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LSL:  Un point qui sera interprété différemment !
LSL: Un point qui sera interprété différemment !
4 Avril 2019 | France > LNH
C'est l'histoire d'un point qui pourrait peser lourd au moment du décompte final. Celui remporté par Cesson face à Dunkerque et qui met Istres dans l'embarras, celui également perdu par Nantes face à St Raphaël qui ramène Montpellier vainqueur face à Toulouse, à hauteur du "H". Ce jeudi soir, c'est plus qu'un point que Nîmes en visite à Aix en Provence veut récolter pour dégager son chemin vers le podium. 

par Yves MICHEL

Cesson est en vie mais il y a inévitablement de la frustration tant le match face à Dunkerque pouvait tourner en faveur des Bretons ! Ils ont surtout manqué de lucidité et de sang-froid mais sont surtout tombés sur le Facteur X des Nordistes, leur meilleure recrue de la saison, Samir Bellahcène. A l'entrée du money-time, alors que les deux formations étaient dos à dos (21-21), le gardien a réalisé deux parades décisives et sur une des récupérations, Florian Billant est allé crucifier Jeff Lettens. De chassé, Cesson a hérité du rôle de chasseur et les minutes passant, après une égalisation de l'Islandais Gudmundsson (22-22), personne n'a profité de ce qui restait au chronomètre. Et encore, sur la dernière possession, les Bretons peuvent remercier leur portier belge qui a parfaitement analysé la trajectoire de Kornel Nagy. Pour Dunkerque, ce partage des points ne change pas la face du monde puisqu'il équivaut à un surplace à la 10ème place avec une avance confortable en lorgnant dans le rétroviseur. Pour les partenaires de Jean Jacques Acquevillo (notre photo de tête), il y a une 1ère satisfaction. Celle d'un résultat mettant un terme à une série de cinq défaites consécutives qui commençait à plomber le moral des troupes. Ce point remporté ce mercredi soir peut valoir très cher au décompte final. Istres qui s'est incliné à domicile face à Chambéry (voir plus bas) reperd du terrain tandis que Pontault qui s'est incliné dans sa salle face à Tremblay, retournera à l'étage inférieur en fin de saison. 



La monotonie est venue de Delaune. Les joueurs d'Ivry ont vite compris que cela ne servirait à rien de vouloir sortir les muscles face au PSG. Les Parisiens qui ont bénéficié de deux week-ends de répit sont frais comme des gardons et prêts à enclencher la surmultipliée nécessaire pour aborder les échéances à venir. Du sérieux et de la discipline, il en faudra après la trêve internationale pour accueillir Montpellier et enchaîner en deux semaines, sur les deux quarts de Ligue des Champions face aux Polonais de Kielce. Donc, dans les têtes parisiennes, il n'était nullement question de galvauder le déplacement dans le Val-de-Marne et si possible il fallait tuer rapidement le suspense. Mission accomplie au terme du 1er quart d'heure avec une nette accélération en début de seconde période par un festival Thierry Omeyer et pour ne citer qu'un joueur de champ, un Mikkel Hansen intenable (8/9). Treize longueurs d'écart (24-37) à l'arrivée, l'US Ivry tombeur pourtant de Montpellier mais qui a perdu ce mercredi, trois fois plus de balle que son vis-à-vis, s'est rappelée dans quelle catégorie elle devait boxer. Le duel à distance qui semble s'installer avec Cesson ne tourne pas en sa faveur. Pour deux raisons: le point de perdu et surtout s'il devait y avoir tôt ou tard égalité, le goal-average particulier est en faveur des Bretons (+3). 

Même calcul par rapport à Istres qui donc, est resté sur une pente raide face à Chambéry. Si Théo Derot a manqué de réussite notamment en 1ère période, les Provençaux ont surtout craqué peu avant la pause, le trio savoyard Melic-Mindegia-Costoya sécurisé par l'incontournable Yann Genty ne manquant rien ou presque dans leurs envolées offensives. Jamais les visiteurs ne seront inquiétés. Toutes proportions gardées, l'écart va jouer au yoyo (de + 8 à +4) mais restera en leur faveur (24-28). Il ne faudra sans doute pas oublier Chambéry lors de la cérémonie des diplômes de fin d'année. Déjà parce qu'il y a une vraie opportunité en demi-finale de coupe de France face à Montpellier (rendez-vous dimanche en début de soirée au Phare) mais aussi pour le podium national.



Justement, ce podium... Faut-il évacuer la question parisienne ? Même s'il reste encore un PSG-Montpellier programmé le 20 avril, deux déplacements périlleux à Aix et St Raphaël et la réception de Nîmes, il faudrait un véritable cataclysme pour que Paris ne valide pas un 5ème trophée consécutif. Tout est possible, Montpellier a vécu le scénario lors du précédent exercice. Il faudra d'ailleurs poser la question aux Parisiens s'ils sont d'accord pour vivre un dénouement similaire à celui des Héraultais un an plus tôt. Ils ont été éliminés de la coupe de France, ils ont gagné celle de la Ligue et on se souvient qu'à l'issue du succès au Mans, Luka Karabatic nous avait confié vouloir remporter tout ce qui restait à rafler. Dont acte. 

C'est au niveau des poursuivants immédiats que cette 20ème journée a apporté une certaine nouveauté. Même s'ils ont été accrochés durant les vingt 1ères minutes, les joueurs de Montpellier ont fait le boulot face à Toulouse (36-27). Avec comme d'habitude à la baguette, Melvyn Richardson (8 buts) alors qu'en face, Jordan Bonilauri (avec sept réalisations) s'est mis en évidence. Pertes de balle massives de part et d'autre mais chez les champions d'Europe, c'est la qualité du banc et la défense (le Fénix était privé de Jakobsen blessé) qui ont fait la différence puisque la paire de gardiens s'est neutralisée. La qualité du banc du MHB personnifiée par Kyllian Villeminot (photo ci-dessus) qui lorsqu'il n'est pas utilisé comme un gadget et qu'il est parfaitement responsabilisé, remplit pleinement son rôle (4/5). A Bougnol, Montpellier s'est occupé de son sort mais à distance, bénéficie de ce qu'on peut appeler "la contre-performance nantaise". 


Nantes s'est mis à papillonner

Et pourtant, Thierry Anti avait mis en garde ses joueurs contre un retour de flamme et le traquenard dans lequel ils pouvaient tomber face à St Raphaël. Le coach du "H" s'était même offert le luxe de placer au repos deux de ses cadres (Nyokas et Claire). Ce n'est pas tant à cause de leur absence que les Nantais ont failli. Certes, ils pouvaient revendiquer une certaine fatigue, quatre jours après l'exploit face à Rhein Neckar Löwen en Ligue des Champions. A en juger essentiellement en 1ère période, par le rendement de Nicolas Tournat, de Kiril Lazarov à 7 mètres (notre photo) et plus tard, la régularité de Romain Lagarde et la révélation du "rookie" Lucien Auffret, la copie restituée par l'attaque nantaise est relativement honorable. C'est plutôt du côté de la défense mais surtout des gardiens que les lacunes ont été criantes. Si Arnaud Siffert a été le moins pire, Kévin Bonnefoi lui est totalement passé à côté de son sujet. En fait, les Varois qui ont été menés jusqu'à l'entrée du money-time, ne se sont jamais affolés, ont le plus souvent préféré laisser la gestion du jeu à leur adversaire sans prendre l'eau au niveau de l'écart. Saint Raphaël a bénéficié du jaillissement inattendu de son gardien. En l'absence de Popescu et après une prestation peu convaincante d'Alexandre Demaille dans les vingt premières minutes malgré un pénalty arrêté, Mathias Romain, a pris le relais. Sept parades à 33% mais à des moments-clé. Des fulgurances qui ont servi à mettre le doute dans la tête des Nantais. La limite du dernier quart d'heure franchie, ils possédaient quatre longueurs d'avance (28-24). Dix minutes plus tard, grâce à son portier néophyte - un beau bébé de 103 kg issu du pôle espoir d'Eaubonne - et au tandem Gayduchenko-Caucheteux, St Raphaël avait pris conséquemment les commandes (29-31). Il y avait le feu dans la maison nantaise, Thierry Anti se mettait à gesticuler, à rabrouer les siens. Enfin, Arnaud Siffert se réveillait au bon moment et Romain Lagarde redonnait espoir aux 5000 supporteurs de la "H Arena" d'autant que les Raphaélois allaient terminer en infériorité numérique après l'exclusion définitive de Jérémy Toto, entarteur en chef du bloc varois. C'était sans compter sur l'inévitable Raphaël Caucheteux qui n'allait pas se priver de convertir un ultime 7 mètres. Il arrachait ainsi un nul, quasi inespéré (33-33). Sur le plan comptable, St Raphaël revient à hauteur des Toulousains et s'est forgé quelques certitudes en vue des quarts de finale de la coupe de l'EHF programmés dans 15 jours face au FC Porto.



Anti , une envie de s'évader ? 

Nantes de son côté, apprend un peu à ses dépens qu'aucun cadeau ne lui sera fait. Thierry Anti qu'on annonce partant malgré l'année de contrat qu'il lui reste à honorer, serait aux dernières nouvelles, en contact avec le Sporting de Lisbonne (arrivé cette saison en 8èmes de finale de la Ligue des Champions et où évolue un certain Arnaud Bingo) mais aussi avec Chartres qui après plusieurs saisons d'errance en Proligue et de navigation à vue, voudrait enfin se structurer. Assurément, à sa mine renfrognée, le technicien ligérien n'avait certainement pas prévu de perdre du crédit si tôt et surtout à domicile. Une meilleure différence de buts particulière avec Montpellier (+3) permet au "H" de conserver son fauteuil de dauphin derrière Paris mais le calendrier est on ne peut plus corsé avec notamment un déplacement en terre héraultaise à la mi-mai et surtout une réception nîmoise, quelques jours plus tôt. 



Pour Pontault-Combault, la feuille de route d'un retour vers l'échelon inférieur n'a fait que s'allonger. A quoi bon faire croire à des clubs aux moyens très modestes qui en mai voire juin ne peuvent recruter que ce qui reste sur un marché déjà éculé, que la survie parmi l'élite est possible ? Pontault a traîné sa misère depuis le 5 septembre et le chemin de croix se terminera le 5 juin. Face à Tremblay, le promu s'est pourtant bien battu mais a craqué comme souvent dans le dernier quart d'heure. Malgré le bon rendement de Kablouti et Marie-Joseph (7 buts chacun), les locaux sont tombés sur un infranchissable Darko Arsic (14 arrêts) mais surtout sur un énorme Pedro Portela (en photo - 10 buts). Le Portugais est en forme et il faudra que les Bleus s'en méfient la semaine prochaine à l'occasion des deux matches qu'ils auront à disputer face à la sélection lusitanienne en qualifications (à Guimaraes puis à Strasbourg) à l'Euro 2020. 

Ce jeudi, l'affiche entre Aix et Nîmes clôturera la 20ème journée. Son issue peut bousculer les lignes avec un excellent coup à jouer pour les Gardois. Il sera là aussi question de podium puisque l'USAM en cas de succès peut revenir à une longueur du tandem Nantes-Montpellier. 

LSL  |   Journée 20
Equipe ReceveuseEquipe VisiteuseScoreDateStats
IstresChambéry242803/04>>
CessonDunkerque222203/04>>
IvryParis243703/04>>
MontpellierToulouse362703/04>>
Pontault-CombaultTremblay273103/04>>
NantesSt Raphael333303/04>>
Aix en ProvenceNîmesà jouer  ce soirà 20h45 

Classement 

PlEquipePtsMJVicDefNulBut +But -SérGAP
1Paris3920190165250516 
2Nantes3320163161654303
3Montpellier332016315715132-3
4Nîmes301914325585221 
5Chambéry292014515575082 
6Aix en Provence201910905194862 
7Toulouse17207103591589-12
8St Raphael172071035825700-2
9Tremblay162061045525921 
10Dunkerque132051234795040 
11Ivry10204142489560-2 
12Cesson92031434675500 
13Istres8203152511591-2 
14Pontault-Combau.4202180495606-8 
© Yves Michel
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