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CDF Masc: Avec Nancy, Yann Ducreux se verrait bien en finale !
CDF Masc: Avec Nancy, Yann Ducreux se verrait bien en finale !
5 Avril 2019 | France > Coupe de France

Ce dimanche, Nancy sera le petit Poucet des demi-finales de la coupe de France masculine. Avant l'autre affiche entre Chambéry et Montpellier, les Lorrains accueillent Dunkerque. Et à l'image de l'ailier Yann Ducreux, un des joueurs les plus attachants d'un groupe à qui cette saison tout ou presque réussit, le 4ème de Proligue ambitionne de participer à l'apothéose à Bercy.

par Yves MICHEL

Il y a un peu plus de dix ans, le 3 août 2008 dans le quasi anonymat d’une salle polyvalente de Bucarest, Yann Ducreux jubilait, médaille de bronze autour du cou, sur un podium aux côtés de ses potes Accambray, Di Panda et autres Luka Karabatic. Cette génération 88-89 venait d’arracher le bronze à l’Euro des moins de 20 ans en battant la Suède de Niklas Ekberg et Mikaël Appelgren. L’ailier gauche licencié à l’époque à Chambéry était présenté comme un des espoirs du hand hexagonal. Mais voilà qu’à 21 ans… « Avec l’épaule en vrac, je suis obligé de me faire opérer. J’avais signé à Aurillac, en D1 et je m’étais motivé pour la 2ème partie de saison. » Sauf qu’en proie à des difficultés financières, le club cantalou est obligé de déposer le bilan et lâcher ses joueurs. «Au pire des moments, un 26 août. Pour se retourner, ce n’était pas très pratique.» Deuxième coup dur en l’espace de quelques mois et une destinée qui l’oblige à retrouver le cocon familial à Lyon. «C’était moyen surtout que j’avais quitté la maison à l’âge de 13 ans. Financièrement, ce n’était pas le top, je ne savais pas trop quoi faire. J’avais aussi besoin de me ressourcer auprès des amis et de la famille. Côté handball, j’ai continué à m’entretenir et surtout grâce à Bertrand Pachoud (alors patron de la formation à Chambéry), j’ai pu gagner la confiance de Thierry Micolon, le (regretté) coach d’Hazebrouck. Et j’ai pu me relancer en N1.» Dire que l’intéressé n’a jamais douté serait travestir la vérité mais la carapace s’est endurcie et la passion l’a emporté sur le reste. Il y aura ensuite Nanterre et puis donc, Nancy. « J’ai tout de suite vu que ce club avait tout pour me plaire. Avec de réelles ambitions même si on a connu des périodes avec et d’autres sans. Mais dans l’ensemble, tout s’est bien passé. En fait avec le recul, je me dis que cette épaule m’a fait du mal mais que dans la tête, ça m’a forgé en tant qu’homme. Quand presque tous mes anciens coéquipiers des sélections jeunes évoluaient au plus haut niveau, moi j’étais en D2, il aurait pu y avoir une certaine aigreur, j’ai dépassé ce stade.» Et en Lorraine, Yann Ducreux a creusé son nid. Commencée il y a six ans, l’aventure va se poursuivre au moins deux saisons de plus, jusqu’en 2021. Il a opté pour une certaine stabilité et fait partie des tauliers d’un groupe d’éléments expérimentés comme le gardien Ivezic ou l’arrière droit Emil Feuchtmann qui croisent des talents prometteurs comme le pivot Edgar Dentz ou le petit dernier membre des U19 français, l’ailier droit Marc Leyvigne. « Il y a c’est vrai une vraie cohésion. A l’intersaison, le recrutement n’a pas été tapageur mais à l’image de Groff (l’arrière gauche slovène arrivé de Suisse), on ne s’est pas trompé. Avec aussi un mec comme Antoine Blanc qui a explosé, on est en train de réaliser le meilleur parcours de toute l’histoire du club. » Actuellement 4ème de Proligue, avec en ligne de mire les Play-offs, Grand Nancy Métropole handball s’est aussi pris au jeu de la coupe de France.



Quatre tours passés sans trop de difficultés face à des adversaires largement inférieurs ou à portée de fusil, « une vraie chance de cocu (sic), on n’a pas eu à se prendre la tête, en recevant à chaque fois (Sélestat, Rennes, Saran) sauf pour Metz (N2) en déplacement à… 60 bornes (rires). Mais on n’est pas là par hasard. » La baraka qui semble habiter les joueurs de Stéphane Plantin va-t-elle persister dimanche en demi-finale face à Dunkerque ? «Le tirage au sort nous a été favorable puisqu’on retrouve notre salle fétiche qui sera surchauffée mais en face, il y a un sacré client et on ne part pas favoris. Le but est de les faire douter mais aussi d’organiser une belle fête. En tout cas, on sera des deux équipes, celle qui aura le moins de pression sur les épaules. » A 30 ans révolus, Yann Ducreux est passé maître dans l’art du contrepied. Cela ne lui déplairait certainement pas de jouer un sacré tour à des Nordistes qui n’ont plus que la coupe pour donner du sens à leur fin de saison. Et qui ont surtout l’habitude d’une épreuve qu’ils ont remportée en 2011. « On pourrait même aller à Bercy, gagner et jouer l’Europe ensuite, s’amuse l’ailier nancéen. Mais restons sérieux. On va essayer déjà d’embêter Dunkerque et surtout éviter de prendre une fessée. »



En coupe, Dunkerque compte sur Dylan Garain comme Facteur X face à Nancy

La lumière du Phare brillera peut-être dans la nuit

A l'affiche de l'autre demi-finale, une opposition un peu plus classique entre Chambéry et Montpellier dans un contexte qui au Phare sera totalement différent du 29 novembre dernier lors de la 11ème journée de championnat. Les Savoyards ont sans doute retenu la leçon. Après avoir pris le match à leur compte en 1ère période (12 à 7 après 21'), ils avaient craqué dans les vingt dernières minutes, martyrisés par un Melvyn Richardson en état d'apesanteur. Les Héraultais qui s'étaient imposés (22-29), ont récidivé trois mois plus tard à l'Arena mais le rapport de force avait été beaucoup plus serré même si les locaux avaient fait la course en tête de la 23ème à l'ultime minute pour triompher (24-22). Pour eux, la coupe est le seul trophée qu'ils peuvent briguer cette saison. Mais leur instabilité, depuis notamment leur contreperformance à domicile face à Ivry, ne leur offre pas un chèque en blanc. Habitué des deux dernières demi-finales, Chambéry n'a plus participé à l'apothéose (qui se déroulait alors à la Halle Carpentier), depuis mai 2014 (battu par le PSG). La marche à franchir est de taille mais sur un match sec...

Pour les partenaires de Baptiste Bonnefond (qui vit ses dernières semaines dans l'effectif héraultais avant de changer d'air vers Aix en Provence - photo ci-dessous), l'objectif dans l'épreuve sera de faire mieux que la saison dernière où Nîmes leur avait barré la route. Ils restent toutefois les recordmen du trophée avec 15 finales disputées dont 13 remportées.



      Demi-finales de la Coupe de France masculine, ce dimanche 7 avril 2019

Equipe receveuse

Equipe visiteuse

Lieu

18h30

Grand Nancy MHB

Dunkerque HBGL

Parc des sports Vandoeuvre

20h05

Chambéry Savoie MBHB

Montpellier HB

Le Phare


© Yves Michel
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