le 14 mars dernier Istres est venu prendre sa revanche à la toute nouvelle Glaz Arena, les rapports entre les deux hommes ne se sont pas détériorés. Ce mercredi, le duel s’inscrit à distance. Istres accueille Chambéry et surtout Cesson reçoit Dunkerque. Avec la quasi obligation de prendre des points avant d’aborder une fin de calendrier pour le moins compliquée. D’où l’intérêt, l’opportunité, la légitimité même de se tourner vers Christian Gaudin à la veille de ce rendez-vous que lui-même juge « primordial ».

Christian, quelle est l’ambiance actuellement à Cesson ?
(sourires) Dire qu’on est totalement sereins ne serait pas pris au sérieux. On est dos au mur, on en est conscient, on sait que cela ne sera pas facile mais il faut réagir car on en a encore les moyens.

Si on fait un rapide diagnostic, comment en est-on arrivé là ?
Par rapport à la phase aller, on s’en était relativement bien sorti face à nos concurrents directs qui étaient Ivry, Pontault et Istres, et sur la phase retour, malgré un bon nul à Ivry, cela s’est moins bien déroulé. On a joué Istres chez nous et on a clairement réalisé une contre-performance (défaite de 3 buts).

Comment peut-on expliquer la différence entre l’aller en Provence (+4) et le retour?
L’inauguration et l’adaptation à la nouvelle salle, une concentration pas assez suffisante, on pourrait trouver plusieurs raisons, toujours est-il qu’on passe à côté du match qu’il ne fallait pas perdre. On n’a pas été présent notamment sur le plan offensif.

Est-ce un mal récurrent ?
Notre problématique depuis la blessure de Mitrovic en début de saison, c’est de ne pas disposer d’un vrai patron sur la base arrière. On a bricolé avec Hochet pendant la phase aller sur le poste de demi-centre, on a recruté Faluvegi mais ce n’est pas totalement abouti. Ce n’est pas un problème physique, c’est plutôt dans la tête que ça se passe. Dès qu’on est en échec, on retombe vite dans nos travers. Mais on se pose les vraies questions…


L'absence sur blessure du Serbe Mitrovic pèse inévitablement sur le rendement cessonnais

Justement, n’est-ce pas un peu tard pour se les poser ?
C’est ma nature, je suis constamment dans l’interrogation. La remise en question est permanente. Là, on n’a plus le choix. Il faut finir cette saison du mieux possible avec ce qu’on a, c’est à dire en obtenant le maintien. Je ferai remarquer qu’aujourd’hui, on est 1er non relégable mais comme la fin de calendrier ne nous est, a priori, pas très favorable, cela engendre des doutes, cela déteint sur l’ensemble de l’équipe qui n’a pas gagné depuis un bon moment (le 14 novembre contre Pontault  22-17). Il nous faut un déclic.

Qui peut être contre Dunkerque ?
En tout cas, il faut que cela nous permette d’enclencher un nouveau mouvement. Le résultat de ce match est donc… primordial.

Le comparatif s’effectue par rapport à Istres. Qu’est-ce qui fait que cela semble mieux marcher chez eux que chez vous ? Le retour de Théo Derot, ton neveu n’explique quand même pas tout !
Pour l’anecdote, j’avais contacté Théo afin qu’il nous rejoigne. Il avait le choix finalement entre retrouver l’équipe de Papa ou celle du Tonton (sourires). Il opte pour Istres et contre nous, il met 6 buts. Cette équipe s'est agrégée surtout l'an passé en Proligue et ils ont gardé la même ambiance.

Il y a peut-être chez eux un sentiment de révolte, de combat qu’on a peine à déceler à Cesson
(un tantinet agacé) Je ne partage pas ce point de vue ! On voit de belles choses par moments mais il faudrait que cela soit régulier. Il y a quelque chose à construire, le projet existe….

Justement, Cesson semble plus évoquer le futur que l’urgence du présent…
On a peut-être fait l’erreur de trop communiquer sur la construction de l’équipe en vue de la saison prochaine mais je trouve que c’est plutôt motivant pour tout le monde de savoir que le club a des ambitions sur le moyen voire le long terme. Après, fallait-il peut-être mieux hiérarchiser les priorités ? Ce qui est sûr, c’est que même si le cadre actuel n’est pas idéal, on va se battre jusqu’au dernier souffle.

Le spectre de la relégation hante-t-il les esprits ?
Inconsciemment bien-sûr que cela a une influence. On s’est mis dans cette situation et on en est tous responsable. C’est donc collectivement qu’on doit s’en sortir. Oui, les nuits sont courtes, oui la réflexion est permanente mais j’ai l’obligation de ne pas transmettre ce soupçon d’inquiétude au groupe pour ne pas rendre la situation plus complexe qu’elle n’est.

Et si cela se termine mal avec une descente en D2 ?
Ce sera notre destin. Ce n’est pas ce qu’on souhaite mais si cela se passe ainsi, il faudra l’accepter et tout faire pour rebondir. Ce dont je suis persuadé, c’est qu’ici, tout le monde a la tête sur les épaules.

Certains matches de l’élite ressemblent à ces bonbons dont on ne découvre la saveur qu’une fois les avoir croqués. D’où l’incertitude du résultat avec une hiérarchie qui n’est pas toujours respectée. Adeptes du bazar, prenez vos aises ! Istres n’aura pas la tâche facile face à Chambéry. Après un accroc face à Paris et encore qualifiés en coupe de France, les Savoyards ont repris leur marche en avant. Mais méfiance avec des Provençaux qui ont fait carrément l’impasse sur leur récente balade à Coubertin et qui comptent bien (pour les raisons exposées un peu plus haut) garder le contact avec Cesson. Pontault et Ivry, deux autres mal classés, ne sont pas logés à la même enseigne. La lanterne rouge pontelloise accueille Tremblay. Des deux duels, c’est finalement le plus équilibré. Car pour Ivry, récent tombeur de Montpellier, le différentiel est énorme en accueillant Paris. Avec 10 points au classement, un dernier court succès à Pontault qui remonte au 20 février et avant un déplacement à Nîmes, les partenaires de Mathieu Bataille (notre photo) doivent rester vigilants. En 120 minutes, ils peuvent très bien se retrouver dans la même position que Cesson ou Istres. Quelle est aussi la marge de manœuvre de Montpellier face à Toulouse ? A priori, le pronostic a tendance à basculer en faveur des Héraultais mais entre une équipe qui doute encore et un adversaire le Fénix, en pleine euphorie, tout est possible. Pour le choix des deux affiches à diffuser, beIN n’a pas eu à trop réfléchir. Nantes-St Raphaël mercredi et Aix-Nîmes, le lendemain, s’imposaient. Soulagé après s’être qualifié pour les quarts de la Ligue des Champions et surtout désireux de conserver le plus longtemps possible voire jusqu’au bout son statut de dauphin du PSG, le "H" veut confirmer. Voilà trois ans et demi que les Varois n’ont pas gagné en Loire-Atlantique, ils n’ont plus grand-chose à espérer du championnat mais s'autorisent un épilogue favorable en EHF (ils hériteront du FC Porto en quarts de finale). En se déplaçant à Aix, Nîmes entame un des marathons les plus périlleux qui soient. Sur leurs sept rendez-vous à honorer, les Gardois vont se frotter à leurs cinq adversaires du top 6. Avec une avance confortable au classement, l’Europe leur tend les bras, à eux de soigner le final.

LSL | Journée 20
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseDatehoraire
IstresChambéry 03/0420h00 
CessonDunkerque 03/0420h30 
IvryParis 03/0420h30 
MontpellierToulouse 03/0420h30 
Pontault-CombaultTremblay 03/0420h30 
NantesSt Raphael 03/0420h45 
Aix en ProvenceNîmes 04/0420h45 
en gras, le pronostic

Classement
PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris3719180161548115 
2Nantes321916305835102 
3Montpellier311915315354861 
4Nîmes301914325585221 
5Chambéry271913515294841 
6Aix en Provence201910905194862 
7Toulouse17197935645531 
8St Raphael16197102549537-2 
9Tremblay14195104521565-1 
10Dunkerque12195122457482-4 
11Ivry10194132465523-1 
12Cesson8193142445528-51
13Istres8193142487563-1-1
14Pontault-Combau.4192170468575-7 
© Yves Michel
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