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Pedro Portela... ambassadeur à plein temps du hand portugais
Pedro Portela... ambassadeur à plein temps du hand portugais
10 Avril 2019 | International > Euro
La France et le Portugal s'affrontent cette semaine pour valider la qualification au prochain Euro qui aura lieu en janvier 2020 simultanément en Suède, Autriche et Norvège. Les Bleus partent largement favoris même si dans les rangs lusitaniens, dans le sillage du Tremblaysien Pedro Portela, l'espoir d'un excellent résultat maintient éveillé. Une fois de plus, les Tricolores compteront sur leurs fondamentaux et peut-être sur Robin Cantegrel, invité-surprise de la liste de Didier Dinart.

par Yves MICHEL


L’équipe du Portugal et son homologue française ont au moins un point commun. En octobre dernier, face à la Roumanie et la Lituanie, elles n’ont pas raté leur entrée dans la phase de qualification au prochain Euro 2020. La double confrontation programmée cette semaine, jeudi à Guimaraes au nord-est de Porto et dimanche, au Rhénus de Strasbourg est donc capitale. Si les résultats face aux Tricolores ne penchent vraiment pas en leur faveur (29 défaites, 1 nul), les Lusitaniens qui n’ont plus validé un billet pour l’épreuve européenne depuis 2006, entendent réaliser un coup d’éclat. Tous rêvent d’une victoire de prestige face à un adversaire français qu'ils citent constamment en exemple.  

Pedro Portela, tête de gondole en France

C’est par les résultats des clubs (essentiellement le FC Porto et le Sporting Lisbonne) en Ligue des Champions et EHF, que jusque-là, le handball portugais a pu exister sur la scène européenne. Si encore de trop rares joueurs comme Gilberto Duarte (actuellement au FC Barcelone et dès juillet prochain à Montpellier) ont émergé à l’étranger et si chez les jeunes, les équipes nationales parviennent à flirter avec les podiums (les U20 ont terminé 4èmes de l’Euro 2018 en Slovénie), le passage de témoin vers les A n’est pas aussi évident. 

Pedro Portela lui, a attendu de fêter ses 29 ans pour casser la routine et quitter l’environnement confortable de 15 saisons passées au Sporting. Le gaucher a donc débarqué l’été dernier en France, à Tremblay. «J’ai toujours eu envie d’évoluer à l’extérieur mais il fallait que je retrouve un contexte où je pourrai facilement avoir des repères. A Tremblay au début, c’était un peu compliqué. Je ne parlais pas la langue, j’étais confronté à un nouveau mode de vie, à une culture et un handball différents. Mais il y a eu tout de suite de la bienveillance à mon égard. Patrice Annonay par exemple  a facilité mon intégration et puis la présence de Felipe Borges (l’ailier gauche brésilien) l’a accélérée.» Après Wilson Davyes le Dunkerquois passé par Nantes et Cesson, Pedro Portela est donc la tête de gondole du hand portugais en D1 française. Avec des débuts convaincants, même si a contrario les résultats de l’équipe tremblaysienne sont plutôt laborieux. Quelques prestations-référence comme récemment ce 9/9 (malgré la défaite) à Nîmes, il est le meilleur réalisateur de son équipe et dans le Top 16 de l’élite. « J’ai tout gagné au Portugal et la saison passée, j’ai même joué des matches de Ligue des Champions contre Montpellier. » Ce jeudi à Guimaraès, il retrouvera face à lui quelques connaissances au sein d’une équipe de France qui fait figure d’épouvantail. « Déjà, c’est le genre d’adversaire que tout joueur de hand rêve rencontrer. En plus, je joue en France donc je veux donner de mon handball, la meilleure des images. Nous ne sommes pas inconscients et nous savons qu’ils sont les super favoris. Nous restons ambitieux, on part de très loin mais surtout, nous n’avons rien à perdre. Bien au contraire. Lors des deux 1ers matches (contre la Roumanie et la Lituanie), nous avons produit une certaine qualité, il faut donc s’orienter dans la même voie face aux Français. Notre solidité en défense, notre rigueur en attaque, le fait de tirer profit des quelques erreurs qu’ils pourront commettre, c’est ce qui peut nous maintenir dans le match. » Comme tous ses partenaires de la sélection, le natif de Leiria veut s’offrir quelques raisons d’y croire. Son humilité, sa gentillesse rejaillissent d’un entretien qu’il n’a voulu faire que dans la langue du pays qui l’accueille. « C’est le minimum, dit-il comme presque étonné par la remarque. Au début à Tremblay, j’étais assez frustré, je voulais participer aux discussions mais je n’avais pas assez de mots pour le faire. » Se mettre au service des autres ou en tout cas les tirer vers le haut, chez Pedro Portela, la notion d’efficacité est une permanence. Il a signé deux saisons dans le championnat français et ne se fixe aucune limite. En 2010, au sortir d’un Euro des moins de 20 ans où sa sélection avait cassé les codes en raflant l’argent derrière le Danemark, son nom était revenu sur les tablettes des recruteurs et Montpellier en panne d’ailier droit, avait pensé à lui. Cela n'était pas allé plus loin mais rien n’est définitif.  



Les lions en cage

C'était un peu comme une rentrée des classes bien ordonnée, deux mois et demi après s'être quittés sur une note plutôt positive au Mondial et une médaille de bronze autour du cou. Ils sont seize cette fois-ci sur les dix-huit à avoir participé à l'aventure germano-danoise, Cyril Dumoulin blessé lors de l'ultime match, a depuis, été opéré et a entamé sa convalescence, Nicolas Claire lui, a carrément disparu du décor. Pour cette double confrontation face au Portugal, Didier Dinart n'a donc pris aucun risque. Il a d'abord trouvé un compromis pour résoudre la sélection d'un gardien à associer à Vincent Gérard. Wesley Pardin (notre photo) faisait partie des réservistes pour le Mondial et son (certes court) vécu en équipe de France mais également l'honorable parcours qu'il réalise dans les buts aixois, le rendaient légitime. L'appel à un 3ème gardien n'avait plus cours depuis quelques stages. Et en la matière, l'entraîneur national a pris le contrepied des attentes. En convoquant Robin Cantegrel. Aucun antécédent avec France "A", un timide cursus fédéral avec la génération 94-95, celle-là même qui remportera en 2015 le Mondial des U21 au Brésil. Sans l'intéressé qui à l'époque, sera "oublié" au profit de… Julien Meyer, surclassé pour la circonstance.

Tiens, Julien Meyer, où est-il passé celui-ci ? 1ère sélection chez les "A" en juin 2017 pour les qualifs à l'Euro 2018, écarté avant le départ pour la Croatie, quelques matches de Golden League et puis… plus rien. Présenté comme l'espoir n°1 sur le poste, débauché par Chambéry, son temps de jeu en club et la régularité exemplaire du vétéran Yann Genty, ne lui ont pas permis de pleinement s'affirmer. Bis repetita cette saison, Erick Mathey fait plus confiance à son trentenaire, à raison puisque pour le moment, Genty est le meilleur de l'élite. Julien Meyer dont on connait la probité et le sérieux persévère et quand son coach le sollicite, cela donne plutôt de bons résultats. Exemple pas plus tard que le week-end dernier, face à Montpellier en demi-finale de la coupe de France, "Juju" n'a pas déçu entre les barres.

Dans l'esprit de Didier Dinart, le fait que Robin Cantegrel évolue à Pontault-Combault, chez la lanterne rouge de l'élite ne représente pas un handicap. Récemment, dans les colonnes du quotidien "Le Parisien", le technicien s'en était expliqué. « Quand je suis allé le voir, j’ai aimé son état d’esprit, sa volonté de se surpasser. Il se fait fusiller tous les week-ends et ne baisse jamais les bras. De nos jours, les jeunes ont tendance à préférer les clubs qui brillent quitte à y cirer le banc. Lui, il cherche à grandir et progresser. » et de rajouter dans la foulée…. « S’il faut avoir le niveau de Thierry Omeyer pour être appelé, on risque de chercher longtemps. Aujourd’hui, il n’y a pas de gardien de ce niveau-là. Et puis si on veut préparer l’avenir, on le fait plus facilement avec un jeune de 24 ans qu’avec d’autres. » Et l'entraîneur a même assuré que si Vincent Gérard était le n°1 sur le poste, les deux autres seraient mis à contribution d'ici dimanche. L'utilisation de la profondeur du banc tricolore restera une constante.

                                Les 18 Français retenus contre le Portugal

Nom

Prénom

Club

Age

Taille

Poids

poste

Sél

Buts

ABALO

Luc

PSG handball

34

182

86

ALD

254

783

CANTEGREL

Robin

Pontault Combault

24

193

77

GRD

0

0

DIPANDA

Adrien

St Raphaël VH

30

202

105

ARD

68

85

FABREGAS

Ludovic

FC Barcelone (Esp)

22

198

100

PVT

63

104

GERARD

Vincent

Montpellier HB

32

189

95

GRD

86

9

GREBILLE

Mathieu

Montpellier HB

27

198

97

ALG

66

107

GUIGOU

Michael

Montpellier HB

37

180

78

ALG

272

928

KARABATIC

Luka

PSG handball

30

202

108

PVT

97

108

KARABATIC

Nikola

PSG handball

34

196

104

ARG

305

1185

LAGARDE

Romain

HBC Nantes

22

194

95

DC/ARG

28

28

MAHE

Kentin

Tel. Veszprem (Hon)

27

186

86

DC/ALG

105

351

MEM

Dika

FC Barcelone (Esp)

21

194

90

DC/ARD

41

101

N'GUESSAN

Timothey

FC Barcelone (Esp)

26

196

105

ARG

76

145

PARDIN

Wesley

Pays d'Aix UC

29

195

105

GRD

9

0

PORTE

Valentin

Montpellier HB

28

190

92

ARD/ALD

113

283

REMILI

Nedim

PSG handball

23

195

94

ARD

59

169

RICHARDSON

Melvyn

Montpellier HB

22

190

87

DC/ARD

13

42

SORHAINDO

Cédric

FC Barcelone (Esp)

34

192

110

PVT

209

415


PORTUGAL - FRANCE ce jeudi 11 avril à 21h00 (HF) au Multiusos de Guimarães
FRANCE - PORTUGAL ce dimanche 14 avril à 17h30 au Rhénus de Strasbourg
© Yves Michel
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