mèl :
passe :
s'abonner | oubli de passe
spécifiez l'adresse concernée
mèl :
retour
cliquez pour revenir
CDF F : Celles et Pablo Morel, c'est tout pour le moment
CDF F : Celles et Pablo Morel, c'est tout pour le moment
5 Avril 2019 | France > Coupe de France

L’équipe de D2 et son entraîneur reviennent au premier plan. Invités surprises des demi-finales, les tombeurs de Toulon/Saint-Cyr affrontent Brest, tenant du trophée, samedi soir. Une rencontre de prestige, à vivre sans modération ni arrière-pensées, préconise l’ancien coach d’Issy/Paris. Engagé, comme la formation des Deux-Sèvres, dans un nouveau cycle.

Mise en abîme. Pablo Morel répond à la première question… en en posant une autre. « Qui n’a pas envie de faire une finale de Coupe de France ? Tout le monde a ce genre de rêve quand il s’engage dans le haut niveau », attaque l’entraîneur de Celles-sur-Belle. Comme ses homologues brestois, messin et niçois, il est à soixante minutes de Bercy. A une victoire de figurer, avec ses joueuses, sur l'affiche du 25 mai. Revenir à Paris, deux ans et demi après avoir été évincé du banc d’Issy, au lendemain d’une élimination au deuxième tour de la Coupe EHF, aurait quelque chose d'assez savoureux. Même pour un soir.

La perspective est très alléchante, tentante. Trop abstraite, toutefois, dans l’esprit du trentenaire. « Rêver aux conséquences, à l’après, alors qu’il y a de très belles choses à vivre dans le moment présent, c’est le danger quand on avance. La priorité, c’est profiter des derniers entraînements, du déplacement qu’on va passer ensemble à Brest, et surtout du match qu’on va devoir livrer samedi. »

Troisième de D2 après trois journées de poule haute, le HBCC va se mesurer aux détentrices de la coupe, numéros 2 en LFH et onzième équipe européenne (sur la base des classements du tour principal de Ligue des Champions). « Brest se construit en voulant participer à des finales, gagner des titres, préface Pablo Morel. Il sera forcément prêt, vigilant. On sera attendus. Si on veut gagner, il faudra être excellent. » Peut-être davantage qu’en quart de finale, l’autre semaine, où Celles s’était payé Toulon/Saint-Cyr dans une Boissière incandescente (30-26). « En termes d’engagement et d’enthousiasme, j’ai trouvé que c’était un des matches les plus aboutis », rembobine celui qui n’est pas « un grand partisan des matches-référence ».

« On ne va pas s'excuser d'être là ! »

Une équipe de l’antichambre dans le dernier carré, ce n’est pas une nouveauté. Brest portait cette estampe lorsqu’il avait touché le pactole il y a trois ans. « Les deux parcours, les deux réalités ne sont pas comparables », suggère le tacticien des Deux-Sèvres. En 2016, « Brest avait déjà une équipe parée pour combattre en LFH, deux millions d’euros de budget. Nous, on en est à 600 000 € de budget. On n’a pas la prétention de devenir un grand d’Europe, alors que Brest l’avait déjà dans un coin de sa tête. »  

Certes. Mais trouver un intrus dans le dernier carré, tacitement réservé à l’élite, ça reste original. « Il faut reconnaître que c’est inespéré, mais on ne va pas s’excuser d’être là », coupe Morel, rappelant le chemin accompli depuis un 32ème de finale à La Roche-sur-Yon, club de N2, début novembre (22-25). « On en est à cinq victoires en Coupe de France. C’est un vrai parcours, un long parcours. Les autres équipes n’ont pas fait autant de matches que nous. Quand on enchaîne les victoires, ce n’est pas de la chance. Il faut prendre la performance dans sa globalité. » 

L’épopée celloise, elle aussi, est imbriquée. Dans l’an 1 d’un nouveau cycle pour le club néo-aquitain au statut VAP, après une saison au plus haut niveau (2016-17) et une remontée immédiate manquée (6ème). Tel qu’il se présentait au printemps 2018, le contexte « correspondait à mes envies du moment, à mes valeurs, confie l’ancien adjoint de Jackson Richardson avec la sélection masculine du Gabon. Etre à la tête d’un projet avec des dirigeants passionnés, à l’échelle humaine, avec la volonté de construire sur du moyen terme, celle de remonter en deux ans. En ce moment, on est plutôt récompensés du travail effectué. » Par une diffusion télé en clair, dans une prestigieuse vitrine bretonne. En attendant encore mieux ?

Les demi-finales

Samedi 6 avril, 19h25 : Brest (LFH) – Celles-sur-Belle (D2)

Brest Arena. Arbitres : MM. Chami et Mili. En direct sur La chaîne L’Equipe.

BREST : 2 Mauny, 3 Toublanc, 4 Tissier, 6 Gros, 8 Copy, 17 Prouvensier, 20 Pop-Lazic, 21 Stoiljkovic, 39 Bak, 55 Coatanéa (capitaine), 77 Limal, 99 Mangué. Gardiennes : 1 Quiniou, 78 Pouchart. Entraîneur : L. Bezeau.

CELLES : 4 Chalet, 7 Briémant, 8 Stevin, 9 Dorp, 10 Guirassy, 11 Lepère, 21 Chauveau, 24 Sagna (photo ci-dessus), 33 Diharce, 42 Petiot, 77 Cauly, 99 Topic (capitaine). Gardiennes : 14 Bouslimi, 16 Hicquebrant. Entraîneur : P. Morel.

Mercredi 17 avril, 20 heures : Metz (LFH) – Nice (LFH)

Les Arènes. Arbitres : MM. Bounouara et Sami.


© Laurent Hoppe
Partager
Identification nécessaire pour ajouter une réaction
Qui sommes nous | Mentions légales | Devenir annonceur
(C) Copyright 1999-2012 EURL 2ICS - Tous droits réservés.
joueurs | équipe | actualités

La LFH en Live
avec Handvision

la D2F en Live avec Handvision